jeudi 22 juin 2017

Le Baroque des Lumières - Chefs d'œuvre des églises au XVIIIème siècle… !

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La mode du kimono plus colorée que le noir de Balenciaga ayant laissé mes visiteurs paralysés, à moins que les températures immigrées du Sahara en soient responsables, je ne sais plus que publier.

Ce sera avec un retour dans les églises où l’on trouve toujours de la fraicheur.

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La peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles évoque généralement davantage les raffinements de la fête galante,

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(Le repas de Diane «Jacques Jordaens ») 

et du portrait que les fastes de la grande peinture religieuse.

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C'est pourtant dans les églises de Paris que la peinture des Lumières était la plus spectaculaire, au point d'être célébrée par Diderot pour son expressivité dramatique, son efficacité narrative et sa composition théâtrale. De François Lemoine et Jean-François de Troy à Jacques-Louis David, les plus grands artistes s'y montrèrent sous leurs meilleurs pinceaux.

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Ils imaginèrent des toiles de grandes dimensions, des décors plafonnants et des perspectives accordant la part belle au trompe-l’œil,

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tous aussi saisissants que les créations de la Rome baroque du XVIIe siècle. Pour vous éviter de faire votre chemin de croix par cette canicule, je vous invite à visionner un montage de cette exposition.

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dimanche 26 mars 2017

Le combat de carnaval et de carême… !

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« Ce tableau de Pierre Bruegel visible à Vienne, représente une scène populaire : une place bordée par une église, à droite ; des maisons au fond ; sur la gauche, deux auberges ou tavernes. Autour de ces maisons publiques ou privées toutes sortes de gens qui s’adonnent aux occupations de la vie quotidienne.

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Au centre de la place, le puits où un homme scrute attentivement l’intérieur de son seau, cherchant sans doute à y trouver quelque pièce d’or qu’il aurait ramené du fond du puits. Autour du point d’eau, l’étal de la marchande de poisson, une femme à gauche, qui fait des crêpes et des gaufres,

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des musiciens ou comédiens, qui paradent devant l’auberge, suivis par des mendiants et des éclopés, qui tournent autour d’une urne pour voir si on leur a versé une obole. La maison bourgeoise, à l’arrière-plan au centre, est le lieu d’une activité intense de nettoyage :

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une femme en lave les vitres, une autre sur le seuil devant la porte grande ouverte, tandis qu’un homme, ramoneur ou maçon, est à califourchon sur la fenêtre. Tout l’espace compris entre cette maison et le puits est occupé par des enfants qui jouent aux billes, à des lancers de balle, à la ronde, à la toupie. À partir de cette aire de jeux qui attire le regard par sa luminosité, le tableau s’organise autour de deux pôles.

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À l’arrière-plan à droite, contrastant avec la luminosité diffuse de la place, s’impose la masse sombre de l’église à l’architecture romane austère, d’où sort un cortège de femmes et de religieuses, certaines portant des rameaux, d’autres des chapelets, l’une donnant l’aumône. Elles sortent d’un office et sont pleines de bonnes résolutions, prêtes à faire charité.

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Au-delà du portail, son surplis blanc le détachant de l’intérieur obscur, un prêtre donne la bénédiction près d’un pilier dont les sculptures sont recouvertes d’un voile blanc.

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Par la porte latérale de l’église, une foule d’hommes, de femmes et d’enfants se précipite en désordre, certains portant des chaises

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qu’ils ont prises chez eux (les églises de l’époque étaient vides de bancs et de chaises). Ce groupe indiscipliné contraste avec la procession dévote qui quitte l’église par le portail principal.

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Dans la rue adjacente, entre la maison et la taverne, passe également une procession, moins religieuse, celle-là, dont le chef de file élève un trophée de rameaux enguirlandés. À l’opposé de ce triple mouvement de foule qui se disperse à partir de l’église, le regard du spectateur est attiré vers le premier plan du tableau où se joue une scène de combat burlesque :

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deux personnages dirigent des lances l’un sur l’autre et s’affrontent en combat singulier.

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Celui de gauche brandit une pique garnie d’une tête de porc, de saucisses et d’autres morceaux de viande,

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tandis que celui de droite s’avance avec une rame de bateau de pêche sur laquelle il présente deux tout petits poissons. Nous avons donc là une scène populaire, qui correspond à un certain moment du calendrier liturgique. Dans une religion chrétienne, le carême est une période de jeûne de quarante jours, précédant la semaine sainte et Pâques, qui commémorent la passion du Christ et sa résurrection. Le carême commence par un jour de jeûne total, le mercredi des cendres, précédé lui-même d’un jour de fête, le mardi gras. C’est à l’occasion du mardi gras qu’ont lieu les festivités du carnaval, ainsi qu’au milieu de la période de jeûne, à la mi-carême.

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Le carnaval, c’est le jour où la chair (du latin caro, carnis) est autorisée : la viande bien sûr mais aussi le jeu, la boisson, le divertissement, les joies de l’amour, les plaisirs charnels, ceux du corps en général. Le carême, en revanche, est une période de privations et d’austérité, où la viande et les amusements sont prohibés, au profit de la pénitence et de la prière.

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On voit ici les paroissiens quitter l’église en faisant l’aumône, tenant à la main du pain ou du poisson qu’ils ne mangent pas, alors que ce sont les nourritures autorisées en période de jeûne, dite « maigre ». La fête du carnaval, qui a lieu un jour « gras », est personnifiée, représentée par un gros personnage qui parade, le teint rougeaud, vêtu de bleu et de rouge, une hache de boucher à la ceinture, et qui est suivi d’un cortège de bons vivants. Assis sur un tonneau de vin, il s’oppose en combat singulier à la silhouette décharnée de Carême, maigre et livide, dans sa robe de bure et ses sandales.

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Ce personnage à l’austérité emblématique (on parle d’une « figure de carême ») a un accoutrement monastique qui parodie le religieux.  Il tient à la main un faisceau de brindilles destiné à sa propre flagellation, tandis qu’il abandonne à ses pieds des galettes et bretzels, à peine entamés, que personne n’ose toucher.

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Si sa maigreur représente le renoncement aux tentations de la chair et le sacrifice, l’essaim d’abeilles renversé sur la tête, comme la trique de brindilles, symbolise son désir de mortification. Le tableau est ainsi animé par la lutte grotesque des deux figures antinomiques et allégoriques. Carnaval et Carême, le plaisir de la chair et l’austérité de la religion, la sensualité et la morbidité, le divertissement et la piété, etc. Tout l’avant-plan est organisé autour de ces deux personnages qui ont chacun des adeptes, dont on voit la procession désordonnée.

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Le chariot de bois qui soutient Carême est  tiré par deux femmes épuisées, et suivi de petits personnages qui se détournent de leur pain ou baissent les yeux vers le sol. En face, la barque de l’ivresse qui porte Carnaval en triomphe est accompagnée d’un cortège de fêtards,

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déguisés et masqués qui s’amusent, buvant, faisant de la musique, jouant de l’argent. Une troupe de comédiens les suit, avec un chariot ambulant. Ils paradent devant l’auberge et sont prêts à installer leurs tréteaux sur la place. La population se répartit, dans cette distribution symbolique de l’espace, entre les tavernes et l’église.

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Cette division de la société est elle-même soulignée par la mise en regard, autour du puits, de la marchande de crêpes et de la marchande de poissons.

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Seuls les enfants et les infirmes échappent à la répartition entre religieux et impies : comme les mendiants et les éclopés, ils sont partout, s’introduisent dans tous les groupes sociaux, peut-être parce qu’ils ne font pas vraiment partie de la société ».

Source : Analyse par Céline.

Si vous avez eu le courage de tout lire, pour vous détendre un dessin animé sur le même thème

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mardi 8 novembre 2016

Le musée des Beaux Arts de Bordeaux…!

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Si d’aventure, à Bordeaux, vous ne savez comment occuper vos loisirs, je ne vous conseillerai pas d’aller vous arsouiller en visitant les nombreux châteaux à pinard, mais de vous rendre au Musée des Beaux-Arts qui est le premier musée de la ville. Avec la Galerie des Beaux-Arts, son espace d’exposition temporaire, il propose un ensemble architectural original, réparti sur les deux côtés du jardin du palais Rohan (Hôtel de ville) et de l’autre côté du cours d’Albret.

 

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Pierre LACOUR (Père), Vue d’une partie du port et des quais de Bordeaux.

Je vous invite à lire le billet concernant ce tableau, c’est ICI

 

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Rinaldo CARNIELO, "Mozart expirant"

«* Un homme jeune, barbu et décharné, à demi-allongé dans un fauteuil, la tête appuyée sur un coussin, est sur le point de rendre l’âme. Il est vêtu d'une chemise à volants, une couverture de laine enveloppe ses jambes et son pied droit repose sur un autre coussin. La main gauche posée sur une partition de musique, il a la tête tournée sur le côté et rejetée en arrière. Ses yeux sont mi-clos et sa bouche, légèrement entrouverte, découvre ses dents.

 

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Ce qui caractérise cette sculpture, c’est l’extrême précision du rendu des détails : aspect pelucheux de la couverture de laine, damassé du coussin sur lequel repose la tête de Mozart ou notes de sa partition du Requiem. Carnielo parvient à suggérer dans un matériau aussi rigide que le marbre le moelleux du coussin. Il compose sa sculpture avec rigueur en contenant les diagonales du corps du mourant dans un fauteuil aux lignes horizontales et verticales. Se situant dans la tradition de la sculpture funéraire italienne, il représente les derniers instants du compositeur Wolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 1756 – Vienne, 1791) ».

 

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Anonyme Flamand, "L’Annonciation"

Comme souvent, dans « Les annonciations », nous retrouvons la fleur de lys, symbole de pureté.

 

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Jan BRUEGHEL dit l’Ancien ou de Velours, "La Danse de noces".

« *Dans cette scène de genre, des mariés attablés reçoivent de l’argent déposé dans un plat sous le regard intéressé de nombreux invités. Des danseurs occupent le premier plan, dans le fond des personnages se livrent à différentes occupations auprès d’une maison ».

 

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Pierre Paul RUBENS "Le Miracle de saint Just" « *Durant les persécutions de Dioclétien en IIIe siècle, Just, âgé de neuf ans, accompagna son père d’Auxerre à Amiens pour payer la rançon de son oncle emprisonné. Sur le chemin, l’enfant donna sa tunique à un pauvre et ne garda qu’une simple chemise. Après la libération de l’oncle, les trois hommes repartaient vers Auxerre lorsque, près de Beauvais, le proconsul Rictiovarus les fit poursuivre par quatre cavaliers. Just demanda alors à ses aînés de se cacher dans une grotte afin de rencontrer les soldats. Ne pouvant savoir où se trouvaient les deux chrétiens, l’un des poursuivants descendit de cheval et décapita le jeune garçon.

 

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 Le corps de ce dernier se releva et s’immobilisa après avoir pris la tête entre ses mains (céphalophorie statique). Devant ses deux parents sortis de leur cachette, Just leur demanda de brûler son corps dans la grotte et d’apporter sa tête à sa mère ».

Bien d’autres tableaux ou sculptures vous attendent dans le montage vidéos-photos, ci-dessous.

*Sources : Musée des Beaux Arts

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lundi 28 mars 2016

Les surictates d'Asteggiano sont arrivés,aussitôt encadrés et exposés...!

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C'est avec grand plaisir que j'ai reçu ce cadeau de Madame Dominique Asteggiano, suite à un montage vidéos-photos réalisé avec son accord, lors de son exposition à Bordeaux dans la magnifique salle de la Cour Mably.

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(Dédicacé au dos...!)

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lundi 21 mars 2016

Quand un artiste, Christophe Conan, m'ouvre la porte de son atelier… !

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Christophe Conan utilise différentes techniques : sculptures, bas-reliefs, peintures sur bois et sur toile.

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(Oursins et méduses)

Variant les supports : triptyques (art sacré).

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(Les premiers temps)

Vitrines et objets (art animalier).

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(Méduses)

son travail se décline en quatre séries autour d'un thème humaniste : Les neuf Portes, l'Art Sacré, les Portraits, et Nature Vivante. Ces quatre séries se succèdent et se répètent telles des saisons formant une sorte de spirale créant ainsi une œuvre cohérente. Actuellement Il réalise pour la maison Saint Louis de Beaulieu à Bordeaux une sculpture:«Le Chêne de Mambré»

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(parfois appelé « Chêne de Moré ,  Chêne d'Abraham ou  Chêne de Sibta »)

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(Détail feuilles)

 selon la Bible, où il est mentionné une première fois au début du chapitre 12 de la Genèse, se situe à l'endroit où le patriarche Abraham a planté sa tente et s'est entretenu, pendant la chaleur du jour, événement relaté dans Genèse 18.

Un aperçu d’une petite partie de ses réalisations.

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(Le jugement dernier)

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(Le jugement dernier)

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(Job)

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(Métamorphose)

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(Jonas)

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(Rhinocéros)

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 (Tatou se brossant les ongles)

 

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(Les argonautes)

 

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(Poissons  de roche)

 

 

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(Méduse)

 

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(Méduse)

 

Christophe, grand merci pour m’avoir ouvert les portes de ton atelier où j’ai été accueilli avec simplicité et ton autorisation de mise en ligne de ce montage.

Je vous invite à me suivre pour cette visite.

 

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mercredi 6 janvier 2016

Service minimum, pas le temps de… !

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Ce court billet, façon de vous dire que je n’ai pas encore passé l’arme à gauche et que je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi j’ai mis tant de temps à refaire surface… ?

Savoir

En septembre, comme chaque année je me suis rendu à Manthes voir une exposition organisée par les amis du Prieuré.

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Ce billet, je le dédie à Elina, avec qui j’aurais aimé parcourir les salles de ce prieuré et profiter de ses expériences et de sa compétence dans le domaine de l’Art, pour échanger nos points de vue sur les œuvres présentées.

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(Tableau de Bernard Rouyard)

Je suis sur que je ne me serai pas endormi en l'écoutant...!

Enfin, pour ceux ou celles qui n’auraient pas l’oreille musicale, pour une fois je ne vous ais pas mis du Mozart… !

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mardi 21 juillet 2015

Salon international peinture sculptures « Arts et Lettres de France » de Bordeaux… !

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Je ne vais pas vous imposer un billet sur des compositions de scrapbooking , ou vous étaler tout mon harem avec les « Tofs » de la Smala d’un suricate râleur, quoique d’afficher sa vie privée c’est très tendance, surtout quand le bouche à oreille des concierges  peut vous amener à être invité à une émission de téléréalité très prisée des ramollis du bulbe… !

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Au risque de ne point attirer de visiteurs et de les voir (du moins pour les commentateurs)  se réduire en peau de chagrin, ce sera encore un billet consacré à une exposition. Celle, très belle de peintures et sculptures qui a été organisée par « Arts et Lettres de France », dans l'ancienne église St Rémi de Bordeaux.

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Merci à Philippe Lambert et d’autres artistes pour leur autorisation de mise en ligne des montages photos. Lors de mes deux visites, j’ai pu dialoguer avec de nombreux artistes, notamment :

Anne Karine Derenne dite « Aka », qui à travers ses réalisations nous invite à explorer nos propres souffrances.

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(L’amour en cage- Equilibre de la vie)

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(Equilibre de la vie-Crucifixion mentale des temps modernes)

Christelle Ottaviano

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(Abstract)

Christelle m’a invité au vernissage d’une autre exposition au « Poisson Rouge »

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Pierre-Charles Harpillard

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(Encre sur papier- Sans titre)

Philippe Lambert dit « Plamlac, qui a été enthousiasmé par mes montages et avec qui j’ai pu échanger longuement sur son implication dans l’organisation de cette exposition. Ses cordages font plus vrai que nature à tel point que j'ai d'abord pensé à des photos.

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(Bacalan-Le crabe-Ombre et lumière)

Flore Bruic-Depes, la Présidente de la section « Beaux Arts ».

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(Naissance d’une cigale)

Arlette Entz

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(Le regard et les hirondelles de Saigon)

Hugues Joseph, ancien pharmacien qui utilise de nombreux pigments minéraux dans ses toiles.

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(La grotte-L'arbre au pantin)

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(L'arbre au pantin, détail)

Anne Maillet, qui arpente les rivages après de fortes pluies, à la recherche de ses trésors.

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(Bois flottés)

Pour ceux qui sont intéressés par ce genre de manifestation, je vous invite à visionner la première partie d’un  montage de mes visions suricatesques… !

À suivre

 

mercredi 27 mai 2015

Exposition Peter Klitta à la Kunsthalle de Schwerin… !

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(Photo Manuella Heberer)

Lors de mon dernier séjour à Schwerin, je suis allé voir à la Kunsthalle E-Werk,

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une exposition consacrée à Peter Klitta. Il a réalisé de grandes peintures à partir de photos, ou portraits de personnages connus, notamment:

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Robert Falcon Scott (1868-1912) un officier de la Royal Navy et explorateur polaire britannique, considéré comme l'une des principales figures de l'âge héroïque de l'exploration en Antarctique.

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Friedrich Wilhelm Joseph Ritter von Schelling (1775-1854) est un philosophe.

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Ernst Barlach (1870-1938) sculpteur expressionniste allemand, Il était belliciste avant la Première Guerre mondiale, mais sa participation à la guerre a changé sa position, et il est connu pour ses sculptures contre la guerre.

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Fjodor Michailowitsch Dostojewski (1821-1881) un des plus importants écrivain de Russie.

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Edgar Allan Poe (1809-1849) poète, romancier, nouvelliste, critique littéraire, dramaturge et éditeur américain, ainsi que l'une des principales figures du romantisme américain.

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George Orwell (1903-1950) écrivain et journaliste anglais, ses deux œuvres au succès le plus durable sont deux textes publiés après la Seconde Guerre mondiale : La Ferme des animaux et surtout 1984, roman dans lequel il crée le concept de Big Brother.

Grand merci à Anne-Kathrin Auel, Directrice du centre d'exposition Kunsthalle E-Werk de Schwerin pour son accueil et ses explications. Pour une vision plus ample de cette exposition, je vous invite à visionner le montage vidéos-photos.

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lundi 29 septembre 2014

Le port de Bordeaux par Pierre Lacour (1804)… !

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Dans les toutes premières années du XIXe siècle, Pierre Lacour, désireux de peindre le port de sa ville natale, choisit de représenter les nouveaux quartiers des Chartrons et de Bacalan. C’est aux Chartrons en effet que se sont installés les Anglais, Irlandais et Allemands qui vont être à l’origine du développement du commerce des vins et des armements bordelais vers les Iles.

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(Musée d'Aquitaine)

Lacour accorde autant d’importance à ce qui se passe sur l’eau qu’à ce qui se passe sur terre, d’où une division du tableau en deux parties à peu près équivalentes. Avant de commencer sa toile, le peintre a observé toute cette activité sur le vif et réalisé de nombreux croquis dont il tirera ces silhouettes pleines de mouvement et de vérité.

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En outre, il se révèle être un merveilleux paysagiste, sensible aux nuances changeantes de l’eau du fleuve et de l’immense ciel, mélangeant vérité et poésie dans son portrait de la ville.

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Lacour se montre bon observateur de l’activité du port et de l’architecture de la ville et ethnographe attentif aux différentes catégories sociales et à l’infinie variété des métiers. De ce point de vue, son tableau est une sorte de photographie du port en 1804.

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« Les promeneurs sont nombreux, foule mélangée, toutes classes sociales confondues. D’élégants cavaliers côtoient le bouvier au lent traîneau ; des bourgeois en promenade croisent une porte-panières ; un couple peut-être nouvellement arrivé en ville pour y chercher du travail vient de dépasser un mendiant auquel deux jeunes enfants de famille aisée font la charité.

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Dans cette foule anonyme, Lacour introduit des portraits de personnages identifiables, dont lui-même (avec sa fille tenant une ombrelle, adossé à la barrière en train de prendre des croquis), son fils, (en bas à gauche à côté du petit chien). Sur les berges du fleuve, les travailleurs s’affairent. Les charpentiers de marine radoubent la coque à moitié renversée d’un canot.

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Lacour a peint l’embarcation endommagée en prenant soin de différencier les planches nouvellement placées qui sont plus claires. Devant le canot deux femmes bavardent tout en récupérant dans leurs tabliers les copeaux de bois tombés du rabot. Sur le quai un charretier, le fouet levé,

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encourage ses chevaux attelés l’un derrière l’autre à une charrette lourdement chargée de pavés de grès arrivés de Dordogne par le fleuve. Un peu plus loin, on distingue les pierres de taille destinées à la construction des immeubles et les barriques qui sont roulées sur les quais.

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Au delà du bâtiment de l’octroi le déchargement se poursuit. L’activité du port est tout aussi frénétique : des hommes travaillent sur un grand bateau à fond plat appelé allège, qui sert à décharger les navires en rade. Une plate-forme soutient la passerelle qui permet de débarquer les merrains, planches destinées à la tonnellerie.

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Les gabares sont chargées de pierres de taille et de tonneaux collectés dans les petits ports fluviaux du Médoc. L’incessant va-et-vient des canots à voile assure le transport des voyageurs de qualité entre la ville et les grosses embarcations mouillées au milieu du fleuve. A gauche Lacour a représenté l’hôtel Fenwick,

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construit en 1795, d’où part la rangée de maisons du XVIIIe siècle qui suivent la courbe du fleuve. » Source :(Agnès BIROT)

Je vous invite à visionner le montage vidéo-photo de ce tableau (à regarder en plein écran pour en apprécier les détails).

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mercredi 5 mars 2014

Van Gogh déclencherait-il le mal de mer à en vomir… ?

01 Les barques

(Les barques)

« Oh oui ....s' il te plait !!!...dégoute- nous et fais nous vomir avec du Van Gogh !!!! »

A la demande de Chris, je vais essayer de vous dégoutter, jusqu’à vous faire vomir, en consacrant ce billet à Van Goh (1853-1890).

 

02 Les mangeurs de pomme de terre

(Les mangeurs de pomme de terre-1885)

Je vous invite à passer à table avec comme plat unique des pommes de terre. « Vincent Van Gogh vit à Nuenen, aux Pays-Bas, lorsqu'il peint ce tableau. La population de la ville le rejette car il est perçu comme un homme hors normes, qu'il est d'ailleurs. Seule la famille de Groot l'accepte dans son foyer, un soir, de passage chez eux, il découvre ceux-ci autour d'un plat de pommes de terre. Il lui semble tenir là un sujet d'exception et se met dès lors à peindre la scène. Les Groot sont une famille de paysans, qui se réunit après une dure journée de travail autour d'un plat. Les visages sont marqués, l'épuisement est évident.

 

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Sur la droite une femme sert le café. Au fond un homme regarde la femme qui sert, et boit une tasse de café. Les trois autres personnages sont focalisés sur le plat, ils découpent la nourriture. Les pommes de terre sont probablement le fruit de leur culture, le seul élément qu'ils aient à consommer. La petite fille au premier plan est vue de dos. Ce positionnement sombre et au centre permet au spectateur de se concentrer sur les autres personnages, qui sont eux, dans la pénombre. Vincent Van Gogh exprime dans cette oeuvre sa compassion et sa sensibilité pour de pauvres paysans. Toutefois, il les peint tels qu'ils sont, bien réels, sans artifices, sans apporter une subjectivité qui aurait dénaturé cette scène. La famille ne pose pas. Le spectateur devient témoin de ce moment intime.

 

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Seule la lampe à huile éclaire, par endroits, la scène. Le jeu des lumières est fondamental dans ce tableau peu coloré. Les contrastes font ressortir tel objet ou telle partie du visage d'un personnage. Le manque de lumière accentue la tristesse des regards. Les traits sont marqués ». Source : paris-blogged.fr

 

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(Les chaussures)

Après ce copieux repas, je vous propose d’aller faire une promenade digestive, n’oubliez pas de mettre des chaussures, en ce printemps pluvieux, les chemins sont boueux.

C'est, de surcroît, une oeuvre charnière, entre la palette du Nord, celle des « Mangeurs de pomme de terre », et celle, colorée, qu'il va gagner avec le Sud. C'est presque un portrait de la misère que livre le peintre.

 « Dans l'obscure intimité du creux de la chaussure est inscrite la fatigue des pas du labeur. Dans la rude et solide pesanteur du soulier est affermie la lente et opiniâtre foulée à travers champs, le long des sillons toujours semblables, s'étendant au loin sous la bise. Le cuir est marqué par la terre grasse et humide. Par-dessous les semelles s'étend la solitude du chemin de campagne qui se perd dans le soir. A travers ces chaussures passe l'appel silencieux de la terre, son don tacite du grain mûrissant, son secret refus d'elle-même dans l'aride jachère du champ hivernal. À travers ce produit repasse la muette inquiétude pour la sûreté du pain, la joie silencieuse de survivre à nouveau au besoin, l'angoisse de la naissance imminente, le frémissement sous la mort qui menace. » Extraits de Chemins qui ne mènent nulle part (Gallimard). Heidegger

 

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(Les pêchers)

Nous voici en Provence, dans la Crau d’Arles, tout est lumière, nous sommes loin des ciels sombres Hollandais.

« Ici, les pêchers en pleine floraison forment un splendide paysage, mais la touche vigoureuse de l’artiste fait vaciller les contours. Les pêchers en fleur n’occupent pas la totalité de la composition :

 

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à l’arrière plan s’étend une campagne dénudée, où de petites maisons à toit rouge on été bâties. Plus loin, l’horizon est fermé par une chaîne de montagnes, alors qu’un ciel épais et moucheté (on distingue chaque tache de couleur) domine le paysage. Le site en sort complètement transfiguré : l’intensité de la vision tourmentée de l’artiste orchestre toute la composition ».  Source : Wendy Beckett

 

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(Plaine de la Crau)

Encore quelques mois et le paysage se transformera, les couleurs chaudes comme le jaune, le rouge, créeront une atmosphère de chaleur.

« Ce tableau nous donne à voir des travaux des champs sous la chaleur de l'été, dans cette plaine qui est en majeure partie un désert. Vincent van Gogh accorde une grande importance au travail des paysans, même si les figures sont très petites, à peine esquissées, leurs traits peu définis, leur présence se remarque.

 

05a plaine de crau

Aucune ombre n'apparaît, le paysage semble écrasé par le soleil. Le thème des champs qui s'étendent à perte de vue est un sujet récurrent pour Van Gogh. Ces grandes étendues lui rappellent son pays natal. Dans une lettre à Théo, il lui avoue s'être inspiré de Salomon Koninck, élève de Rembrandt qui peignait des plaines immenses ». Source : Les peintres immortels.

 

6 Iris

(Les iris)

Chemin faisant vous verrez surement des iris, Van Gogh, en a réalisé un superbe tableau.

 « Le tableau, qui a été peint avant sa première attaque à Saint-Rémy, a été influencé par les peintures japonaises ukiyo-e, comme beaucoup de ses travaux et de ceux d'artistes de son époque. Le tableau n'exprime pas la "tension" que l'on retrouve dans ses œuvres ultérieures. En parlant de la peinture, il expliquait qu'elle était « le paratonnerre pour ma maladie », parce qu'il estimait qu'il pouvait éviter de devenir fou en continuant à peindre. Van Gogh considérait cette peinture comme une étude, ce qui explique pourquoi il n'existe aucune esquisse connue, alors que Théo, le frère de Van Gogh, a rapidement compris qu'il s'agissait d'un tableau important qu'il a soumis à l'exposition annuelle de la Société des artistes indépendants en septembre 1889. Source : Wikipédia.

 

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(Champ de blé aux corbeaux)

En été, lorsque sévit la chaleur écrasante, étouffante, si vous n’y prenez garde l’insolation vous guette, vous risquez d’avoir des visions cauchemardesques.

Van Gogh explore la campagne dès que le temps se radoucit et que le mistral se calme. Ce tableau est une représentation de l'état d'esprit préoccupé de Van Gogh. Il peint le paysage avec un ciel sombre et menaçant, qui fait régner une atmosphère angoissante due à la présence des corbeaux, l'indécision de trois chemins allant dans différentes directions, tous ces signes sont un présage funeste, comme dramatique, ils annoncent un destin auquel on ne peut échapper, signes de pressentiment ou même de mort. Le paysage réel est comme déformé par la vision intérieure du peintre, qui est en détresse et au bord de la névrose, il exprime nerveusement son mal de vivre dans cette toile.  Source : Google

Vous apprécierez d’arriver près du canal où une halte bienfaisante vous permettra, en fermant les yeux d’imaginer des lavandières en plein labeur.

 

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(Le pont de Langlois)

Van Gogh, en bon Hollandais adore les ponts qui lui rappellent sa patrie. Il est séduit par ce vieux pont-levis à flèches, un d’une série de onze ponts identiques construits le long du canal d’Arles à Bouc, sur la commune d’Arles, par un ingénieur hollandais dans les années 1820-1830. À l’époque, on l’appelait pont de Langlois, du nom de l’homme qui le gardait et manipulait les commandes d’abaissement ou de levée, mais van Gogh le nommait par erreur pont de l’Anglais, changé en pont de l’Anglois.

 

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« Les eaux font des taches d'un bel émeraude et d'un riche bleu », écrit-il à son ami le peintre Emile Bernard. Des lavandières chargées de linge qui bavardent et chantent en travaillant ajoutent une note de gaieté au paysage. L’actuel pont dit « pont Van-Gogh » n’est pas celui peint par l’artiste, il n’est pas à son emplacement initial, le vrai fut remplacé en 1930, par un pont en arc en béton armé de 45 mètres, le pont de Réginelle. Source : Les peintres immortels.

Avant de terminer cette promenade champêtre, n’oubliez pas de cueillir quelques beaux tournesols, qui illumineront votre intérieur, comme ceux que peignit Van Gogh.

 

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(Les tournesols)

Les tournesols : Un vase avec quinze tournesols, cette composition nous montre en fait toutes les étapes de leur vie, floraison, épanouissement, jusqu’au flétrissement des tournesols.

 

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Il écrit à Théo : « Dans l’espoir d’avoir un atelier bien à nous, je voudrais préparer quelque chose pour le décorer. Le tout formera une symphonie de bleu et de jaune […] j’y travaille tous les matins au lever du soleil, car les fleurs se fanent vite et il s’agit de faire l’ensemble d’un seul coup ». Ainsi naissent les toiles de « Tournesols », qui devaient être une douzaine. Les tableaux étaient innovateurs pour l'époque grâce à l'utilisation d'un large spectre de jaunes rendu possible par l'invention de nouveaux colorants.

Source : Les peintres immortels.

Il vous sera difficile si vous rencontrez « La Mousmé », de ne point tomber sous son charme et de lui offrir votre bouquet.

 

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(Lamousmé dans le fauteuil)

La mousmé : tableau intitulé sobrement "La mousmé dans le fauteuil". Il s'avéra que le nom était emprunté à un roman de Loti. « Mousmé est un mot qui signifie jeune fille ou très jeune femme. C’est un des plus jolis de la langue nipponne ; il semble qu’il y ait, dans ce mot, de la  moue (de la petite moue gentille et drôle comme elles en font) et surtout de la frimousse (de la frimousse chiffonnée comme est la leur). Je l’emploierai souvent, n’en connaissant aucun en français qui le vaille ». Dans une lettre à Théo il la décrit ainsi : «Une jeune fille japonaise (dans mon cas provençale), à peu près de douze, quatorze ans […], yeux bruns, cheveux et sourcils noirs, teint gris-jaune, le fond blanc fortement travaillé de Véronèse». Source : Les peintres immortels.

Cette longue promenade dans l’univers de Van Gogh occasionnera à certains (j’espère une minorité) une overdose, qui déclenchera des palpitations et des brulures d’estomac, je vous conseille dans un premier temps de profiter de la chambre de Van Gogh, qui vous autorisera à y prendre un repos bien mérité.

 

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(La chambre de Van Gogh à Arles)

Représentation de sa chambre de la « maison jaune ». Tout semble paisible, rassurant, un peu « naïf ». On peut y voir un lit solide et simple, qui captive directement l’oeil. Les couleurs de ce lit sont chaudes, pour marquer certainement le confort, la tranquillité, et la sécurité. Source : Les peintres immortels.

Je vous rassure, n’étant pas médecin, si après une bonne sieste, vos douleurs persistent, il vous faudra consulter un médecin, comme le Docteur Gachet

 

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(Le docteur Gachet)

« Figure inséparable de la dernière période de la vie de Vincent à Auvers, le docteur Gachet revêtait une personnalité originale. Médecin homéopathe s'intéressant à la chiromancie, sa véritable passion le portait vers les arts. Il était lui-même un bon graveur et entretenait des relations avec une multitude d'artistes, parmi lesquels Manet, Monet, Renoir et Cézanne. C'est donc naturellement que van Gogh se présenta chez lui au lendemain de son internement à Saint-Rémy-de-Provence, sur les conseils de son frère Théo. Spécialisé en psychiatrie, le praticien aida de son mieux Vincent à vaincre ses angoisses tout en lui offrant un confort matériel propice à l'épanouissement. Le portrait du docteur participe de cette phase créative particulièrement intense. Modèle privilégié, il est campé dans une attitude mélancolique, reflet de « l'expression navrée de notre temps », ainsi que l'écrira van Gogh.  

 

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Seule touche d'espoir dans ce portrait sévère, aux tonalités froides, la fleur de digitale qui, par ses vertus curatives, apporte un peu de réconfort et d'apaisement. Malgré son dévouement, le docteur Gachet ne pourra empêcher le geste irrémédiable de van Gogh, qui devait bientôt se donner la mort ». Source : Musée d’Orsay. Cette toile a été vendue  à plus de 82 millions d’euros ! Elle a été peinte seulement quelques mois avant sa mort. Pour l’anecdote, elle a été confisquée par le ministère de la propagande en Allemagne Nazie, car elle été perçue comme une forme d’art dégénéré ! Pendant quelques temps, elle a appartenu à un certain Herman Göring.

Pour vaincre vos angoisses pouvant aller jusqu’à la nausée, je ne pense pas que vous arriverez, comme Van Gogh à vous couper l’oreille,

 

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(Autoportrait avec l’oreille bandée)

il vous suffira de ne point musarder sur des sites ventant le génie de peintres dégénérés, mais là tout est question d’appréciation, après tout Van Gogh n’a jamais connu le succès de son vivant… !  Il me semble vous l’avoir déjà dit, mais j’adore faire une piqure de rappel. Personnellement, à mon âge bien avancé,

 

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(Vieillard triste)

les aléas de la vie, pas toujours facile, m’ont blindé l’estomac, ce qui pour Van Gogh, m’a préservé de l’envie de vomir quand j’admire ses œuvres. Tous les goûts étant dans la nature, je suis certain que malgré mes efforts, je n’arriverai pas à tous vous dégoûter et la mission qui m’a été si gentiment demandé de vous faire vomir sera un lamentable échec. Je vais, pour les plus coriaces me rabattre sur un tableau de Pieter Bruegel l’ancien :  

 

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(La gourmandise)

Pieter Bruegel l’Ancien est bien connu pour ses tableaux de fêtes paysannes, où les paysans semblent surtout préoccupés par un besoin vital : manger. Et si vous n’êtes toujours pas écœuré, je ferai référence à un film beaucoup plus récent  que l’époque de VanGogh :

 

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(Extrait, affiche du film par Reiser)

La grande bouffe de Marco Ferreri dans l’espoir qu’il déclenchera ces vomissements tant souhaités… !

Alors, cette indigestion, comment l’avez-vous vécue ? Toujours pas vomi ? Pour ceux et celles qui me diront qu’ils ne sont toujours pas plus dégoutés qu’avant d’avoir supporté mes états d’âme, au point de vomir de suite, si vous avez un peu mal au foie, je vous encourage, faute comme le conseillai Boris Vian d’aller cracher sur une tombe, d’aller vomir cette bile latente sur celle de Van Gogh au cimetière d’Auvers sur Oise.

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Je vous facilite le travail en vous mettant la photo ; attention de ne point faire pipi sur le gazon, vous risqueriez «d’emmerder» les premières coccinelles… !

Juste un dernier portrait, pour mon plaisir et le déplaisir de Chris, si elle n’a pas vomi avant la fin du billet… !

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(Autoportrait)

Vincent a adoré son père et sa mère. Eux aussi l'ont aimé. Malgré toutes les difficultés, ils ne l'ont jamais abandonné. Quand il a voulu devenir évangéliste, quand il s'est installé comme quasi prêtre ouvrier dans le Borinage, son père l'a accompagné, aidé, financé. Malgré son comportement bizarre, ses emportements, ses vêtements misérables, son incapacité à pourvoir à ses besoins, ses amours désespérés, sa vie commune avec une ancienne prostituée et même son abandon final de la religion, son père pasteur l'a soutenu. Un jour, sous le prétexte de garder son indépendance (prétexte fallacieux car il est toujours resté dépendant de sa famille), c'est lui, Vincent, qui a rompu. Pourquoi? Pour peindre à sa façon. Il lui semblait que sa peinture exigeait qu'il coupe les ponts avec son père. Plus tard, sa crise de folie semblera corroborer cette interprétation. Il mettra Gauguin, venu lui rendre visite à Arles, dans la position d'une figure paternelle. Quand Gauguin critiquera sa peinture, il sera réduit à néant. A l'hôpital Saint-Rémy, fin 1889, il ne croit plus ni en lui-même ni en son travail. Sa position s'inverse : il ne veut plus réussir pour donner tort au père, mais échouer pour lui donner raison. Nouveau retournement en avril 1890 : quand Gauguin lui écrit son admiration pour les tableaux qu'il a vus au Salon des Indépendants, Van Gogh réagit par une rémission spectaculaire, mais de courte durée, date de son décès le 29 juillet 1990. Source : Google.

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(Nuit étoilée)

Pour les amoureux de ce peintre, lors d’une prochaine nuit étoilée d’été, allongez-vous dans l’herbe et laissez courir votre imagination, celle qui nous permet de voir à tout un chacun, le monde autrement que les autres, qui accrochera aux cimaises célestes toutes ces petites étoiles, témoins de la vie qui a été, est et sera encore demain. Avec un peu de chance vous arriverez parmi leurs multitudes à discerner celle où Van Gogh, après être venu, avoir vu, avoir peint, nous observe peut-être en se disant :

Pourquoi tant de haine… ?

*Nota Bene: Cet hommage à Van Gogh va paraître un peu long, mais ce n'est point innocent de ma part, le but étant de le rendre indigeste pour réussir à vous faire vomir, le scinder en deux vous aurez permis de vous éviter un tel supplice. Avec deux comprimés d'Alka seltzer dans un verre de Château La Pompe ou deux Vogalène, vous devriez survivre et revenir lire les élucubrations d'un Suricate râleur...! Et si vous avez ou allez vomir sur ce billet, vous seriez aimable avant de m'abandonner de vaporiser un peu d'air marin...!

vaporisateur

* Je suis toujours allergique et de plus en plus à utiliser (P.S), qui est trop galvaudé par ces incapables de socialos-cocos.