dimanche 1 juin 2014

Le musée de la Musique de Paris… !

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Le Musée de la musique rassemble au sein de la Cité de la musique, sur un espace de 2 000 m2, une collection de plus de 4 000 instruments dont des trésors nationaux ou des instruments mythiques comme le Piano de Chopin ou la guitare de Brassens, permettant de relater l'histoire de la musique occidentale du 17e siècle à nos jours et de donner un aperçu des principales cultures musicales de par le monde.

 

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Tout proche, vous pourrez profiter du canal de l’Ourcq,

 

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en le franchisant vous accéderez à la Cité des sciences et de l'industrie.

 

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Comme promis, lors de mon précédent billet, je vous mets le montage photos de ma visite à ce superbe musée, en espérant qu’il vous donnera un aperçu plus complet des instruments qui vous attendent  si d’aventure vous y allez.

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dimanche 25 mai 2014

Nuit Européenne des Musées à la Cité de la Musique… !

 

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Logeant à proximité de la cité de la musique, j’ai pu à l’occasion de la nuit européenne des musées visiter le Musée de la Musique.

 

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 J’aurais l’occasion de mettre en ligne sur YouTube un montage photos de ce superbe musée qui offre un splendide aperçu des musiques et instruments de différentes époques avec :

La musique du XVIIe siècle: La naissance de l’opéra.

 

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 (Clavecin P.Faby)

La musique du XVIIIe siècle: La musique des Lumières.

 

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 (Clavecin I.Couchet)

 

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 (Détail)

La musique du XIXe siècle: L’Europe romantique.

 

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La musique du XXe siècle: L’accélération de l’histoire.

 

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 (Au centre, Ondes Martenot)

Les musiques du monde: Diversité des traditions musicales.

 

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 (Tambour à fente garamut, Papaousie)

 

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 (Gong bulbé, Population Dayak, île de Bornéo)

Différents concerts étaient proposés dans chaque espace, notamment une interprétation, toute en virtuosité de la pianiste Zijun Wang,

 

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 de la sonate en ut mineur, D958 de Franz Schubert, pour vous donner un aperçu, je vous mets en ligne un extrait (afin de respecter les droits d’auteur) du 4ème Mvt : Allegro.

vendredi 9 mai 2014

Si Paris m’était conté… !

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(Jardin des Tuileries)

Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, je monterai à Paris la semaine prochaine (normal je suis un méridional) pour une overdose de Musées,

 

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(Sarcophage romain)

et d’expos en tout genre, avec celles sur « Le Louvre d’Abu Dhabi, Naissance d’un musée », « Paris 1900 » au Petit Palais, "Van Gogh " au Musée d’Orsay etc. Le choix ne manque pas.

 

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(Photo Louvre Abu Dhabi deTV5 Monde)

Sans oublier des ballades sans but précis, avec mes yeux de suricate, curieux de tout, mon APN prêt à mitrailler ; avec un peu de chance je rencontrerai une mamie à la mode… !

 

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Si d’aventure vous voulez me rencontrer, s’il pleut, pas question de vous attendre sous un parapluie,

 

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 (*Mariage pluvieux, mariage heureux… ?)

je ne serai pas à Cherbourg,  je vous propose un rendez-vous dans Le Louvre, aux pieds de cette statue :

 

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 (Statue de Pallas Athéna de Velletri)

Par beau temps, dans les jardins du Luxembourg, sous les frondaisons de la fontaine Médicis, sous la surveillance du cyclope Polyphème.

 

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 (Statue de Polyphème)

Pour les amoureux d’art sacré, rassemblement dans ce square, un de mes préférés, nous serons à deux pas de Notre Dame pour l’office chanté du soir… !

 

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 (Square Viviani)

 *Déformation proverbiale, au départ il s’agissait de : "Mariage plus vieux, mariage heureux".

En conclusion : Je ne serai  pas présent sur mon blog et mes visites sur les vôtres attendront mon retour.

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vendredi 28 février 2014

Exposition "Simon Hantaï" au Centre ¨Pompidou de Paris...!

DSC06216A(Les baigneuses 1949)

"Parmi les premières peintures réalisées peu après l'arrivée du peintre à Paris, Les Baigneuses est une œoeuvre singulière, avec ses couleurs tendres, ses figures flottant sur de grands aplats bleus et verts, et surtout par l'alliance de ses influences picturales a priori éloignées les unes des autres.

 

DSC06216CDepuis Cézanne, le thème des baigneuses est devenu un motif propice au libre agencement des couleurs et des formes. De même, chez Matisse on pense ici à la Danse de 1910 et, plus encore, par la disposition frontale des personnages, à la Musique , les nus sont des prétextes pour expérimenter les rapports entre lignes et couleurs. Dans la toile de Hantaï, on retrouve aussi le rêve matissien d'un paysage idyllique.

 

DSC06216BMais plutôt que par Cézanne ou Matisse, qu'il connaît encore peu à l'époque, la fraîcheur de ce tableau lui a sans doute été inspirée par le périple en Italie. Il est influencé par la peinture médiévale siennoise, les fresques de Giotto à Padoue et, surtout, par les mosaïques de Ravenne. Les baigneuses, disposées frontalement sur la surface picturale, en reprennent les formes simplifiées. Hantaï interprète ce qu'il a vu en Italie avec les termes de la modernité".

 

Panorama 1(Sexe-Prime. Hommage à Jean-Pierre Brisset, 18 septembre 1955)

"Durant ses premières années parisiennes, Hantaï se rapproche des Surréalistes dont il a pu connaître les expérimentations en Hongrie, tant elles ont eu de répercussions internationales. En fréquentant Breton et son entourage, il commence à peindre des formes organiques et teste différentes techniques, collage, grattage... Rapidement il se détache du groupe pour s'intéresser à l'abstraction énergique de Georges Mathieu

 

DSC06213Cet, plus encore, à celle de Jackson Pollock dont il a pu voir des œoeuvres exposées à Paris en 1951. Hantaï se lance alors dans la création de grandes toiles dominées par un expressionnisme gestuel dont, principalement, "Sexe-Prime. Hommage à Jean-Pierre Brisset". Peinte à l'aide de son « outil-réveil » un cercle de métal récupéré d'un vieux réveil avec lequel il gratte la dernière couche de peinture appliquée , la toile laisse apparaître des rubans clairs sur un fond sombre qui circulent et s'entremêlent sans fin. Hantaï développe cette pratique gestuelle pendant quelques années, jusqu'à se libérer aussi de l'expressionnisme de Pollock".

 

DSC06208A( Peinture (Écriture rose), 1958-1959 )

"Dans les toiles réalisées autour de 1958, Hantaï associe au geste des petites touches qui peu à peu vont l'évincer, au profit d'un autre moyen de couvrir la toile : l'écriture. Initialement superposées, petites touches et écriture vont être dissociées et pratiquées parallèlement dans les deux immenses toiles jumelles qui marquent un tournant dans son œoeuvre". Pendant un an, à partir de la fin de l’année 1958, Hantaï les peint en effet simultanément, l'une le matin et l'autre l'après-midi. Il recouvre la première d'une fine écriture à peine lisible, transcription de textes religieux, esthétiques, philosophiques qui constituent son univers spirituel de l'époque, appliquant sur la seconde une couche de peinture noire qu'il racle avec son « outil-réveil ». L'une donne ainsi à voir une grande surface claire, à la tonalité rose bien qu'aucune peinture rose n'ait été utilisée, –mais des « couleurs liturgiques rouge, vert, violette et blanc… » , parsemée de quelques signes, une tache de feuille d'or qui évoque les fonds des primitifs italiens, une éclaboussure que l'artiste apparente à l'encrier de Luther, une croix grecque et une étoile de David.

 

DSC06228A( À Galla Placidia)

L’autre, plus sombre, laisse entrevoir une croix claire en son centre qui exprime la religiosité de l'artiste mais aussi partage la toile en quatre. C'est cette croix qui vaudra, bien plus tard, son titre à l'œoeuvre, en souvenir du plafond du Mausolée de Ravenne visité dix ans auparavant. Offertes par Hantaï, l'une au Musée national d'art moderne en 1985, l'autre au Musée d'art moderne de la Ville de Paris lors de la donation de 1998, elles sont réunies dans l'exposition comme elles l'étaient dans l'atelier du peintre lors de leur création".

 

DSC06202(Série "Meuns")

"Avec la série des Meuns (du nom de la petite commune où il vient de s'installer), commencée en 1967, s'opère la synthèse entre ces deux forces centrifuge et centripète. Là, la toile est nouée en plusieurs endroits, creusant de larges espaces en réserve qui permettent aux grandes formes colorées de pleinement respirer. Le Meun de Nîmes, avec son éclatante et sensuelle couleur lilas, constitue l'un des plus beaux exemples de cette respiration de la couleur.

 

DSC06201Cette série se situe dans la continuité des dernières gouaches découpées de Matisse, en particulier les Nus bleus que Hantaï a pu voir exposés au Musée des arts décoratifs en 1961. Mais à la différence de Matisse, comme le souligne Dominique Fourcade, chez Hantaï, c'’est le pliage qui fait ciseaux".

 

DSC06233A(Tabula, 1980  )

"Les Tabulas sont les dernières peintures réalisées par Hantaï, de 1973 à 1982. De très grand format, elles sont composées grâce à un pliage orthogonal fixé par un système de nouage. Une fois dépliées, elles présentent un réseau de carrés ou de rectangles d'une seule couleur, imprégnée de manière irrégulière, faisant vibrer la lumière sur la toile".

Autres toiles présentées, que j'ai à l'inverse des "Meuns", "Tabulas", beaucoup plus appécié (ainsi que les baigneuses et Sexe Prime, décrites ci-dessus),

 

DSC06220(Femelle-Miroir II, 1953  )

 

DSC06223a( Période surréaliste )

 

DSC06227A(Période gestuelle)

 

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(Narcisse collectif)

 

DSC06219(L' arbre des lettres)  

Source: Plaquette exposition.

Pour ceux ou celles qui veulent avoir un panorama plus complet de l'expo, et qui ne sont pas partis en courant, je les invite à visionner (en plein écran) le montage photo suivant:

 

(Musique de la vidéo : Franco Fagioli « Vo solcando un mar crudel», de l’opéra Artaserse de Leonardo Vinci).

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mercredi 15 janvier 2014

Les arts asiatiques du musée Guimet de Paris 2ème partie… !

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(Shiva et la danse cosmique)

Une forme particulière de représentation de Shiva est Naṭarāja (le danseur cosmique, seigneur de la danse, de naṭa, danse et rāja, roi). Il est le plus souvent inscrit dans un cercle de flammes (prabhāmaṇḍala) signifiant qu'il consume les désirs dans le feu. Dans cette forme, il possède quatre bras tels que la main supérieure droite porte un tambour (ḍamaru) symbolisant la pulsion rythmique de l'univers, la main inférieure droite fait le geste de protection (abhayamudrā), la main supérieure gauche tient la flamme de la connaissance, l'inférieure gauche montre le sol.

 

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 (Buste féminin adossé à un rinceau Inde, Madhya Pradesh ou Râjasthân Epoque médiévale, Xe-XIe siècle de notre ère)

Depuis la plus haute antiquité, L’Inde a voué à la femme une dévotion particulière. Des figurines de la vallée de l’Indus aux déesses de la fertilité, en passant par les déesses protectrices sculptées à l’époque Gupta à l’entrée des lieux saints. A l’époque médiévale, la femme demeure un thème de prédilection pour les sculpteurs, qu’ils soient bouddhiques ou brahmaniques. Elle apparaît, comme ici, sous un aspect traditionnel qu’elle conserve à travers les siècles : sensuelle. Cette femme à l’arbre appuyée à un fragment de rinceau, et dont seul le buste subsiste, présente une poitrine généreuse, sa tête légèrement penchée vers la droite ainsi que la torsion du buste restituent peut-être la position d’origine en tribangha ou « triple flexion » caractéristique de la sculpture indienne. Les nombreux ornements qui la parent (boucles d’oreilles, long collier perlé) illustrent le goût passionné des femmes indiennes, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, pour les éléments de parure. Le traitement naturaliste du corps, la rondeur des formes, la pureté et la grâce font de cette sculpture, une oeuvre pleine de charme qui était destinée à orner les parois des sanctuaires couvertes d’une multitude de déesses secondaires : les devatâ qui charment les dieux par leur présence, et de « femmes à l’arbre » : les shâlabhanjikâ, symbole de fécondité.

 

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(Avalokiteshvara / Guanyin)

En Chine, Bouddha Sakiamuni est rarement représenté. Il apparaît plutôt sous la forme du plus célèbre des bodhisattva : Avalokiteshvara, appelé Guanyin en Chine.

 

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 Il peut être représenté sous une forme humaine habituelle ou avec mille bras équipés de leurs attributs et onze têtes selon la légende.

 

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(Aspara/Devata)

Dans le Sanātana Dharma (Hindouisme), les Apsara sont des nymphes célestes d'une grande beauté, sorties des flots lors du barattage de la mer de lait. Ce sont les compagnes des Deva (entités bienfaisantes) autant que des Asura (démons). Elles symbolisent le plaisir des sens et de l'esprit. On dit qu'elles connaissent 64 manières d'éveiller les sens. Lorsqu'un ascète acquiert trop de pouvoirs, le dieu Indra lui envoie quelques Apsara, auxquelles il ne peut que succomber et en perdre ses pouvoirs. Elles sont généralement représentées comme de belles jeunes filles aux courbes sensuelles, légèrement vêtues et aux seins nus. On a pris pour mauvaise habitude de désigner les divinités représentées en bas-relief sur les murs des temples khmers par le nom d'apsara mais s’appelant en réalité Devata. Ces superbes créatures sont des êtres célestes d’une grande beauté, voués à la danse. Elles s’offrent en récompense aux guerriers valeureux morts au combat (dans l’hindouisme khmer uniquement).

 

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C'est dans les tombes de l'aristocratie Shang et Zhou que sont retrouvées des milliers de bronzes. Dans celle de l'épouse du roi Wuding des Shang, Fuhao, prêtresse et général en chef des armées. Des centaines d'objets en bronze, deux mille pièces de mobilier funéraire et une gigantesque cloche ont été exhumés en 1976. Plus de 30 000 fragments de modèles et moules en terre cuite sont sortis de la fouille de la fonderie de Houma au Shanxi. Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain. Sa couleur dépend du pourcentage d'étain dans l'alliage. Les nuances varient du rougeâtre, au blanc argenté en passant par le jaune orangé au gris. Les inscriptions sur les objets racontent l'investiture d'un fief, l'attribution d'un titre ou la célébration d'un exploit militaire.

 

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Dans la société ritualiste de la Chine antique, le bronze était principalement employé pour fondre la vaisselle cérémonielle que l'on utilisait dans les sacrifices dédiés aux dieux du ciel, de la terre, des montagnes et des rivières. Cette vaisselle était également utilisée dans les banquets, offerte en récompense, et servait dans les funérailles pour la noblesse.

 

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Comme le bronze est un matériau durable et résistant, il était utilisé par les rois pour couler des vases en l'honneur des ancêtres des ducs, princes et ministres qui avaient apporté une grande contribution au pays ou au souverain, afin d'établir un modèle ou un souvenir pour les générations futures.

Sources : Documentations musée Guimet, Google.

Musique de la vidéo : Toujours les :

Mantra de Avalokiteshvara, chants des moines bouddhistes

En août 2013, j’avais consacré un billet, passé inaperçu (sauf par Nouratin), sur une exposition (au musée Guimet) consacrée aux bronzes rituels de la Chine ancienne, avec un montage photo. Pour ceux et celles qui souhaiteraient utiliser un de ces beaux vases pour y faire infuser un thé, je remets la vidéo.

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jeudi 9 janvier 2014

Les antiquités égyptiennes au musée du Louvre… !

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(Cuve du sarcophage de Ramsès III)

Le décor gravé sur la paroi de granite poli était peint de couleur bleue, aujourd'hui très effacée. Du côté des pieds, une déesse assise étend des ailes protectrices : c'est Isis. Sa soeur Nephthys accomplit le même geste à la tête. Ainsi protégé par les deux déesses, Ramsès III partage le destin d'Osiris.

 

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(Couvercle du cercueil d'Imeneminet)

Le cercueil en " cartonnage ", ou tissus stuqués, est entièrement peint. Sur tout le devant du corps se dresse le célèbre reliquaire d'Abydos, encadré de divinités ailées.

 

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(Singes de la base de l'obélisque de Louxor)

Les quatre cynocéphales en granite rose appartenaient au piédestal de l'obélisque de Louxor qui faisait pendant à celle de la place de la Concorde. Les singes dressés sur leurs pattes arrières adorent le soleil, les bras levés au ciel. Ils sont orientés face à l'astre, à l'est et à l'ouest, pour accompagner son lever et son coucher

 

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(Six sphinx qui bordaient l'allée menant au Sérapéum de Saqqarah)

La rangée de sphinx a été réalisée en calcaire sous le règne de Nectanébo Ier (378-361 avant Jésus-Christ) de la 30ème et ultime dynastie indigène. Les statues avaient été recouvertes d'une peinture ocre rouge pour imiter la roche dure et les yeux étaient incrustés.

 

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(Sphinx)

De taille colossale et en granite rose, le Sphinx situé à l'entrée de la salle rappelle, de part sa position frontale, le plus célèbre des sphinx d'Egypte, celui qui longe la voie d'accès à la pyramide de Khephren sur le plateau de Giza. Celui-ci provient de Tanis dans le Delta et a son pendant conservé au musée du Caire. Composé d'une tête humaine reposant sur un corps de lion, le sphinx représente l'image divine du pharaon. Le terme de sphinx provient de l'expression égyptienne chesep-ankh qui signifie image vivante, expression qui sera traduite sphinx en grec. Le sphinx est coiffé du némès et porte la barbe. Daté de la fin du Moyen Empire, de la 13ème dynastie, il porte les noms de Ramsès II et de son fils Mérenptah qui ont été apposés par les intéressés cinq siècles plus tard au cours de la 19ème dynastie

 

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(Tête d'une statue colossale d'Aménophis III)

Cette tête représente Aménophis III en roi de Haute Egypte. Elle appartenait à l'un des colosses de granite érigés par le roi dans son temple de Kom el-Hettan dont l'entrée était marquée par les colosses de Memnon.

 

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(Cartonnage doré de la dame Tachéretpaânkh)

La dame Tachéretpaânkh n'était sûrement pas la première venue : sa momie était couverte d'une protection entièrement dorée à la feuille, "cartonnage" constitué de plusieurs épaisseurs de toile stuquée. C'est un bel exemple d'équipement funéraire d'époque grecque. Il est décoré en relief de scènes religieuses et d'inscriptions rituelles et biographiques.

 

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(*Chaouabti d'Aménophis III, à droite,)

A l’image du dieu Osiris, le "*chaouabti" est vêtu du linceul et tient de ses mains croisées les sceptres du dieu des morts. Puisqu’il s’agit d’une statue du roi Aménophis III, il porte la couronne blanche. Ces statues déposées dans la tombe étaient faites en série. Aménophis III créa des séries de très grandes tailles et inaugura une formule personnelle.

*Le Chaouabti est une statue funéraire déposée dans la tombe à l’effigie du défunt. Façonnées en séries, ces statues passent « pour exécuter le travail dans le monde des morts ».

 

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(Couple en bois, de la fin de la Préhistoire à la fin du Moyen Empire « vers 3800 - 1710 av. J.-C ».)

Malgré de nombreuses mutilations, cette statue d'un couple saisi dans l'attitude de la marche est l'un des fleurons de la statuaire privée en bois de l'Ancien Empire. Les deux personnages sont debout, côte à côte, la femme à la droite de l'homme. Beaucoup plus petite que lui, selon les conventions de l'art égyptien, la femme se tient légèrement en retrait et enlace tendrement son époux par la taille.

 

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(Sculpture en schiste vernissé présentant Tiyi et son époux dont il ne reste que le bras)

 

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(Scribe accroupi trouvé à Saqqara - 4e ou 5e dynastie- « 2600 - 2350 avant J.-C »)

Cette  statue de calcaire étant « la Joconde » du département des antiquités égyptiennes, Je ne vous ferai pas l’affront, de vous en donner sa description complète.

 

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 Je signalerai simplement ses yeux, particulièrement admirables, incrustés dans les orbites et se composant de magnésite blanche et de cristal de roche, conférant une grande présence au regard.

Place au Louvre

 

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Afin de ne point faire la queue, je vous invite à me suivre. Assez de baratins, je vous laisse (pour ceux ou celles qui le souhaitent) le soin de regarder le montage vidéo-photos.

Sources: Documents du Louvre.

La musique de la vidéo : extraits de « La Flute enchantée de Mozart ». Kurt Moll (basse) chante « O Isis und Osiris ». La marche des prêtres, 2ème partie du montage.

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vendredi 12 juillet 2013

Keith Haring au Musée d'Art Moderne de Paris...!

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Le Musée d'Art Moderne de Paris consacre une rétrospective à l'artiste américain Keith Haring. Cette exposition permet d'appréhender l'importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément "politique" de sa démarche.

 

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Plusieurs thèmes y sont abordés: L'individu contre l'état. Le capitalisme. Les œuvres dans l'espace public. La religion. Les Mass Media. Le Racisme. L'écocide, menace nucléaire et apocalypse. Les dernières œuvres, sexe, sida et mort. Keith Haring était habité par l'obsession de dessiner, d'une manière spontanée, sans travail préparatoire.

 

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 Il y mettait toute son énergie, réalisant à chaque fois une véritable performance. Dessiner était pour lui un geste politique; se sera aussi dans les derniers mois un acte de résistance face à la mort.

L’individu contre l’État :

 

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Dès ses premières œuvres, Keith Haring s’oppose au pouvoir et à l’État. Il croit résolument en l’individualité et en la liberté pour chaque individu. Il dépeint alors l’artiste graffeur attaqué par des chiens qui aboient,

 

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le personnage déchiqueté par quatre mains géantes ou celui qui casse le bâton avec lequel on vient de le frapper. Haring a également représenté ce personnage à l’allure de robot qui vise les personnes anonymes marquées d’une croix comme des cibles. L’artiste dénonce, à travers certaines de ses œuvres, les groupes stéréotypés et classifiés par l’État, et dénonce aussi les êtres qui oublient leur propre individualité.

 

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À travers sa rébellion contre « l’establishment » et à travers ses performances, il adresse ainsi des messages défiant l’autorité de l’État sur l’individu.

Capitalisme :

 

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Radical dans son rapport au monde consumériste, Keith Haring règle ses comptes et livre une critique acerbe du capitalisme et de la société de consommation.

 

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 À travers certaines de ses œuvres, il s’insurge contre l’hégémonie des États-Unis et du dollar. Il admire Andy Warhol qu’il déclinera en Mickey Mouse dans plusieurs des ses œuvres.

 

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Par ailleurs véritable artiste homme d’affaires, Andy Warhol encourage Haring à ouvrir en 1986, un Pop Shop sur Lafayette Street où tous les objets vendus (tee-shirts, casquettes…) sont à l’effigie de ses œuvres, dans un décor imaginé par lui-même, reprenant l’idée chère à Haring de l’art accessible à tous.

Les œuvres dans l’espace public :

 

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Dès son installation à New York en 1978, Haring commence à exercer son art dans l’espace public. Il réalise alors des affiches publicitaires altérées en photocopiant par centaine des titres remaniés à partir des collages de manchettes de journaux, et les placarde dans la rue sur des lampadaires ou des kiosques. Les activités urbaines de l’artiste atteignent leur apogée lorsqu’il commence à réaliser ses dessins dans le métro (Subway Drawings) sur des panneaux noirs destinés à recevoir des affiches publicitaires.

 

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De 1980 à 1985, ses dessins à la craie (plus de 5000) sont à la fois une performance physique et artistique, voire un acte politique : produire de l’art pour tout le monde car visible par tous. Keith Haring a aussi beaucoup aimé collaborer avec les artistes de son temps, graffeurs, musiciens, danseurs, il y avait chez lui une forme de frénésie et de plaisir à produire des œuvres communes et transgressives.

Religion :

 

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Keith Haring qui a grandi dans un milieu chrétien traditionnel,  considère avec beaucoup de recul et un esprit critique l’Histoire, et notamment celle de la colonisation et de la religion. Il pensait qu’ « une grande partie du mal qui se produit dans le monde est causée au nom du bien (religion, faux prophètes, artistes à la noix, hommes politiques, businessmen…). »

 

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Dans ses dessins et peintures, des croix pénètrent les corps, se collent aux cerveaux. Haring crée dans ses œuvres tardives des scènes dramatiques dans lesquelles l’Église et ses dogmes sont dénoncés comme nocifs pour la société et l’individu. Néanmoins, tout en luttant contre toutes les « religions de contrôle », il respecte la foi individuelle.

Mass Media :

 

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Dans ses premières œuvres, Keith Haring évoque à plusieurs reprises la menace de la substitution de notre réalité par les nouvelles technologies que sont les écrans (télévision et ordinateur). Il s’inquiète par ailleurs du danger qui pèse sur la créativité et l’individualité face à l’hégémonie technologique.

 

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Dans certaines de ses toiles, il peint ainsi, à l’intérieur d’écrans, les thématiques qui le préoccupent comme la puissance atomique, le corps du Christ ou encore Mickey Mouse. La télévision et les écrans d’ordinateur dans ses peintures et ses dessins remplacent parfois le cerveau. Il a lui-même bénéficié très tôt d’une couverture médiatique incroyable et a paradoxalement joué rapidement de la « peopolisation » de sa vie et de ses relations avec Madonna, Andy Warhol, Grace Jones, Jean-Michel Basquiat.

Racisme :

 

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Keith Haring s’intéresse à de nombreuses facettes de l Histoire, il est notamment révolté par toutes les discriminations dans un monde pour lui empreint de racisme et d’oppression (histoire de la colonisation, guerre du Vietnam). L’homme blanc « mauvais » représente pour Haring le pillage, l’oppression, l’esclavage, la cause de la pauvreté.

 

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Dés son arrivée à New York, il est fasciné par la diversité des populations, il rencontre et fréquente des minorités qui l’attirent et dont il se sent proche. Tout au long de sa carrière, Harring s’est ainsi attaqué aux problématiques sociopolitiques et a produit un art engagé.

Écocide, menace nucléaire et apocalypse :

 

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Haring s’engage et cherche à encourager toute action de protection pour sauver la planète. C’est l’époque du développement écologiste. Il défend l’idée que la préservation de l’environnement relève de notre responsabilité. « Nous savons que « les humains » déterminent le futur de la planète. Nous avons le pouvoir de détruire et de créer. » Son engagement personnel se traduit le 12 juin 1982, lors dune immense manifestation contre le nucléaire, par la réalisation à ses propres frais de milliers de posters à distribuer. En 1988, il visite le Musée Mémorial de la Paix d’Hiroshima. Bouleversé, il crée un nouveau groupe d’œuvres évoquant le danger de la guerre atomique.

Dernières œuvres. Sexe, sida et mort.

 

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Lorsqu’il débarque à New York pour étudier, Haring assume pleinement son homosexualité. Il y vit d’abord  une sexualité débridée, qui transparaît à la fois dans son journal et dans ses œuvres où le sexe est très présent. Lorsque le virus du sida se propage dans les années 1980, la lutte contre cette  maladie deviendra sa bataille la plus personnelle, et dès 1985, la thématique du sida apparaît, comme dans son autoportrait aux pois rouges.

 

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Il s’engage en réalisant des affiches en faveur des rapports sexuels protégés, afin d’informer sur cette épidémie. Certaines affiches comme « Silence=Death » ont un caractère purement militant.  Il personnifie le virus sous forme d’un énorme spermatozoïde à cornes dans une série de dessins et de peintures. Personnage officiel, il contribue ainsi à divulguer et faire savoir ce qu’on ne disait pas dans les années 1980 sur cette maladie. Touché lui-même par le virus (il apprend qu’il est contaminé en 1988), il décède le 16 février 1990 à New York.

Je vous invite à regarder le montage photos qui vous donnera un aperçu plus complet de cette superbe exposition, visible jusqu'au 18 août au Palais de Tokio.

 

Source: Plaquette exposition.

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samedi 6 juillet 2013

Je n'avais pas la main...!

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Problème + Problème + Problème +

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+ Problème...!

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= Printemps de "Merde"...!

Heureusement qu'il y a eu une petite amélioration avec:

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et avec...!

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et aussi avec...!

Panorama 06

et encore avec...!

DSC06219sans oublier...!

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J'allais oublier...!

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Je me souviens aussi de...!

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Un peu de patience, le temps de refaire surface...!

 

 

 

 

 

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mardi 23 octobre 2012

Le musée des monuments français, Trocadéro, Paris… !

 

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Le musée des Monuments français, place du Trocadéro dans le 16e arrondissement de Paris, fermé depuis dix ans, a rouvert ses portes en septembre 2007. Il s'inscrit à présent dans le cadre de la nouvelle Cité de l'Architecture et du Patrimoine.

 

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Le projet de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine a consisté à regrouper trois entités, devenues départements : l'institut français d'Architecture (IFA),

 

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promoteur de l'architecture contemporaine et de ses architectes, le centre des hautes études de Chaillot (CEDHEC) et le musée.

La Galerie des Moulages, abrite plus de 350 reproductions grandeur nature de la sculpture monumentale française, depuis la période romane au XIIème siècle jusqu'aux XVIIème et XVIIIème siècles.

 

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(Portail cathédrale de Chartres)

L’ensemble est centré sur le grand tympan où le Christ en majesté, tenant le livre de vie,

 

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trône dans une mandorle entouré des quatre vivants, symboles des évangélistes : l’aigle de Jean, le lion de Marc, le taureau de Luc, l’homme de Matthieu - tous ailés.

 

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(Solesmes, église abbatiale St Pierre)

 

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(Détail, mise au tombeau)

Thème répandu dans l’iconographie du XVème siècle.

Un aperçu de la galerie des moulages avec ce montage vidéo.

 

jeudi 11 octobre 2012

Le Musée du Quai Branly à Paris… !

 

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Le Musée du quai Branly, édifié le long de la Seine, selon le projet architectural de Jean Nouvel a été inauguré le 23 juin 2006.

 

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De l’Océanie à l’Asie, puis de l’Afrique à l’Amérique, le parcours géographique des collections présente près de 3500 œuvres.

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(Maternité sculptée par Kwayep)

Population Bamiléké, chefferie Bangangté au Cameroun. Ce portrait de reine est vraisemblablement une commande du roi N’Jiké pour fêter la naissance de son premier enfant.

 

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(Masque de l’esprit de la lune)

Population Yup’ik (groupe inuit). Les Yupiit considéraient que tous les animaux qui avaient été chassés allaient sur la lune.

 

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