mercredi 19 avril 2017

Sculptures aux 4 vents, où l’art en plein air… !

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« Sculpture aux 4 vents » est une exposition unique en Isère à découvrir au fil d'un chemin balisé :

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Une galerie d'art permanente, en plein air, ouverte aux quatre vents depuis sept ans sur les cimes de Vatilieu.

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Depuis 2009, la commune de Vatilieu est engagée dans un projet artistique peu ordinaire

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qui s'enrichit à chaque édition de sculptures géantes, plantées sur les chemins.

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Une balade champêtre de cinq kilomètres qui réunit vingt-cinq sculptures monumentales et très diverses.

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Un bel exemple de décentralisation de l’art en milieu rural.

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Au pied du Vercors, entre le Bec de l'Orient et les Terres Froides, ce circuit entre forêts de châtaigniers et crêtes, pour une partie jalonné de sculptures,

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offre une vue sur le Vercors, la chaîne de Belledonne, la Chartreuse et même le Mont Blanc.

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Si vous oubliez votre APN, avec un peu de chance, vous serez filmé… !

* Un conseil, n'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir.

 

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mardi 21 octobre 2014

Les amateurs de « Pipi » « Caca » « Boudin » ont de beaux jours devant eux… !

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Dan Finsel artiste américain, à l’occasion des 50 ans du jumelage Bordeaux-Los Angeles,  a été invité au CAPC de Bordeaux  pour sa 1ère exposition solo en France.

Passé le beau tapis bleu de l’entrée de l’expo,

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et trois cadres accrochés dans une salle, on est de suite confronté à un gros tas d’argile représentant un immense « trou de balle » de dinosaure sorti de l’imagination de l’artiste.

Un écran télé diffuse en boucle une vidéo montrant Farrah Fawcett fouissant la glaise avec le sculpteur américain Keith Edmier, sensé représenter les fantasmes du père. Et pour nous enfoncer le nez dans ce cloaque une grosse bouse bien étalée à laquelle ne manquaient que les mouches vrombissantes…!

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Heureusement que le CAPC de bordeaux, comme tout lieu accueillant du public dispose de toilettes, car j’avoue qu’à voir ces grosses « merdes » exposées, un besoin pressant m’a incité à m’y rendre. Si le cœur vous en dit mais, à vos risques et péril, un aperçu de ce bas –œuvre… !

(Avez-vous vérifié l'état de vos chaussures avant de lire la suite...?)

Autre invité, Carter Mull met les visiteurs face à une installation dense mêlant des peintures, des sculptures lumineuses accrochées au plafond,

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une vidéo, un dessin mural de 4 mètres de long,

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(De quoi y perdre son latin...!)

et des centaines de pages imprimées jonchant le sol.

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Il soulève des questions artistiques dans un domaine de la reproduction où l’obsolescence de l'image  est désormais inéluctable. Source: Extrait plaquette exposition.

Un montage vidéo-photo de ce que vous avez manqué… !

Perso, après avoir vu (heureusement sans *débouser le moindre €), les fabricants de P.Q parfumés à la lavande ont de beaux jours devant-eux.

* Lapsus volontaire, convenant mieux à débourser… !

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samedi 11 octobre 2014

Exposition d'Aaron CURRY « Bad Brain » au CAPC Bordeaux… !

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Bad Brain, est la 1ère exposition à caractère rétrospectif de l’artiste américain Aaron Curry.

Il marie notamment des formes modernistes

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à des références culturelles spécifiques illégalement tirées de publicités trouvées à Los Angeles et sur internet.

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 Ses sculptures totémiques,

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peintures et collages quasiment tous tagués

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font fusionner la mémoire du cubisme, du surréalisme

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et de l’art précolombien avec le graffiti,

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l’image digitale et la culture people, ou encore avec le cinéma de science-fiction, des legs du folklore américain et le style tordu des comics des années 1950. Source : Plaquette exposition :

Je vous invite à regarder le montage vidéo-photos, plus complet de cette exposition qui a été organisée dans le cadre des cinquante ans du jumelage Bordeaux-Los Angeles. Musique de la vidéo: Extrait de la Sonate Op. V n° 12 « La Follia » d’Arcangello Corelli sur les conseils d’une Grenouille qui se reconnaîtra… !

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jeudi 26 juin 2014

En attendant pire… !

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(D’une flèche mon cœur transpercé)

Une fois de plus, vous avez été nombreux à tomber amoureux de cet artiste atypique, qui, au début des années 1960 déclarait : « L’art actuel, c’est une fusée dans l’espace. Les « Prisunic » sont les musées d’art moderne. »

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Il vous faudra aller au Centre Pompidou avant le 22 septembre si vous voulez pour une dizaine d’euros y faire vos courses.

Quelle mouche m’a piquée

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pour à chaque montée à Paris, visiter des expos d’art contemporain, ce n’est pas la faute à Voltaire mais à une amie qui m'a donné le virus. Je vous mets (notamment pour Chris) la poubelle d’un prochain billet consacré à une autre exposition du Palais de Tokyo, et là ça va déjanter un max, et ce n'est pas pneu dire...!

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(Expos "Flamme éternelle")

Pour finir en beauté, la deuxième partie du montage photos de la rétrospective consacrée à Martial Raysse.

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mardi 11 février 2014

Palais de Tokyo, Intense Proximité, Biennale 2012, j'y étais, suite...!

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(Photo Palais Tokyo, vu du Palais Galliera)

Je vous ai laissé quelques jours, pour éliminer les déchets de l’ingestion contre votre gré de chefs d’œuvres de l’art contemporain. Maintenant que vous avez été vacciné, je peux vous envoyer le menu principal à consommer avec modération, afin d’en savourer chaque miette.

Que la fête commence : Bon appétit… !

 

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(Ulla Von Brandeburg, « Death of a king»)

Une rampe de skate parée d’un patchwork de couleurs vives. Pour une fois, la couleur domine… !

 

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(Michael Buthe, sans titre)

 

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(Monica Bonvicini "Subfaciem")

S’il est vrai que dans la chaine in n’y a pas de plaisir, sauf à être maso,  alors pourquoi se gêner… ! Je vous demande de lire le billet dans son intégralité (vidéo comprise) avant de vous déchainer...!

 

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(Camille Henrot : « Peut-on être révolutionnaire et aimer les fleurs ? »)

 

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J’ai de suite pensé à une exposition d’Ikebana (art floral japonais).

 

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 (Dominic Lang “Sleeping city”)

 

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(Vue d’ensemble)

 

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Serait-ce une nouvelle version de la belle et la bête ? J’avoue que je n’ai pas encore compris la symbolique du plateau de la table entre cette femme et le chien. Si vous avez trouvé, merci de bien m’en faire part, je mourrai moins idiot.

 

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(Cécile Beau)

 Cet arbre mis à nu dans son intégralité, ne cache rien de son squelette, est-ce une forme d’autopsie pour nous faire prendre conscience que pour nous épanouir, nous devons nous ancrer sur des racines profondes et par la même occasion nous sensibiliser à la présence du monde  végétal, poumon de la vie… ?

 

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(Emmanuelle Lainé : « Stellatopia »).

Y a t-il eu une éruption d'un volcan, sommes-nous à Pompéi ou Herculanum...?

 

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 (Reynaud Dewar : « Some Objects Blackened  and a Body Too»)

Je veux bien que quelques objets aient été noircis, mais le buste de la femme dans sa blancheur virginale…?

 

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 (Nicholas Hlobo)

 

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 (Georges Adéagbo)

(Murs d’un chambre d’adolescent en plus grand… ?)

 

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 (Oyvind Fahlstrom : Cinq heures du soir : Chili 2 »)

 

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 (Sarkis : « La frise de guerre »)

 

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(La frise de guerre de Sarkis)

 

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(Muntadas : « L’œuvre »)

Son œuvre murale reprend les titres des journaux internationaux, sérieux et reconnus, tels que The Guardian, The New York Times, The Observer etc. Faut-il y voir la dénonciation de leur influence sur leurs lecteurs par une instrumentalisation des discours dominants. Entretenir les peurs a toujours été un marché porteur. Ici, les mots "peur", "panique", "terreur" y sont mis en avant.

 

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(Terry Adkins « Mahri-Pahluk»)

 

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(Jewyo Rhii. Wall to Talk to "Big black man, small black man")

 

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(Drôle de lit de…?)

 

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 (Huma Bhabha, « Jhukarjodaro »)

 La plus grosse sculpture présentée, me fait penser à  un morceau d'une ancienne sculpture, un peu comme le pied d’une statue monumentale d’un pharaon.

 

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Je terminerai ce billet, par les œuvres qui sans m’avoir emballé m’ont interpellé.

 

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(El Anatsui « Tiled flower garden »)

Les matériaux tels que les capsules et papiers d’emballages métalliques que nous utilisons quotidiennement sont recyclés dans l’artisanat africain.

 

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(Détails)

El Anatsui en a réalisé de gigantesques rideaux,  mettant en avant le savoir faire africain en matière de recyclage. Il expose à travers le monde ses réalisations.

 

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(Batoul Shimi, « le monde sous pression »)

Je vois à travers le travail de cet artiste marocaine, un regard à double sens, le premier  sur la *pression en divers endroits du monde, où si l’on essaie  d’ôter le couvercle trop vite, sans en avoir fait baisser la pression, et  si l’on n’y prend garde elle va nous exploser en pleine figure.

 

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(Détails)

 Dans un deuxième temps, une allusion avec un retour en arrière à ces cocottes minutes ou bouteilles de gaz qui ont été utilisées lors d’attentats terroristes. Danger toujours présent, face à la menace terroriste,  et  au déséquilibre énergétique des pays de notre planète, sources de tensions.

 

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(Thomas Hirschhorn « Outgrowth »)

*  Un peu comme cette œuvre de Thomas Hirschhorn, vue lors de l’expo : « Les maitres du désordre »  au Musée du Quai Branly, avec ses globes terrestres tuméfiés nous montrant un aperçu des désordres du monde.

 

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Avant de vous parler de l’artiste qui m’a bien plu, je vous invite à faire une petite halte et vous désaltérer au bar de l’expo, avec un jus de pomme ou de poire.

 

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(Annette Messager)

« S’inspirant tout autant du cinéma, de la danse, de l’art brut, de *Fluxus, des arts de la rue ou du surréalisme, Annette Messager conçoit des installations théâtrales qui mettent en scène un merveilleux répertoire de formes et de matériaux : animaux empaillés ou en peluche, photographies ou dessins de fragments corporels, patchworks de tissus figurant des organes pendant du plafond, etc.

 

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Ses objets assemblés apparaissent comme des fétiches, talismans ou reliques, issus d’un monde relevant autant du conte de fées que du grotesque. Les œuvres d’Annette Messager oscillent d’un extrême à l’autre, dans une série d’antagonismes: attraction et répulsion, tendresse et cruauté ou protection et possession. Son approche, faussement naïve, relève plutôt de l’art de la parodie et de la magie : antidotes au train-train quotidien qu’elle élabore dans son salon, sa chambre ou son studio, ses installations dérangent avec poésie une société trop bien réglée par un savant mélange d’autobiographie et de fantastique ».

 

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(Photo de l’artiste par Marie Clerin)

* Fluxus est un mouvement d'art contemporain né dans les années 1960 qui touche aussi bien les arts visuels que la musique et la littérature, par la réalisation de concerts, d'événements, la production de livres, de revues, la confection d'objets. Initié par **George Maciunas, qui en inventa également l'appellation, Fluxus participe aux questionnements soulevés par les formes d'arts qui voient le jour dans les années 1960 et 1970 : statut de l'œuvre d'art, rôle de l'artiste, place de l'art dans la société, notamment. L'humour et la dérision sont placés au centre de la démarche et participent à la définition de Fluxus comme un non-mouvement, produisant de l'anti-art ou plutôt un art-distraction.

** George (Jurgis) Maciunas est un artiste, galeriste et éditeur américain d'origine lituanienne, né à Kaunas (Lituanie) le 8 novembre 1931 et mort à Boston (Massachusetts) le 9 mai 1978)».

Source : La triennale.org

 

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Personnellement, j’y ai vu un retour à mes années de jeunesse, avec ces peluches vues chez des amis mais qui n’ont jamais reçu mes confidences des premières années sombres où suite au décès de ma sœur le noir et les larmes ont bercé mon quotidien. Peluches inaccessibles et vêtements noirs ne peuvent que vous cantonner à rechercher la couleur hors de l’enfer familial. Premiers émois d’adolescence où les filles ne portant pas comme de nos jours des jeans, la moindre jupe colorée flottant au vent nous incitait à deviner voire à entrevoir le paradis caché et comme le dit Alain Souchon dans sa chanson : « Sous les jupes des filles », nous livrer à un jeu de dupes… !

« Rétines et pupilles,
Les garçons ont les yeux qui brillent
Pour un jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles,
Et la vie toute entière,
Absorbés par cette affaire,
Par ce jeu de dupes :
Voir sous les jupes des filles ».

Si vous êtes arrivé ici sans vous enfuir, vous avez droit d’aller regarder sous les jupes des filles en visionnant la seule vidéo de cette expo, consacrée à Annette Messager.

Nota Bene : Si après avoir lu l’intégralité de ce billet et visionné la vidéo vous avez la migraine, c’est que vous avez fait l’effort d’essayer de comprendre les messages pas toujours clairs de l’Art dit contemporain ; je vous rassure je n’ai pas tout compris… !

Et comme le disait Marcel Duchamp :

« Le mot exposer ressemble à épouser »

Comme la mariée est toujours belle, vous pourrez dire j’y étais aussi… !

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vendredi 7 février 2014

Palais de Tokyo, Intense Proximité, Biennale 2012, j'y étais...!

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Le Palais de Tokyo a plus de 10 ans déjà ! Pour son anniversaire en 2012, il a fait peau neuve et s’est agrandi. Ce palais à l’aspect déroutant, décalé,  avec ses 22 000 m2, est devenu le centre d’art le plus vaste d’Europe. Décrié, mal aimé, incompris, à tel point que pour certains il est considéré comme un « Anti musée ». Pour sa réouverture,  son commissaire général, Okwui Enwezor, aujourd’hui directeur de la Haus der Kunst (Maison de l’Art) à Munich avait choisi comme concept :

La Triennale 2012 avec :

« Intense Proximité »

 

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(Peter Buggenhout, *The Blind leading the blind, )

Dès  l’entrée, mon regard est attiré par une énorme masse noire flottante, vaisseau fantôme interstellaire en lévitation,  sortie de l’imagination de Peter Buggenhout. Un assemblage hétéroclite de ferrailles, tôles tordues, bouts de filets et autres déchets, semblant  avoir été récupérés après un bombardement ou l’explosion d’un navire… ? N’est pas César qui veut, même si je pense à ses compressions.  * Perso, je préfère le tableau de Pieter Breughel.

 

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Je me demande si cette effrayante forme métallique, enrobée par la lumière abondante des grandes baies vitrées

 

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qui en amplifie sa terrifiante masse comme celle des débris d’un vaisseau spatial en désintégration,  ne va pas se décrocher  et  me tomber  sur la tête.  Ici la beauté ne sera pas accrochée aux cimaises et mise en avant. La couleur est annoncée, la laideur sera dominante. Il paraitrait que cette sculpture représenterait le poids de l’obscurité de l’art. On ne peut être plus clair, pour le moment, je suis dans le noir complet, elle n’éclaire pas la lanterne de mon inexpérience en art dit contemporain.

 

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L’immersion est  immédiate, pas le temps de prendre la température,  je suis de suite dans le bain, on ne m’a pas fait  passer par des paliers intermédiaires d’accoutumance. J’ai la désagréable impression  d’errer entre un chantier de bâtiment, un Bric à Brac digne d’un marché aux puces, un dépôt de ferrailleur ou un marché aux fleurs. 

 

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(Camille Henrot) « Peut-on être révolutionnaire et aimer les fleurs ? »

C’est assez surprenant, déroutant et même anxiogène  de me promener, disons déambuler  dans cet immense squat,  parmi les visiteurs égarés qui semblent être à la recherche d’une issue de secours.  Pas de parcours fléché, je découvre  les œuvres au gré de mes  divagations,  je m’étonne, de prime abord rien ne semble m’accrocher, pour rapidement me poser la question :

Mais qu’est-ce que je fous ici… ?

La laideur des lieux encore en travaux, des murs bruts de décoffrage,  m’incitent à accélérer la visite.

 

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Je me demande quelle première impression peut ressentir un visiteur qui découvre pour la première fois « l’Art Contemporain » dans cette atmosphère glauque.  Un tel désordre,  dans ce patchwork, ne peut  qu’encourager le néophyte à aller voir ailleurs, tant la majorité des œuvres ou installations paraissent hermétiques. Trouver le sésame d’accès à la démarche de l’artiste, sans son aide ou celle d’un guide,  voire de fiches explicatives me parait «Mission impossible».

 

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Partant de ce constat, je me bornerai dans un premier temps à insérer quelques photos sans explications, tout au plus le nom des artistes quand j’ai pris le temps de les noter. J’ai volontairement ignoré de photographier  des « immondices », ne voulant pas employer le mot œuvre, je pense à la salle où sont exposées des photos  de Jean  Luc Moulene « Les filles d’Amsterdam ». 

 

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Courbet:  (L'origine du monde)

Le tableau «L’origine du monde » de Courbet ne m’a jamais choqué (il choque encore, la Poste vient de s’ opposer à l’édition d’un timbre avec ce tableau), il n’en a pas été de même avec ces photos en grand format de prostituées, jambes écartées, ne cachant rien de leur gagne pain.  Je ne fais pas partie des grenouilles de bénitier qui, au moindre centimètre de corps dévoilé, demandent à cacher le sein qu’elles ne sauraient voir, mais à mon humble avis, ces «Erotica» ont plus leurs places dans les sex-shops, à moins qu’on ait voulu me convaincre que j’étais moi-même un voyeur dans ce  bordel ambulant… !

 

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Si vous êtes arrivé à cette origine sans vous décourager, ou vous faire des nœuds dans le cerveau, je vous invite à patienter, jusqu’à ce que je mette de l’ordre dans mes idées, vu que c’était en juin 2012. Vous aurez le droit de revenir.

A SUIVRE… !

jeudi 14 juin 2012

Les Maîtres du Désordre, au Musée du Quai Branly.

 

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Lors de mon dernier séjour à Paris, j’ai visité l’exposition « Les Maîtres du Désordre ». Cette exposition met en scène des objets, des représentations issus des grandes collections anthropologiques,

 

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mais aussi des œuvres d’artistes modernes

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et des installations contemporaines.

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L’exposition s’organise autour de trois grandes sections : le désordre du monde, la maîtrise du désordre et la catharsis.

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Dès l’entrée, Outgrowth, oeuvre de Thomas Hirschhorn,

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donne, avec ces globes terrestres tuméfiés, un aperçu des désordres du monde.

Dans de nombreuses cultures, des traditions mettent en scène des forces contraires qui se disputent le monde en un combat nécessaire et sans fin. Tout ordre, y compris l’ordre divin,

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est fondamentalement imparfait, limité, menacé d’implosion.

Une grande sculpture en verre,

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entrelacs de fioles géantes de parfums, odeurs de différentes substances (alcool, cocaïne, herbe, opium...) toutes responsables d'un état de dépendance chez l'homme, invitera le visiteur dans un « Jardin d’addiction », des artistes Berdaguer et Péjus.

Dans notre monde profane, les nouveaux « maîtres du désordre » sont des acteurs ou artistes qui mettent en désordre les conventions qui nous entourent.

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L’espace consacré à ce thème est confié à l’artiste Arnaud Labelle-Rojoux pour l’organisation et la conception d’un désordre par différentes installations d’artistes contemporains.

 

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 Cette installation prendra la forme d’un char de carnaval, rassemblant la « confrérie » des artistes qui raillent la société.

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Et comme le dit Ben : « Pas d’Art sans désordre ».

Je vous invite à visionner ce montage vidéos-photos afin de remettre un peu d’ordre dans mon billet… !

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