vendredi 28 février 2014

Exposition "Simon Hantaï" au Centre ¨Pompidou de Paris...!

DSC06216A(Les baigneuses 1949)

"Parmi les premières peintures réalisées peu après l'arrivée du peintre à Paris, Les Baigneuses est une œoeuvre singulière, avec ses couleurs tendres, ses figures flottant sur de grands aplats bleus et verts, et surtout par l'alliance de ses influences picturales a priori éloignées les unes des autres.

 

DSC06216CDepuis Cézanne, le thème des baigneuses est devenu un motif propice au libre agencement des couleurs et des formes. De même, chez Matisse on pense ici à la Danse de 1910 et, plus encore, par la disposition frontale des personnages, à la Musique , les nus sont des prétextes pour expérimenter les rapports entre lignes et couleurs. Dans la toile de Hantaï, on retrouve aussi le rêve matissien d'un paysage idyllique.

 

DSC06216BMais plutôt que par Cézanne ou Matisse, qu'il connaît encore peu à l'époque, la fraîcheur de ce tableau lui a sans doute été inspirée par le périple en Italie. Il est influencé par la peinture médiévale siennoise, les fresques de Giotto à Padoue et, surtout, par les mosaïques de Ravenne. Les baigneuses, disposées frontalement sur la surface picturale, en reprennent les formes simplifiées. Hantaï interprète ce qu'il a vu en Italie avec les termes de la modernité".

 

Panorama 1(Sexe-Prime. Hommage à Jean-Pierre Brisset, 18 septembre 1955)

"Durant ses premières années parisiennes, Hantaï se rapproche des Surréalistes dont il a pu connaître les expérimentations en Hongrie, tant elles ont eu de répercussions internationales. En fréquentant Breton et son entourage, il commence à peindre des formes organiques et teste différentes techniques, collage, grattage... Rapidement il se détache du groupe pour s'intéresser à l'abstraction énergique de Georges Mathieu

 

DSC06213Cet, plus encore, à celle de Jackson Pollock dont il a pu voir des œoeuvres exposées à Paris en 1951. Hantaï se lance alors dans la création de grandes toiles dominées par un expressionnisme gestuel dont, principalement, "Sexe-Prime. Hommage à Jean-Pierre Brisset". Peinte à l'aide de son « outil-réveil » un cercle de métal récupéré d'un vieux réveil avec lequel il gratte la dernière couche de peinture appliquée , la toile laisse apparaître des rubans clairs sur un fond sombre qui circulent et s'entremêlent sans fin. Hantaï développe cette pratique gestuelle pendant quelques années, jusqu'à se libérer aussi de l'expressionnisme de Pollock".

 

DSC06208A( Peinture (Écriture rose), 1958-1959 )

"Dans les toiles réalisées autour de 1958, Hantaï associe au geste des petites touches qui peu à peu vont l'évincer, au profit d'un autre moyen de couvrir la toile : l'écriture. Initialement superposées, petites touches et écriture vont être dissociées et pratiquées parallèlement dans les deux immenses toiles jumelles qui marquent un tournant dans son œoeuvre". Pendant un an, à partir de la fin de l’année 1958, Hantaï les peint en effet simultanément, l'une le matin et l'autre l'après-midi. Il recouvre la première d'une fine écriture à peine lisible, transcription de textes religieux, esthétiques, philosophiques qui constituent son univers spirituel de l'époque, appliquant sur la seconde une couche de peinture noire qu'il racle avec son « outil-réveil ». L'une donne ainsi à voir une grande surface claire, à la tonalité rose bien qu'aucune peinture rose n'ait été utilisée, –mais des « couleurs liturgiques rouge, vert, violette et blanc… » , parsemée de quelques signes, une tache de feuille d'or qui évoque les fonds des primitifs italiens, une éclaboussure que l'artiste apparente à l'encrier de Luther, une croix grecque et une étoile de David.

 

DSC06228A( À Galla Placidia)

L’autre, plus sombre, laisse entrevoir une croix claire en son centre qui exprime la religiosité de l'artiste mais aussi partage la toile en quatre. C'est cette croix qui vaudra, bien plus tard, son titre à l'œoeuvre, en souvenir du plafond du Mausolée de Ravenne visité dix ans auparavant. Offertes par Hantaï, l'une au Musée national d'art moderne en 1985, l'autre au Musée d'art moderne de la Ville de Paris lors de la donation de 1998, elles sont réunies dans l'exposition comme elles l'étaient dans l'atelier du peintre lors de leur création".

 

DSC06202(Série "Meuns")

"Avec la série des Meuns (du nom de la petite commune où il vient de s'installer), commencée en 1967, s'opère la synthèse entre ces deux forces centrifuge et centripète. Là, la toile est nouée en plusieurs endroits, creusant de larges espaces en réserve qui permettent aux grandes formes colorées de pleinement respirer. Le Meun de Nîmes, avec son éclatante et sensuelle couleur lilas, constitue l'un des plus beaux exemples de cette respiration de la couleur.

 

DSC06201Cette série se situe dans la continuité des dernières gouaches découpées de Matisse, en particulier les Nus bleus que Hantaï a pu voir exposés au Musée des arts décoratifs en 1961. Mais à la différence de Matisse, comme le souligne Dominique Fourcade, chez Hantaï, c'’est le pliage qui fait ciseaux".

 

DSC06233A(Tabula, 1980  )

"Les Tabulas sont les dernières peintures réalisées par Hantaï, de 1973 à 1982. De très grand format, elles sont composées grâce à un pliage orthogonal fixé par un système de nouage. Une fois dépliées, elles présentent un réseau de carrés ou de rectangles d'une seule couleur, imprégnée de manière irrégulière, faisant vibrer la lumière sur la toile".

Autres toiles présentées, que j'ai à l'inverse des "Meuns", "Tabulas", beaucoup plus appécié (ainsi que les baigneuses et Sexe Prime, décrites ci-dessus),

 

DSC06220(Femelle-Miroir II, 1953  )

 

DSC06223a( Période surréaliste )

 

DSC06227A(Période gestuelle)

 

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(Narcisse collectif)

 

DSC06219(L' arbre des lettres)  

Source: Plaquette exposition.

Pour ceux ou celles qui veulent avoir un panorama plus complet de l'expo, et qui ne sont pas partis en courant, je les invite à visionner (en plein écran) le montage photo suivant:

 

(Musique de la vidéo : Franco Fagioli « Vo solcando un mar crudel», de l’opéra Artaserse de Leonardo Vinci).

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mardi 11 février 2014

Palais de Tokyo, Intense Proximité, Biennale 2012, j'y étais, suite...!

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(Photo Palais Tokyo, vu du Palais Galliera)

Je vous ai laissé quelques jours, pour éliminer les déchets de l’ingestion contre votre gré de chefs d’œuvres de l’art contemporain. Maintenant que vous avez été vacciné, je peux vous envoyer le menu principal à consommer avec modération, afin d’en savourer chaque miette.

Que la fête commence : Bon appétit… !

 

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(Ulla Von Brandeburg, « Death of a king»)

Une rampe de skate parée d’un patchwork de couleurs vives. Pour une fois, la couleur domine… !

 

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(Michael Buthe, sans titre)

 

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(Monica Bonvicini "Subfaciem")

S’il est vrai que dans la chaine in n’y a pas de plaisir, sauf à être maso,  alors pourquoi se gêner… ! Je vous demande de lire le billet dans son intégralité (vidéo comprise) avant de vous déchainer...!

 

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(Camille Henrot : « Peut-on être révolutionnaire et aimer les fleurs ? »)

 

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J’ai de suite pensé à une exposition d’Ikebana (art floral japonais).

 

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 (Dominic Lang “Sleeping city”)

 

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(Vue d’ensemble)

 

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Serait-ce une nouvelle version de la belle et la bête ? J’avoue que je n’ai pas encore compris la symbolique du plateau de la table entre cette femme et le chien. Si vous avez trouvé, merci de bien m’en faire part, je mourrai moins idiot.

 

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(Cécile Beau)

 Cet arbre mis à nu dans son intégralité, ne cache rien de son squelette, est-ce une forme d’autopsie pour nous faire prendre conscience que pour nous épanouir, nous devons nous ancrer sur des racines profondes et par la même occasion nous sensibiliser à la présence du monde  végétal, poumon de la vie… ?

 

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(Emmanuelle Lainé : « Stellatopia »).

Y a t-il eu une éruption d'un volcan, sommes-nous à Pompéi ou Herculanum...?

 

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 (Reynaud Dewar : « Some Objects Blackened  and a Body Too»)

Je veux bien que quelques objets aient été noircis, mais le buste de la femme dans sa blancheur virginale…?

 

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 (Nicholas Hlobo)

 

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 (Georges Adéagbo)

(Murs d’un chambre d’adolescent en plus grand… ?)

 

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 (Oyvind Fahlstrom : Cinq heures du soir : Chili 2 »)

 

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 (Sarkis : « La frise de guerre »)

 

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(La frise de guerre de Sarkis)

 

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(Muntadas : « L’œuvre »)

Son œuvre murale reprend les titres des journaux internationaux, sérieux et reconnus, tels que The Guardian, The New York Times, The Observer etc. Faut-il y voir la dénonciation de leur influence sur leurs lecteurs par une instrumentalisation des discours dominants. Entretenir les peurs a toujours été un marché porteur. Ici, les mots "peur", "panique", "terreur" y sont mis en avant.

 

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(Terry Adkins « Mahri-Pahluk»)

 

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(Jewyo Rhii. Wall to Talk to "Big black man, small black man")

 

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(Drôle de lit de…?)

 

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 (Huma Bhabha, « Jhukarjodaro »)

 La plus grosse sculpture présentée, me fait penser à  un morceau d'une ancienne sculpture, un peu comme le pied d’une statue monumentale d’un pharaon.

 

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Je terminerai ce billet, par les œuvres qui sans m’avoir emballé m’ont interpellé.

 

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(El Anatsui « Tiled flower garden »)

Les matériaux tels que les capsules et papiers d’emballages métalliques que nous utilisons quotidiennement sont recyclés dans l’artisanat africain.

 

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(Détails)

El Anatsui en a réalisé de gigantesques rideaux,  mettant en avant le savoir faire africain en matière de recyclage. Il expose à travers le monde ses réalisations.

 

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(Batoul Shimi, « le monde sous pression »)

Je vois à travers le travail de cet artiste marocaine, un regard à double sens, le premier  sur la *pression en divers endroits du monde, où si l’on essaie  d’ôter le couvercle trop vite, sans en avoir fait baisser la pression, et  si l’on n’y prend garde elle va nous exploser en pleine figure.

 

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(Détails)

 Dans un deuxième temps, une allusion avec un retour en arrière à ces cocottes minutes ou bouteilles de gaz qui ont été utilisées lors d’attentats terroristes. Danger toujours présent, face à la menace terroriste,  et  au déséquilibre énergétique des pays de notre planète, sources de tensions.

 

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(Thomas Hirschhorn « Outgrowth »)

*  Un peu comme cette œuvre de Thomas Hirschhorn, vue lors de l’expo : « Les maitres du désordre »  au Musée du Quai Branly, avec ses globes terrestres tuméfiés nous montrant un aperçu des désordres du monde.

 

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Avant de vous parler de l’artiste qui m’a bien plu, je vous invite à faire une petite halte et vous désaltérer au bar de l’expo, avec un jus de pomme ou de poire.

 

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(Annette Messager)

« S’inspirant tout autant du cinéma, de la danse, de l’art brut, de *Fluxus, des arts de la rue ou du surréalisme, Annette Messager conçoit des installations théâtrales qui mettent en scène un merveilleux répertoire de formes et de matériaux : animaux empaillés ou en peluche, photographies ou dessins de fragments corporels, patchworks de tissus figurant des organes pendant du plafond, etc.

 

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Ses objets assemblés apparaissent comme des fétiches, talismans ou reliques, issus d’un monde relevant autant du conte de fées que du grotesque. Les œuvres d’Annette Messager oscillent d’un extrême à l’autre, dans une série d’antagonismes: attraction et répulsion, tendresse et cruauté ou protection et possession. Son approche, faussement naïve, relève plutôt de l’art de la parodie et de la magie : antidotes au train-train quotidien qu’elle élabore dans son salon, sa chambre ou son studio, ses installations dérangent avec poésie une société trop bien réglée par un savant mélange d’autobiographie et de fantastique ».

 

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(Photo de l’artiste par Marie Clerin)

* Fluxus est un mouvement d'art contemporain né dans les années 1960 qui touche aussi bien les arts visuels que la musique et la littérature, par la réalisation de concerts, d'événements, la production de livres, de revues, la confection d'objets. Initié par **George Maciunas, qui en inventa également l'appellation, Fluxus participe aux questionnements soulevés par les formes d'arts qui voient le jour dans les années 1960 et 1970 : statut de l'œuvre d'art, rôle de l'artiste, place de l'art dans la société, notamment. L'humour et la dérision sont placés au centre de la démarche et participent à la définition de Fluxus comme un non-mouvement, produisant de l'anti-art ou plutôt un art-distraction.

** George (Jurgis) Maciunas est un artiste, galeriste et éditeur américain d'origine lituanienne, né à Kaunas (Lituanie) le 8 novembre 1931 et mort à Boston (Massachusetts) le 9 mai 1978)».

Source : La triennale.org

 

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Personnellement, j’y ai vu un retour à mes années de jeunesse, avec ces peluches vues chez des amis mais qui n’ont jamais reçu mes confidences des premières années sombres où suite au décès de ma sœur le noir et les larmes ont bercé mon quotidien. Peluches inaccessibles et vêtements noirs ne peuvent que vous cantonner à rechercher la couleur hors de l’enfer familial. Premiers émois d’adolescence où les filles ne portant pas comme de nos jours des jeans, la moindre jupe colorée flottant au vent nous incitait à deviner voire à entrevoir le paradis caché et comme le dit Alain Souchon dans sa chanson : « Sous les jupes des filles », nous livrer à un jeu de dupes… !

« Rétines et pupilles,
Les garçons ont les yeux qui brillent
Pour un jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles,
Et la vie toute entière,
Absorbés par cette affaire,
Par ce jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles ».

Si vous êtes arrivé ici sans vous enfuir, vous avez droit d’aller regarder sous les jupes des filles en visionnant la seule vidéo de cette expo, consacrée à Annette Messager.

Nota Bene : Si après avoir lu l’intégralité de ce billet et visionné la vidéo vous avez la migraine, c’est que vous avez fait l’effort d’essayer de comprendre les messages pas toujours clairs de l’Art dit contemporain ; je vous rassure je n’ai pas tout compris… !

Et comme le disait Marcel Duchamp :

« Le mot exposer ressemble à épouser »

Comme la mariée est toujours belle, vous pourrez dire j’y étais aussi… !

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mercredi 29 janvier 2014

Poussin et Moïse, du dessin à la tapisserie… !

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L'exposition Poussin et Moïse, (du dessin à la tapisserie) à la Galerie du Musée des Beaux Arts de Bordeaux,  a présenté pour la première fois en France la tenture complète de L'Histoire de Moïse, d'après Nicolas Poussin (1594-1665) et Charles Le Brun (1619-1690). Les tapisseries sont de grandes dimensions (environ 4m sur 6) et sont en laine et soie rehaussées d'or. Dès 1683, les ateliers royaux de la manufacture des Gobelins entreprennent la réalisation de la nouvelle tapisserie sur l'histoire de Moïse à partir de huit tableaux de Nicolas Poussin,

 

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alors considéré comme le plus grand peintre français et de deux de Charles Le Brun,Premier peintre du Roi : Le Buisson ardent et Le Serpent d’airain.

 

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Le serpent d’airain est peint par Charles Le Brun entre 1649 et 1650, pour son ami le collectionneur Le Noir,  il est conservé à Bristol. Les dix tapisseries, de cette prestigieuse commande royale ont été prêtées par le Mobilier National et représentent :

Moïse exposé sur les eaux - Moïse sauvé des eaux - Moïse enfant foulant aux pieds la couronne de Pharaon - Le Buisson ardent - Moïse changeant en serpent la verge d’Aaron - Le Passage de la mer Rouge - La Manne dans le désert - Le Frappement du rocher - L’Adoration du veau d’or et Le Serpent d’airain .

La tapisserie intitulée Moïse changeant la verge d’Aaron en serpent a été confectionnée à la manufacture des Gobelins dans l’atelier de Jean Lefebvre en 1685.

 

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Elle est tissée en haute-lisse, de laine et soie rehaussée d’or. Elle a pour modèle une huile sur toile de Nicolas Poussin, peinte après 1645 et conservée au musée du Louvre.

 

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Dans ce passage du livre de l’Exode, Moïse veut convaincre Pharaon de laisser sortir son peuple d'Égypte. Pour prouver que cette requête provient de Dieu, il change en serpent le bâton de son frère Aaron devant Pharaon et ses prêtres.

 

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Ceux-ci parviennent à faire la même chose grâce à la magie, mais leurs serpents sont aussitôt dévorés par celui de Moïse. Dans le tableau de Poussin, l’affrontement entre puissance divine et croyances païennes est traduit visuellement par une composition symétrique claire et rigoureuse.
Pharaon se tient à gauche, assis sur un trône et entouré de sa cour. Au centre, les serpents des prêtres sont dévorés par celui de Moïse.

 

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Tout à droite, face à Pharaon, Moïse et Aaron désignent les serpents tout en levant un doigt vers le ciel, pour expliquer que ceci est l’œuvre de Dieu.
Les gestes et les expressions sont extrêmement lisibles, traduisant ainsi la surprise ou l’indignation des magiciens, et l’assurance de Moïse et Aaron. Cette œuvre témoigne également d’un goût prononcé pour la reconstitution historique :

 

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le grand bâton tenu par un des prêtres est par exemple un "tau "surmonté d’un ibis noir et blanc égyptien. En un curieux mélange, l’imposante architecture du fond, le mobilier et les vêtements sont au contraire d’inspiration grecque et romaine.

 

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(Moïse enfant foulant aux pieds la couronne de Pharaon)

La tapisserie reproduit le thème du tableau de Nicolas Poussin peint en 1647,

 

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a été tissée à la manufacture des Gobelins par l’atelier de Jean Jans fils en 1685.
D’après le texte de l’historien Flavius Josèphe, Moïse est sauvé des eaux par la fille du Pharaon. Un jour, elle amène Moïse, alors tout jeune enfant, à son père. Elle annonce à ce dernier qu’elle songe à faire de Moïse son fils et l’héritier du royaume.

 

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Elle met l’enfant entre les bras de Pharaon, qui pose son diadème sur la tête de Moïse,  mais Moïse jette le diadème à terre et le piétine. A ce spectacle, le Grand prêtre reconnaît l’enfant qui entraînera l’abaissement de la puissance égyptienne et il se précipite pour le tuer.
Poussin place cette scène dans la pénombre du palais, devant d’imposantes tentures.

 

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Un groupe d’hommes, à droite, se tient derrière Pharaon étendu sur un lit. À gauche, des demoiselles de compagnie entourent la fille de Pharaon, assise face à son père. C’est au centre que se déroule l’action : le prêtre, poignard levé, est sur le point de frapper Moïse.

 

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Deux femmes sauvent l’enfant in extremis, l’une en retenant l’homme enragé, l’autre en s’emparant de l’enfant.
Les différences de traitement entre tableau et tapisserie se perçoivent facilement.

 

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Un paysage est créé dans la partie supérieure gauche de la tapisserie tandis que la scène se déroule en huis clos dans le tableau. De même, le drapé jaune du fond, intraduisible dans la tapisserie, est devenu un rideau aux plis lourds, au dessin ornemental complexe et aux nombreuses variations de couleurs. Il n’est plus une paroi de fond, mais un élément bien présent de la composition.

 

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(Le serpent d’airain)

Il s’agit de la deuxième tapisserie tissée d’après Charles Le Brun sur les 10 qui composent la tenture complète. La composition en est simple. Le peuple juif est harassé, décimé, apeuré.

 

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Massés sur la droite, des hommes et des femmes supplient Moïse.

 

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Bras levé dans sa toge rouge, en haut à gauche, celui-ci désigne un long serpent de bronze enroulé autour d’un arbre, destiné à sauver les siens.

Sources: Galerie Musée des Beaux Arts de Bordeaux.

De peur que ce billet par trop de détails devienne indigeste et encourage certains à fuir comme ils le font pour mes billets sur l’art contemporain, j’arrête là les explications en invitant les plus courageux ou curieux à visionner le montage vidéo photos. Afin de ne point altérer les coloris des tentures, l’éclairage était réduit et l’utilisation de flashs interdit, ce qui ne m'a pas  facilité les prises de vues et peut expliquer la qualité médiocre des vidéos.

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lundi 16 décembre 2013

Exposition consacrée à Mike Kelley au Centre Pompidou… !

 

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Je n’avais pas encore eu le temps de mettre en ligne ce montage vidéo-photos. Le Centre Pompidou a présenté du 2 mai au 5 août 2013, la première rétrospective en France consacrée à Mike Kelley, à travers une centaine d’œuvres réalisées entre 1974 et 2011,

 

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provenant d’Europe et des Etats-Unis. Décédé prématurément en 2012, l’artiste américain, né dans la banlieue de Détroit (Michigan) en 1954 et installé en Californie dans les années 1970, a laissé derrière lui une œuvre prolifique, protéiforme, 

 

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 et dérangeante,

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(J'avoue que là, je n'ai pas tout compris...!)

puisant tout à la fois dans la culture savante et dans la culture populaire. L’exposition s’articule autour des temps forts de la production de l’artiste, dont la série d’œuvres la plus connue, Half a Man,

 

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 met en scène des animaux en peluche et des poupées en tissu rembourré.

Tout au long du parcours, les grandes installations, dans lesquelles l’artiste recourt à toutes les techniques (vidéos, photographie,

 

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peinture, objets hétéroclites…)

 

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sont confrontées à des ensembles de travaux plus intimistes, en particulier ceux réalisés sur papier.

@ Gilles: Encore un petit effort, regarde la vidéo et tu vas devenir un spécialiste de cet Art Contemporain que tu adores...! Mais, avant je te laisse apprécier cette peluche pour ton beau toutou...!

 

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Source : Plaquette exposition. Pour en savoir plus : Mike Kelley

 

Si vous n'avez pas aimé cet artiste, j'espère que vous n'avez pas été insensible à la musique:

Arvo Pärt Variations for the Healing of Arinushka

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mardi 17 septembre 2013

Exposition « Traits très particuliers » au Prieuré de Manthes… !

 

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Chaque année en septembre, une exposition réunissant une dizaine d’artistes (peintres, sculpteurs, céramistes) est organisée par l’association des amis du prieuré de Manthes, dans la Drôme des collines.

 

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Intitulée "Traits, très particuliers", elle a eu pour invités:

Jean-Pierre BLANPAIN (Peintre)

 

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Martine CHANTEREAU   (Peintre)

 

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Patrice COLLECINI  (Peintre)

 

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Pierre PELLET (Peintre)

 

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(Photo site les amis du prieuré)

 

Jacques PEIZERAT (Peintre)

 

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Anne REVOL    (Peintre)

 

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Fernand GRECO  (Sculpteur)

 

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Richard GROSS   (Sculpteur)

 

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Mathias SOUVERBIE (Sculpteur)

 

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 Alexandrine GUERIN  (Céramiste d’art)

 

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Je vous invite à visionner le montage vidéo qui vous donnera un aperçu plus complet de cette exposition dans le cadre superbe de ce prieuré (Je renouvelle mon conseil, à regarder sur YouTube en grand écran).

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mercredi 21 août 2013

Les étés de Marnans, exposition picturale...!

 

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Isolée dans une combe verdoyante au cœur du pays de chambaran, l'église Saint Pierre de Marnans, classée Monument Historique depuis 1854, est une des plus remarquables églises romanes du Dauphiné. Chaque été des expositions et des concerts y sont organisés.

 

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C'est sans doute au XIIème siècle que fut construite l'église actuelle, qui est en fait le seul édifice conservé d'un prieuré. Ce dernier, qui comportait à l'origine, appuyé sur le flanc nord de l'édifice, un cloître et des bâtiments conventuels, ne se releva jamais des dévastations commises par les troupes protestantes, dans les années 1560. 

 

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La simplicité des lignes, la sobriété élégante du décor et le grand dépouillement de l'édifice ne sont pas sans évoquer l'art cistercien dont l'église Saint Pierre de Marnans, sans avoir appartenu à l'ordre, nous offre un beau reflet. Source: Plaquette accueil

 

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Chaque année, dans le cadre des «  Etés de Marnans » une exposition picturale est organisée en l’église St Pierre.  Cette année, du 01/07/2013 au 30/08/2013 des œuvres de  Reza SARRAFI, Jean GUERRERO, J.Paul MESSINA, Alain Noel MARY, Daniel BERANGER et Salvator GRECO y sont présentées.

 

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Le peintre Reza Sarrafi a peint une série de toiles qui racontent l'histoire d'une poire qui s'appelle Ève. Souvent en couple... cela n’empêche pas Ève de regarder la pomme qui a en commun une tache rougeâtre... "Le réalisme pour moi c'est le côté pied sur terre….

 

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 Lorsque je peins les objets, j'ai l'impression que je les caresse…Beaucoup de peintres ne savent plus quoi peindre… J'aime l'Hyperréalisme !  À un moment donné, lorsque je peins, lorsque que je suis dans un détail profond, ma main n'est plus que le prolongement de mon cerveau ».

 

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Sa signature est toujours accompagnée d'une coccinelle découverte dans les Hautes-Alpes lors d'une ballade. 

 

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Joseph Paul Messina, grand dessinateur, cet artiste de talent utilise un modeste crayon. Il projette son imaginaire, avec cette mine de graphite dont le noir profond lui permet d’exprimer toute sa sensibilité, avec toutes les subtilités des gris à travers des objets qui bercèrent son enfance.

 

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Il  travaille uniquement le noir et le blanc. Il s’attache à rendre la matière des objets du quotidien : la transparence des bouteilles de cristal, le froissé du papier, le satiné du cuir, le grain de la paille, le poli de l’aluminium, le rugueux de la corde, etc.

 

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Salvatore Greco, séduit par la modernité de Cézanne et curieux de la palette de Nicolas de Staël, il promène ses œuvres entre académisme et modernisme.

 

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Son inspiration il la puise à l’extérieur, dans la nature. Sa palette s’harmonise autour du rouge, du vert et du bleu, trois notes de peintures, gaies, pures et fortes qui animent sa toile et donnent vie à son œuvre.

 

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Alain-Noël MARY qui vit aux portes de la Provence et qu'il traduit dans une ivresse colorée par une peinture figurative moderne.

 

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"Une peinture lumineuse qui explose en couleurs et répond d'un sourire complice au sourire des Ciels de Provence."

 

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 Jean Guerrero, d'origine espagnole, Jean Guerrero, est un artiste peintre, habitant à Varces.
Ses œuvres sont pleines de vitalité comme ses superbes chevaux

 

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ou ses musiciens de Jazz.

 

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Daniel Beranger , avec ses peintures fantastiques en trompe l'œil,  nous projette dans son imaginaire. Faisant preuve d’une originalité hors du commun, cet artiste nous émerveille, en ne nous laissant pas indifférent.

 

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Du rêve à la réalité, là est la question… ?

Merci à tous les artistes, pour ce pur moment d'émerveillement devant tant de talents.

Je vous invite à regarder un montage vidéo photos de cette exposition.

 

dimanche 4 août 2013

Trésors de la Chine ancienne, bronzes rituels de la Collection Meiyintang...!

 

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En Chine, les plus anciens témoignages concernant le bronze proviennent du Nord-Ouest du pays. Un couteau coulé dans un moule unique en pierre, découvert au Gansu, appartenait à la culture néolithique de Majiayao (2700 av. notre ère.

 

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C'est dans les tombes de l'aristocratie Shang et Zhou que sont retrouvées des milliers de bronzes dont certains sont exposés lors de l'exposition. Dans celle de l'épouse du roi Wuding des Shang, Fuhao, prêtresse et général en chef des armées. Des centaines d'objets en bronze, deux mille pièces de mobilier funéraire et une gigantesque cloche ont été exhumés en 1976. Plus de 30 000 fragments de modèles et moules en terre cuite sont sortis de la fouille de la fonderie de Houma au Shanxi. Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain.

 

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Sa couleur dépend du pourcentage d'étain dans l'alliage. Les nuances varient du rougeâtre, au blanc argenté en passant par le jaune orangé au gris. Les inscriptions sur les objets racontent l'investiture d'un fief, l'attribution d'un titre ou la célébration d'un exploit militaire.

 

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L'art des Shang correspond en Chine à la période de l'âge du bronze, de -1700 à -1100 av. JC. Cette civilisation brillante a laissé des témoignages écrits, des monuments et une profusion de très beaux objets en bronze. La civilisation des Shang (ou Chang) s'est épanouie le long du Fleuve Jaune au nord de l'actuelle Chine.  Elle marque les débuts de l'histoire en Chine.

 

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L'art des Shang s'exprime dans la production de bronzes où il fait preuve d'une très grande virtuosité et d'un grand esprit créatif qui n'a jamais été dépassé depuis. Une partie de ces objets était déposée dans les tombes des aristocrates et devait leur assurer confort et protection dans l'autre monde. Succédant à la dynastie Xia, la dynastie Shang (商朝, shang chao) est la première dynastie historique impériale de Chine. Les vestiges qu’ils restent de cette dynastie indiquent qu’elle a mit fin aux mythes et légendes pour se consacrer aux faits historiques.

 

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Je vous invite à regarder le montage photos de cette exposition sur les bronzes rituels, réalisé après ma visite au Musée Guimet.

vendredi 12 juillet 2013

Keith Haring au Musée d'Art Moderne de Paris...!

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Le Musée d'Art Moderne de Paris consacre une rétrospective à l'artiste américain Keith Haring. Cette exposition permet d'appréhender l'importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément "politique" de sa démarche.

 

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Plusieurs thèmes y sont abordés: L'individu contre l'état. Le capitalisme. Les œuvres dans l'espace public. La religion. Les Mass Media. Le Racisme. L'écocide, menace nucléaire et apocalypse. Les dernières œuvres, sexe, sida et mort. Keith Haring était habité par l'obsession de dessiner, d'une manière spontanée, sans travail préparatoire.

 

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 Il y mettait toute son énergie, réalisant à chaque fois une véritable performance. Dessiner était pour lui un geste politique; se sera aussi dans les derniers mois un acte de résistance face à la mort.

L’individu contre l’État :

 

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Dès ses premières œuvres, Keith Haring s’oppose au pouvoir et à l’État. Il croit résolument en l’individualité et en la liberté pour chaque individu. Il dépeint alors l’artiste graffeur attaqué par des chiens qui aboient,

 

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le personnage déchiqueté par quatre mains géantes ou celui qui casse le bâton avec lequel on vient de le frapper. Haring a également représenté ce personnage à l’allure de robot qui vise les personnes anonymes marquées d’une croix comme des cibles. L’artiste dénonce, à travers certaines de ses œuvres, les groupes stéréotypés et classifiés par l’État, et dénonce aussi les êtres qui oublient leur propre individualité.

 

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À travers sa rébellion contre « l’establishment » et à travers ses performances, il adresse ainsi des messages défiant l’autorité de l’État sur l’individu.

Capitalisme :

 

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Radical dans son rapport au monde consumériste, Keith Haring règle ses comptes et livre une critique acerbe du capitalisme et de la société de consommation.

 

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 À travers certaines de ses œuvres, il s’insurge contre l’hégémonie des États-Unis et du dollar. Il admire Andy Warhol qu’il déclinera en Mickey Mouse dans plusieurs des ses œuvres.

 

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Par ailleurs véritable artiste homme d’affaires, Andy Warhol encourage Haring à ouvrir en 1986, un Pop Shop sur Lafayette Street où tous les objets vendus (tee-shirts, casquettes…) sont à l’effigie de ses œuvres, dans un décor imaginé par lui-même, reprenant l’idée chère à Haring de l’art accessible à tous.

Les œuvres dans l’espace public :

 

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Dès son installation à New York en 1978, Haring commence à exercer son art dans l’espace public. Il réalise alors des affiches publicitaires altérées en photocopiant par centaine des titres remaniés à partir des collages de manchettes de journaux, et les placarde dans la rue sur des lampadaires ou des kiosques. Les activités urbaines de l’artiste atteignent leur apogée lorsqu’il commence à réaliser ses dessins dans le métro (Subway Drawings) sur des panneaux noirs destinés à recevoir des affiches publicitaires.

 

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De 1980 à 1985, ses dessins à la craie (plus de 5000) sont à la fois une performance physique et artistique, voire un acte politique : produire de l’art pour tout le monde car visible par tous. Keith Haring a aussi beaucoup aimé collaborer avec les artistes de son temps, graffeurs, musiciens, danseurs, il y avait chez lui une forme de frénésie et de plaisir à produire des œuvres communes et transgressives.

Religion :

 

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Keith Haring qui a grandi dans un milieu chrétien traditionnel,  considère avec beaucoup de recul et un esprit critique l’Histoire, et notamment celle de la colonisation et de la religion. Il pensait qu’ « une grande partie du mal qui se produit dans le monde est causée au nom du bien (religion, faux prophètes, artistes à la noix, hommes politiques, businessmen…). »

 

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Dans ses dessins et peintures, des croix pénètrent les corps, se collent aux cerveaux. Haring crée dans ses œuvres tardives des scènes dramatiques dans lesquelles l’Église et ses dogmes sont dénoncés comme nocifs pour la société et l’individu. Néanmoins, tout en luttant contre toutes les « religions de contrôle », il respecte la foi individuelle.

Mass Media :

 

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Dans ses premières œuvres, Keith Haring évoque à plusieurs reprises la menace de la substitution de notre réalité par les nouvelles technologies que sont les écrans (télévision et ordinateur). Il s’inquiète par ailleurs du danger qui pèse sur la créativité et l’individualité face à l’hégémonie technologique.

 

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Dans certaines de ses toiles, il peint ainsi, à l’intérieur d’écrans, les thématiques qui le préoccupent comme la puissance atomique, le corps du Christ ou encore Mickey Mouse. La télévision et les écrans d’ordinateur dans ses peintures et ses dessins remplacent parfois le cerveau. Il a lui-même bénéficié très tôt d’une couverture médiatique incroyable et a paradoxalement joué rapidement de la « peopolisation » de sa vie et de ses relations avec Madonna, Andy Warhol, Grace Jones, Jean-Michel Basquiat.

Racisme :

 

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Keith Haring s’intéresse à de nombreuses facettes de l Histoire, il est notamment révolté par toutes les discriminations dans un monde pour lui empreint de racisme et d’oppression (histoire de la colonisation, guerre du Vietnam). L’homme blanc « mauvais » représente pour Haring le pillage, l’oppression, l’esclavage, la cause de la pauvreté.

 

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Dés son arrivée à New York, il est fasciné par la diversité des populations, il rencontre et fréquente des minorités qui l’attirent et dont il se sent proche. Tout au long de sa carrière, Harring s’est ainsi attaqué aux problématiques sociopolitiques et a produit un art engagé.

Écocide, menace nucléaire et apocalypse :

 

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Haring s’engage et cherche à encourager toute action de protection pour sauver la planète. C’est l’époque du développement écologiste. Il défend l’idée que la préservation de l’environnement relève de notre responsabilité. « Nous savons que « les humains » déterminent le futur de la planète. Nous avons le pouvoir de détruire et de créer. » Son engagement personnel se traduit le 12 juin 1982, lors dune immense manifestation contre le nucléaire, par la réalisation à ses propres frais de milliers de posters à distribuer. En 1988, il visite le Musée Mémorial de la Paix d’Hiroshima. Bouleversé, il crée un nouveau groupe d’œuvres évoquant le danger de la guerre atomique.

Dernières œuvres. Sexe, sida et mort.

 

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Lorsqu’il débarque à New York pour étudier, Haring assume pleinement son homosexualité. Il y vit d’abord  une sexualité débridée, qui transparaît à la fois dans son journal et dans ses œuvres où le sexe est très présent. Lorsque le virus du sida se propage dans les années 1980, la lutte contre cette  maladie deviendra sa bataille la plus personnelle, et dès 1985, la thématique du sida apparaît, comme dans son autoportrait aux pois rouges.

 

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Il s’engage en réalisant des affiches en faveur des rapports sexuels protégés, afin d’informer sur cette épidémie. Certaines affiches comme « Silence=Death » ont un caractère purement militant.  Il personnifie le virus sous forme d’un énorme spermatozoïde à cornes dans une série de dessins et de peintures. Personnage officiel, il contribue ainsi à divulguer et faire savoir ce qu’on ne disait pas dans les années 1980 sur cette maladie. Touché lui-même par le virus (il apprend qu’il est contaminé en 1988), il décède le 16 février 1990 à New York.

Je vous invite à regarder le montage photos qui vous donnera un aperçu plus complet de cette superbe exposition, visible jusqu'au 18 août au Palais de Tokio.

 

Source: Plaquette exposition.

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dimanche 2 septembre 2012

Tobeen, un poète du cubisme… !

 

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(Galerie des Beaux Arts de Bordeaux)

Né à Bordeaux en 1880, Félix-Elie Bonnet dit Tobeen s'établit à Paris en 1907 et fréquente les artistes regroupés à Montparnasse, à la Ruche, où il trouve un premier atelier.

 

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(L’écuyère)

Dès 1911, il expose à Paris au Salon des Indépendants dans la salle des cubistes puis au Salon d'Automne. Mais c'est en 1912 qu'il se fait remarquer, au Salon de la Section d'Or où il présente onze œuvres.

 

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(Femmes drapées-la danse)

En 1913, Tobeen est sélectionné avec trois œuvres à l'Armory Show de New York, Chicago et Boston.
De sa phase cubiste, Tobeen conservera une vision synthétique de la nature

 

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(Sentier dans les sous-bois)

qu'il appliquera aussi à la scène de genre

 

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(Les pelotaris)

Et aux portraits

 

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(Basquaise devant le port de Collioure)

Il ne se départira pas de cette vision de constructeur, qu'il adoucit d'une touche mouchetée,

 

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(La nageuse)

conférant à ses œuvres, notamment à ses bouquets,

 

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(Nature morte aux fleurs)

un aspect velouté captant la lumière dans une douce sensualité. Dans la tradition de la nature morte hollandaise du XVIIème siècle, Tobeen confère à certains bouquets de fleurs la valeur d’une vanitas.

 

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(Bouquet à l’éventail)

Ces natures mortes évoquaient, grâce à une symbolique définie, la précarité de l’existence, comme dans le tableau ci-dessous peut le suggérer l’orange entrouverte à demi pelée et déjà desséchée.

 

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(Nature morte aux fleurs et orange)

Cette exposition réunit une centaine d'œuvres, paysages, portraits, scènes de genre et natures mortes. L'œuvre de Tobeen est celle d'un peintre pétri de régionalisme qui enfourche les préceptes des avant-gardes.

Source : Plaquette Galerie des Beaux Arts Bordeaux.

Je vous invite à visionner le montage photo qui vous donnera un aperçu plus complet de cette exposition.

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lundi 20 août 2012

La Route du Baroque Grand Théâtre de Bordeaux… !

 

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Imaginée par Giulio Achilli, l'exposition "La Route du Baroque"

 

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est une immersion complète dans cet univers fascinant.

 

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Chaque espace du grand Théâtre

 

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en retrace l'éclat au travers de maquettes rares,

 

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costumes somptueux,

 

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éléments de machineries anciennes,

 

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bijoux exceptionnels,

 

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témoignages de l'art de la perspective,

 

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animations et vidéos

Pour les vidéos, je vous invite à visionner mes deux montages vidéos qui je l’espère vous donneront un aperçu de cette magnifique exposition : le premier réalisé avec la fonction vidéo de mon APN.

La deuxième vidéo à partir de mon caméscope.

 

 

Posté par grainsdesel à 16:30 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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