vendredi 16 juin 2017

Kimono, au bonheur des dames, Musée Guimet de Paris… !

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"Pour la première fois hors du Japon sont exposées en France, au musée Guimet,

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les plus belles pièces textiles de la collection de la célèbre maison Matsuzakaya, fondée en 1611.

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À travers ces kimonos exceptionnels est porté un regard inédit sur l’évolution de la mode au Japon depuis l’époque d’Edo (1603-1868) jusqu’à nos jours.

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L’exposition traite de l’évolution de ce vêtement et de ses accessoires et montre leurs réinterprétations dans la mode japonaise et française contemporaine.

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Porté à l’origine comme un vêtement de dessous par l’aristocratie, avant d’être adopté par la classe des samouraïs comme vêtement extérieur, le kimono est vite devenu un vêtement usuel pour toutes les classes de la population japonaise. Source: Musée Guimet

Pour un aperçu plus complet de cette exposition, je vous invite à visionner mon montage vidéos-photos.

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vendredi 26 mai 2017

En attendant la grosse artillerie, un peu de légèreté… !

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Après les barbouillages d’Appel, si je suis de bonne humeur, bien « luné » à condition que la lune ne soit pas dévorée par les gargouilles de Notre Dame, mes prochains billets traiteront de sujets plus digestes, sans pour autant vous prendre la tête.

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(Bouddha géant de Prune Nourry)

Un petit intermède bien remuant au rythme des écoles de samba, filmé à la foire expo de Paris, qui fera certainement plaisir à Nouratin… !

Dans un autre genre, un peu de folklore chinois filmé place du Trocadéro, alors queje me rendais au Musée Guimet. Les éventails vous permettron de vous rafraichir par ces temps caniculaires.

  

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samedi 6 décembre 2014

L'envol du Dragon au Musée Guimet de Paris...!

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Dans le cadre des années croisées France-Vietnam, le Musée national des arts asiatiques Guimet a organisé, avec le musée d’Histoire du Vietnam de Hanoi, une exposition consacrée à la représentation du dragon pour laquelle des prêts majeurs ont été consentis.

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(Le futur Boudha, ondoyé par les 9 dragons, Bois laqué et doré, époque Lê, fin XVIIIe début XIXe)

Au Vietnam, le dragon occupe une place privilégiée au sein du bestiaire des animaux fabuleux.

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(Ornement de toiture en forme de dragon)

Cette fascinante chimère manifeste avec dynamisme son rôle protecteur et bienfaisant par un aspect à la fois gesticulant et animé ; les artistes vietnamiens ont, durant des siècles, décrit les méandres de sa silhouette.

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Serpentiforme, le dragon participe du monde des eaux dont il est le gardien et le pourvoyeur. Détenteur des clés de la sécheresse ou de l’inondation, évoluant dans les mondes souterrains et les milieux aquatiques avec la même aisance que dans les nuées célestes, il est donc par essence versatile et capricieux.

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(Sceau impérial - or, 1802)

Décrets impériaux en or et argent, mobilier funéraire, chefs d'œuvre de céramique et objets d'art religieux, les collections associent le dragon au prestige du souverain, gardien et bienfaiteur de la société.

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(Verseuse. Or, époque Nguyên, milieu du XIXe siècle.)

Les artistes vietnamiens présentent tantôt le dragon comme un bestiaire fantastique (âge de bronze) avant de le représenter sur le mobilier funéraire, à la suite de la domination chinoise des Han, puis sur de nombreux mobiliers.

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(Support de lampe ou de brûle-parfum. Bronze. Époque Giao Chi, c. Ier-IIIe siècle.)

 Centrée sur l’image du dragon, l’exposition évoque une histoire millénaire, de l’âge du Bronze au crépuscule de la dernière dynastie royale,

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(Lion nghê, bronze époque Lê, XVIe-XXVIIe siècle)

en réunissant une sélection inédite d’œuvres du musée d’Histoire du Vietnam de Hanoi et du Musée national des arts asiatiques Guimet.

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(Couronne impériale, Règne de Khai Dinh 1916-1925)

La présentation permet d’évoquer les développements d’une iconographie très vite associée à la personne royale et à son prestige. »

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(Bodhisattva Avalokitesvara à mille bras - bois laqué et doré, fin 18e début 19e s)

Je vous invite à visionner le montage photo de cette exposition, que j’ai eu le plaisir de parcourir juste avant sa fermeture.

Musique de la vidéo: Vietnam musical "Bamboo musical"

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mercredi 15 janvier 2014

Les arts asiatiques du musée Guimet de Paris 2ème partie… !

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(Shiva et la danse cosmique)

Une forme particulière de représentation de Shiva est Naṭarāja (le danseur cosmique, seigneur de la danse, de naṭa, danse et rāja, roi). Il est le plus souvent inscrit dans un cercle de flammes (prabhāmaṇḍala) signifiant qu'il consume les désirs dans le feu. Dans cette forme, il possède quatre bras tels que la main supérieure droite porte un tambour (ḍamaru) symbolisant la pulsion rythmique de l'univers, la main inférieure droite fait le geste de protection (abhayamudrā), la main supérieure gauche tient la flamme de la connaissance, l'inférieure gauche montre le sol.

 

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 (Buste féminin adossé à un rinceau Inde, Madhya Pradesh ou Râjasthân Epoque médiévale, Xe-XIe siècle de notre ère)

Depuis la plus haute antiquité, L’Inde a voué à la femme une dévotion particulière. Des figurines de la vallée de l’Indus aux déesses de la fertilité, en passant par les déesses protectrices sculptées à l’époque Gupta à l’entrée des lieux saints. A l’époque médiévale, la femme demeure un thème de prédilection pour les sculpteurs, qu’ils soient bouddhiques ou brahmaniques. Elle apparaît, comme ici, sous un aspect traditionnel qu’elle conserve à travers les siècles : sensuelle. Cette femme à l’arbre appuyée à un fragment de rinceau, et dont seul le buste subsiste, présente une poitrine généreuse, sa tête légèrement penchée vers la droite ainsi que la torsion du buste restituent peut-être la position d’origine en tribangha ou « triple flexion » caractéristique de la sculpture indienne. Les nombreux ornements qui la parent (boucles d’oreilles, long collier perlé) illustrent le goût passionné des femmes indiennes, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, pour les éléments de parure. Le traitement naturaliste du corps, la rondeur des formes, la pureté et la grâce font de cette sculpture, une oeuvre pleine de charme qui était destinée à orner les parois des sanctuaires couvertes d’une multitude de déesses secondaires : les devatâ qui charment les dieux par leur présence, et de « femmes à l’arbre » : les shâlabhanjikâ, symbole de fécondité.

 

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(Avalokiteshvara / Guanyin)

En Chine, Bouddha Sakiamuni est rarement représenté. Il apparaît plutôt sous la forme du plus célèbre des bodhisattva : Avalokiteshvara, appelé Guanyin en Chine.

 

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 Il peut être représenté sous une forme humaine habituelle ou avec mille bras équipés de leurs attributs et onze têtes selon la légende.

 

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(Aspara/Devata)

Dans le Sanātana Dharma (Hindouisme), les Apsara sont des nymphes célestes d'une grande beauté, sorties des flots lors du barattage de la mer de lait. Ce sont les compagnes des Deva (entités bienfaisantes) autant que des Asura (démons). Elles symbolisent le plaisir des sens et de l'esprit. On dit qu'elles connaissent 64 manières d'éveiller les sens. Lorsqu'un ascète acquiert trop de pouvoirs, le dieu Indra lui envoie quelques Apsara, auxquelles il ne peut que succomber et en perdre ses pouvoirs. Elles sont généralement représentées comme de belles jeunes filles aux courbes sensuelles, légèrement vêtues et aux seins nus. On a pris pour mauvaise habitude de désigner les divinités représentées en bas-relief sur les murs des temples khmers par le nom d'apsara mais s’appelant en réalité Devata. Ces superbes créatures sont des êtres célestes d’une grande beauté, voués à la danse. Elles s’offrent en récompense aux guerriers valeureux morts au combat (dans l’hindouisme khmer uniquement).

 

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C'est dans les tombes de l'aristocratie Shang et Zhou que sont retrouvées des milliers de bronzes. Dans celle de l'épouse du roi Wuding des Shang, Fuhao, prêtresse et général en chef des armées. Des centaines d'objets en bronze, deux mille pièces de mobilier funéraire et une gigantesque cloche ont été exhumés en 1976. Plus de 30 000 fragments de modèles et moules en terre cuite sont sortis de la fouille de la fonderie de Houma au Shanxi. Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain. Sa couleur dépend du pourcentage d'étain dans l'alliage. Les nuances varient du rougeâtre, au blanc argenté en passant par le jaune orangé au gris. Les inscriptions sur les objets racontent l'investiture d'un fief, l'attribution d'un titre ou la célébration d'un exploit militaire.

 

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Dans la société ritualiste de la Chine antique, le bronze était principalement employé pour fondre la vaisselle cérémonielle que l'on utilisait dans les sacrifices dédiés aux dieux du ciel, de la terre, des montagnes et des rivières. Cette vaisselle était également utilisée dans les banquets, offerte en récompense, et servait dans les funérailles pour la noblesse.

 

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Comme le bronze est un matériau durable et résistant, il était utilisé par les rois pour couler des vases en l'honneur des ancêtres des ducs, princes et ministres qui avaient apporté une grande contribution au pays ou au souverain, afin d'établir un modèle ou un souvenir pour les générations futures.

Sources : Documentations musée Guimet, Google.

Musique de la vidéo : Toujours les :

Mantra de Avalokiteshvara, chants des moines bouddhistes

En août 2013, j’avais consacré un billet, passé inaperçu (sauf par Nouratin), sur une exposition (au musée Guimet) consacrée aux bronzes rituels de la Chine ancienne, avec un montage photo. Pour ceux et celles qui souhaiteraient utiliser un de ces beaux vases pour y faire infuser un thé, je remets la vidéo.

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dimanche 12 janvier 2014

Les arts asiatiques du musée Guimet de Paris 1ère partie… !

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Avant de vous remettre un billet sur mes pérégrinations en Allemagne,

 

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ou, à la demande générale un billet sur l’art contemporain.

 

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J’ai décidé de changer de continent et de vous emmener voir les arts asiatiques. Pas besoin de prendre l’avion, le Musée Guimet de Paris nous offre de vrais chefs d’œuvres. Loin des foules du Louvre on peut déambuler dans les salles rénovées ;

 

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 là pas besoin d’attendre de longues minutes pour éviter d’immortaliser une visiteuse à la place de Shiva, ou un beau mâle se prenant pour bouddha.

 

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(Masque de Bhairava Népal, vallée de Katmandou Fin XVIe, début XVIIe siècle)

« Ce visage, encadré d’une coiffure radiante, dégage une force expressive que renforce le traitement chantourné et déchiqueté des sourcils, de la moustache et de la barbe, selon un mode typique du début du XVIIe siècle. Le troisième œil frontal permet d’identifier cette figure de Bhairava comme la manifestation farouche de Shiva. Sa coiffure est scandée de fleurons rehaussés de médaillons de pierres bleues et ses oreilles aux lobes percés devaient probablement supporter une parure de matière précieuse. Par son ornementation chargée, délicate et raffinée, cette pièce est caractéristique de l’art de la population Neware (communauté de la vallée de Katmandou)».

 

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 (Roue de la Loi « dharmacakra » Thaïlande)

« Cette roue de la Loi, caractéristique de l’art bouddhique pré-thaï dit de Dvâravatî, est ornée de motifs floraux et végétaux de même que de petites flammes figurant sur la tranche. Bien qu’une datation du VIIIe siècle soit retenue, la tête de lion (simhamukha) située en partie inférieure de l’oeuvre, ainsi que la luxuriance du décor, indiquerait davantage une datation du IXe siècle. Très importantes dans l’art ancien de l’Inde, les roues de la Loi en ronde-bosse sont nombreuses dans l’art du royaume de Dvâravatî à partir du VIIe siècle. Une telle pièce renvoie à la première prédiction du Buddha dans le Parc aux gazelles de Sârnâth, près de Bénarès. Ces dernières étaient en général placées sur une base au sommet d’un pilier représentant symboliquement le mont Meru, axe du monde couronné par le palais d’Indra, le roi de tous les dieux».

 

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 (Tambour du Sông Dà dit «tambour Moulié », du nom de son propriétaire)

"Ce tambour est composé d’un plateau sonore, reposant sur un tore évasé, d’une caisse cylindrique et d’un pied tronconique. Quatre anses, doubles, relient la partie supérieure au corps central. L’ensemble a reçu un décor en méplat dans lequel des motifs géométriques alternent avec des représentations figurées, stylisées. Le plateau est orné au centre d’une étoile ( ?) autour de laquelle s’organisent, en registres concentriques, diverses scènes sans doute liées à des rites de fécondité aujourd’hui perdus. Des guerriers parés de plumes y sont représentés défilant vers la demeure du défunt, une maison à pilotis dont la plate-forme supporte des tambours recevant les grains de riz que pilent d’autres personnages. Emportant des Guerriers-esprits, les « barques de morts » ornées de têtes et de queues d’oiseaux évoluent sur la caisse. Quant au corps vertical de l’instrument, de semblables guerriers-esprits s’alternent avec des motifs géométriques".

 

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 (Fronton- Cambodge)

"Ce haut-relief présente une scène narrative encadrée par un rampant polylobé surmonté de feuilles dressées, et terminé par des nâga polycéphales. Il s’agit d’un épisode du Mahâbhârata, la grande épopée indienne, dont Visnu sous les traits de Krisna, est l’un des héros. De part et d’autre d’un arbre de forme ogivale, les deux asura (démons) Sunda et Upasunda se disputent la possession de l’apsaras Tilottamâ, créée par les dieux pour engendrer la guerre entre les deux frères et rétablir la paix sur terre. Ce conflit se déroule sous le regard d’ascètes. Les images en relief, très vivantes s’opposent dans l’art khmer aux statues de culte plus hiératiques et impersonnelles. L’exactitude dans le rendu de la nature, la perfection de l’exécution, l’imagination, mêlant de gracieuses figures aux décors végétaux luxuriants, définissent le style de Banteay Srei".

 

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 (Bodhisattva Avalokiteshvara Viêt-nam, région de Hanoi XVIIe siècle)

"Cette œuvre nous présente une image particulière du bodhisattva Avalokiteshvara, sous sa forme féminine de Quan Âm (Guanyin). Cet aspect, très populaire en Chine voisine, est particulièrement vénéré dans le nord du Viêt-Nam d’où provient cette figure. On reconnaît ce bodhisattva au costume, un ample vêtement noué sur le ventre, un manteau enveloppant les épaules et un voile sur la tête. La richesse de son ornementation constituée de rinceaux dans la coiffure, et de colliers de perles, est également héritée de la tradition chinoise. La divinité est assise avec une jambe repliée, sur un rocher aux formes déchiquetées. Les plis du tissu, les détails de son ornementation, la plénitude des formes, et le sens de l’élégance emprunt d’une grande majesté, sont caractéristiques de l’apogée de l’art bouddhique, au XVIIe siècle, dans la région de Hanoï. Cette œuvre est exceptionnelle par la qualité de son exécution, De plus, une inscription en Chinois, rarement présente sur ce type de sculpture, accompagne cette image : « la sainte et vertueuse Quan Âm au vêtement blanc »".

 

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 (Statue du luohan Tâmrabhadra, Chine septentrionale, Dynasties Liao-Jin (Xe-XIIIe siècle)

"Le terme luohan (sanskrit arhat) qualifie les disciples directs du Buddha, parvenus en Nirvâna, et l’idéal de la quête bouddhique. Cette statue du méditant hiératique au chapelet d’une rare qualité, traduit la quiétude particulière de la concentration, faite de vigilance et de détermination. Par la monumentalité et l’équilibre de la figure, la vérité plastique du corps et du *kâsâya qui le drape, l’expressivité caractéristique de la période Liao-Jin (Xe-XIIIe siècle) dans le portrait hautement individualisé, cette œuvre manifeste d’une filiation avec la tradition réaliste de l’époque Tang (618-907). L’œuvre résulte du syncrétisme entre l’art des sculptures en terre séchée réservées aux statues de culte aux époques précédentes, et l’art de la céramique, utilisant la glaçure des « trois couleurs », dans la tradition chinoise des substituts funéraires".

*   On dit du kasâya qu'il comprend trois robes. Ce sont la robe de cinq bandes, la robe de sept bandes, et la grande robe de neuf ou plus bandes. Les excellents pratiquants ne reçoivent que ces trois robes, et n'en gardent pas d'autres.

Sources : Documentations musée Guimet, Google.

Musique de la vidéo :

Mantra de Avalokiteshvara, chants des moines bouddhistes

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dimanche 4 août 2013

Trésors de la Chine ancienne, bronzes rituels de la Collection Meiyintang...!

 

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En Chine, les plus anciens témoignages concernant le bronze proviennent du Nord-Ouest du pays. Un couteau coulé dans un moule unique en pierre, découvert au Gansu, appartenait à la culture néolithique de Majiayao (2700 av. notre ère.

 

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C'est dans les tombes de l'aristocratie Shang et Zhou que sont retrouvées des milliers de bronzes dont certains sont exposés lors de l'exposition. Dans celle de l'épouse du roi Wuding des Shang, Fuhao, prêtresse et général en chef des armées. Des centaines d'objets en bronze, deux mille pièces de mobilier funéraire et une gigantesque cloche ont été exhumés en 1976. Plus de 30 000 fragments de modèles et moules en terre cuite sont sortis de la fouille de la fonderie de Houma au Shanxi. Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain.

 

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Sa couleur dépend du pourcentage d'étain dans l'alliage. Les nuances varient du rougeâtre, au blanc argenté en passant par le jaune orangé au gris. Les inscriptions sur les objets racontent l'investiture d'un fief, l'attribution d'un titre ou la célébration d'un exploit militaire.

 

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L'art des Shang correspond en Chine à la période de l'âge du bronze, de -1700 à -1100 av. JC. Cette civilisation brillante a laissé des témoignages écrits, des monuments et une profusion de très beaux objets en bronze. La civilisation des Shang (ou Chang) s'est épanouie le long du Fleuve Jaune au nord de l'actuelle Chine.  Elle marque les débuts de l'histoire en Chine.

 

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L'art des Shang s'exprime dans la production de bronzes où il fait preuve d'une très grande virtuosité et d'un grand esprit créatif qui n'a jamais été dépassé depuis. Une partie de ces objets était déposée dans les tombes des aristocrates et devait leur assurer confort et protection dans l'autre monde. Succédant à la dynastie Xia, la dynastie Shang (商朝, shang chao) est la première dynastie historique impériale de Chine. Les vestiges qu’ils restent de cette dynastie indiquent qu’elle a mit fin aux mythes et légendes pour se consacrer aux faits historiques.

 

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Je vous invite à regarder le montage photos de cette exposition sur les bronzes rituels, réalisé après ma visite au Musée Guimet.