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(Œuvre de Ravinder Reddy)

Je me suis rendu à l’exposition « Paris-Delhi-Bombay » du Centre Pompidou.

Une cinquantaine d’artistes indiens et français ont exposé leurs œuvres pour nous présenter l’Inde contemporaine à travers six grandes thématiques.

La politique

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N.S Harsha, y critique les effets pervers de la politique sur les citoyens à partir de son œuvre : « Why we don’t know why we are stitchings plants (Nous ne savons pas pourquoi nous cousons des plantes) ».

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Quand à Sunil Gwade, ses guirlandes de fleurs rouges sont en fait des lames de rasoir, le but étant de faire référence aux assassinats successifs de personnalités.

L’urbanisme et l’environnement

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Hema Upadhyay, à travers ses murs reproduisant le bidonville de Dharavi à Bombay ( l’un des plus vastes au monde) nous oblige à prendre conscience que si l’Inde fait partie des pays soit disant émergeants, la misère y est très présente.

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Jitish Kallat, a choisi la carcasse d’un animal pour en faire un véhicule hybride, ( à noter le clin d’œil à la vache, animal sacré) une manière pour dénoncer l’enfer de la circulation dans les grandes villes de l’Inde.

La religion

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Riyas Komu, à travers son installation nous propose de regarder le sport à l’aune de la religion ; une critique du football, une pratique sportive qui commence à gagner du terrain en Inde, symptomatique de l’émergence de nouveaux canons du corps favorisée par la mondialisation.

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Gilles Barbier, dans son œuvre, déconcertante pour ma part, (difficile de suivre son cheminement sans avoir visionné ses explications dans la vidéo suivante) :

 http://www.dailymotion.com/video/xj1mxa_paris-delhi-bombay-gilles-barbier_creation

part du principe que toutes les croyances semblent pouvoir trouver une matérialisation.

Est-ce ce trait que l’œuvre de l’artiste met en lumière à travers des modalités de jeu qui permettent « la suspension du choix », moment de prédilection où toutes les solutions apparaissent simultanément possibles.

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Philippe Ramette, revisite la statuaire publique indienne à travers une sculpture en bronze représentant une petite fille qui gravit un socle sur une place publique.

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(Photo indépendante de l’expo)

Un clin d’œil à ceux qui sont un peu perdu dans mes explications, le tout étant de trouver chaussure à son pied… ! N’hésitez pas à faire une pause avant de redémarrer.

Le foyer

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Subodh Gupta, reconstitue en une gigantesque installation rutilante (véritable caverne d’Ali Baba) un magasin de vaisselle inox comme il s’en trouve partout de nombreux en Inde.

L’identité

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Tejal Shah, s’empare du thème des hijras, créatures du troisième sexe censées jouer un rôle de bon augure dans les fêtes et cérémonies en Inde.

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Bharti Kher, fait du bindi, petite marque ronde sur le front des Hindous, en particulier sur celui des femmes mariées, l’élément structurant d’une série de miroirs brisés ; collées à leur surface, ces bindis paraissent panser une plaie.

L’artisanat

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Sakshi Gupta, a réalisé un tapis richement orné (j’ai beaucoup aimé) mais entièrement constitué de pièces métalliques d’automobiles.

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Jean-Michel Othoniel, a imaginé sa première sculpture instrument, faite de verre coloré.

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Avant de vous inviter a visionner la vidéo, une œuvre qui m’a beaucoup interpellé et reflète parfaitement l’image de notre société de consommation,

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le mur de déchets informatiques de Krishnaraj Chonat, placé avant d’accéder à l’espace documentaire introductif sur la société contemporaine indienne, qui provoque une prise de conscience des questions soulevées par l’essor économique de l’Inde à l’heure de la mondialisation.

Il est à noter le Draps-peaux hybridés, d’Orlan,

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qui mêle en un motif coloré et mouvant les drapeaux français et indien ; œuvre située avant d’entrer dans l’expo.

N’hésitez pas à cliquer sur les photos (toutes personnelles) pour les agrandir.

Références :

Plaquette de l’expo du Centre Pompidou

Google

Dailymotion

Pour la video, j’ai volontairement laissé le son sur les différentes oeuvres, même s’il est parfois agressif, ce qui permet de se rendre compte de l’ambiance.

Pour la partie diapo des photos, j’ai mis en fond musical Paban Das Baul,

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artiste originaire du Bengale, que j’ai découvert lors d’une manifestation en 2007 « + si affinité », réunissant des artistes contemporains à Fiac, village du Tarn.