vendredi 19 février 2016

Grainsdesel sans gabelle au Musée des Douanes de Bordeaux… !

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(Le grenier à sel-Anonyme)

J’ai pris mon courage à deux mains et mettant de côté la « peur du douanier » j’ai franchi la porte d’accès du musée des douanes de Bordeaux. Première surprise, dès le début de ma visite, je n’ai pas eu droit à :

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« Rien à déclarer ? »

 J’ai eu confirmation de l’abolition de la gabelle, ce qui m’a permis d’y mettre mon grain de sel… !

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(Place de la Bourse)

Le musée est situé dans l'ancien Hôtel des Fermes du Roi qui borde la place de la Bourse, un bâtiment construit entre 1735 et 1738 spécifiquement pour accueillir la Ferme Générale, compagnie privée, ancêtre de la douane sous l’Ancien Régime, qui prélevait pour le compte du roi les droits et taxes sur les marchandises.

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(Linteau avec mascaron)

 Le bâtiment abrite aujourd'hui la Direction interrégionale des Douanes de Bordeaux, Il est décoré de magnifiques mascarons.

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(Un des nombreux mascarons décoratifs)

il est classé monument historique pour ses façades, sa cour et les boiseries d'un ancien salon.

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(L’intérieur avec sa grande salle)

«  Les collections d’objets et d’œuvres d’art illustrent l'évolution de l'organisation des douanes, l'influence des théories économiques sur le pays, les liens des douanes avec l'armée, le développement des moyens de transport et la contrebande, etc.

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((Maquette de "L'Aurore", navire négrier de la fin du XVIIIe s)

La visite se déroule en deux temps : un parcours historique, couvrant la période de l'Antiquité au 19e siècle,

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puis un parcours thématique illustrant d'une part le quotidien des agents des douanes, à travers leurs uniformes,

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leurs outils et leur matériel de travail,

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et d'autre part les grands courants de fraude grâce aux saisies spectaculaires réalisées. Le musée conserve plus de 13 000 objets ».

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Une exposition temporaire sur  « Histoire d’ivoire »

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de l’ivoire bien connu de l’éléphant, à celui du cachalot ou de l’hippopotame, en passant par le mythique narval ;

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l’exposition invite à découvrir l’ivoire sous des formes variées, du matériau brut aux sculptures les plus raffinées.

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Brûle parfum, une imitation moderne de l'artisanat chinois, dans un assemblage hétérogène de divers éléments d'influence chinoise et indienne.

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Bien au-delà de cette dimension esthétique, les saisies douanières, toujours nombreuses, témoignent des proportions considérables de ce trafic mondial responsable de la disparition progressive d’espèces animales.

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Pour vous inviter à découvrir ce musée, je vous propose de visionner le montage vidéos-photos.

 

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samedi 11 octobre 2014

Exposition d'Aaron CURRY « Bad Brain » au CAPC Bordeaux… !

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Bad Brain, est la 1ère exposition à caractère rétrospectif de l’artiste américain Aaron Curry.

Il marie notamment des formes modernistes

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à des références culturelles spécifiques illégalement tirées de publicités trouvées à Los Angeles et sur internet.

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 Ses sculptures totémiques,

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peintures et collages quasiment tous tagués

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font fusionner la mémoire du cubisme, du surréalisme

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et de l’art précolombien avec le graffiti,

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l’image digitale et la culture people, ou encore avec le cinéma de science-fiction, des legs du folklore américain et le style tordu des comics des années 1950. Source : Plaquette exposition :

Je vous invite à regarder le montage vidéo-photos, plus complet de cette exposition qui a été organisée dans le cadre des cinquante ans du jumelage Bordeaux-Los Angeles. Musique de la vidéo: Extrait de la Sonate Op. V n° 12 « La Follia » d’Arcangello Corelli sur les conseils d’une Grenouille qui se reconnaîtra… !

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lundi 16 décembre 2013

Exposition consacrée à Mike Kelley au Centre Pompidou… !

 

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Je n’avais pas encore eu le temps de mettre en ligne ce montage vidéo-photos. Le Centre Pompidou a présenté du 2 mai au 5 août 2013, la première rétrospective en France consacrée à Mike Kelley, à travers une centaine d’œuvres réalisées entre 1974 et 2011,

 

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provenant d’Europe et des Etats-Unis. Décédé prématurément en 2012, l’artiste américain, né dans la banlieue de Détroit (Michigan) en 1954 et installé en Californie dans les années 1970, a laissé derrière lui une œuvre prolifique, protéiforme, 

 

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 et dérangeante,

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(J'avoue que là, je n'ai pas tout compris...!)

puisant tout à la fois dans la culture savante et dans la culture populaire. L’exposition s’articule autour des temps forts de la production de l’artiste, dont la série d’œuvres la plus connue, Half a Man,

 

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 met en scène des animaux en peluche et des poupées en tissu rembourré.

Tout au long du parcours, les grandes installations, dans lesquelles l’artiste recourt à toutes les techniques (vidéos, photographie,

 

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peinture, objets hétéroclites…)

 

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sont confrontées à des ensembles de travaux plus intimistes, en particulier ceux réalisés sur papier.

@ Gilles: Encore un petit effort, regarde la vidéo et tu vas devenir un spécialiste de cet Art Contemporain que tu adores...! Mais, avant je te laisse apprécier cette peluche pour ton beau toutou...!

 

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Source : Plaquette exposition. Pour en savoir plus : Mike Kelley

 

Si vous n'avez pas aimé cet artiste, j'espère que vous n'avez pas été insensible à la musique:

Arvo Pärt Variations for the Healing of Arinushka

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jeudi 14 juin 2012

Les Maîtres du Désordre, au Musée du Quai Branly.

 

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Lors de mon dernier séjour à Paris, j’ai visité l’exposition « Les Maîtres du Désordre ». Cette exposition met en scène des objets, des représentations issus des grandes collections anthropologiques,

 

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mais aussi des œuvres d’artistes modernes

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et des installations contemporaines.

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L’exposition s’organise autour de trois grandes sections : le désordre du monde, la maîtrise du désordre et la catharsis.

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Dès l’entrée, Outgrowth, oeuvre de Thomas Hirschhorn,

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donne, avec ces globes terrestres tuméfiés, un aperçu des désordres du monde.

Dans de nombreuses cultures, des traditions mettent en scène des forces contraires qui se disputent le monde en un combat nécessaire et sans fin. Tout ordre, y compris l’ordre divin,

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est fondamentalement imparfait, limité, menacé d’implosion.

Une grande sculpture en verre,

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entrelacs de fioles géantes de parfums, odeurs de différentes substances (alcool, cocaïne, herbe, opium...) toutes responsables d'un état de dépendance chez l'homme, invitera le visiteur dans un « Jardin d’addiction », des artistes Berdaguer et Péjus.

Dans notre monde profane, les nouveaux « maîtres du désordre » sont des acteurs ou artistes qui mettent en désordre les conventions qui nous entourent.

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L’espace consacré à ce thème est confié à l’artiste Arnaud Labelle-Rojoux pour l’organisation et la conception d’un désordre par différentes installations d’artistes contemporains.

 

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 Cette installation prendra la forme d’un char de carnaval, rassemblant la « confrérie » des artistes qui raillent la société.

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Et comme le dit Ben : « Pas d’Art sans désordre ».

Je vous invite à visionner ce montage vidéos-photos afin de remettre un peu d’ordre dans mon billet… !

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mardi 21 juin 2011

Le musée Nissim de Camondo, 1ère partie… !

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 Grande famille de juifs séfarades les Camondo fondèrent à Constantinople au début du XIXe siècle ce qui devint l’une des plus importantes banques de l’Empire Ottoman. Sous le Second  Empire, les deux frères Abraham-Béhor et Nissim s’installèrent dans deux hôtels particuliers mitoyens construits en bordure du parc Monceau.

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Le Vestibule

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D’entrée on imagine ce qui attend le visiteur en pénétrant dans ce vaste vestibule.

On y trouve un bureau plat, plaqué d’acajou, vers 1780, estampille de Jean-Henri Riesener.

Une paire de consoles, vers 1730, en bois sculpté et doré, à décor de coquilles et rocailles.

La galerie du rez-de-chaussée, agrandit ce vestibule et donne accès à la cuisine, la laverie, la salle des gens et l’office du chef ; j’y reviendrai en fin de billet.

On y trouve :

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Une imposante fontaine en marbre rouge royal et plomb doré, vers 1750 ; en face (visible dans la glace) une grande grille ouvrant sur un passage couvert entre le bâtiment et la cour permettant de descendre de voiture à l’abri des intempéries.

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Un régulateur (horloge au sol, en gaine), acajou et bronze doré, vers 1780.

Deux grandes compositions décoratives par Hubert Robert, vers 1780 ; paysage au moulin et paysage montagneux (à gauche du régulateur).

Le grand escalier

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Une magnifique rampe en fer forgé nous emmène sur un palier intermédiaire, de part et d’autre,

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 une paire d’encoignures à panneaux de laque du Japon, vers 1750, attribuée à Bernard Van Risen Burgh (BVRB)

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Une chancellerie, tapisserie tissée à la manufacture des Gobelins vers 1680 pour le chancelier Le Tellier et modifiée vers 1720 pour le chancelier d’Argenson dont elle porte les armes.

Appartements de réception.

(Rez-de-chaussée haut)

Le grand bureau

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Six tapisseries, représentant des fables de La Fontaine, d’après Jean Baptiste Oudry, sont encadrées par une boiserie en chêne sculpté. Tissées à Aubusson vers 1775-1780 elles proviennent du collège de Sorèze (Tarn)

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Devant la cheminée :

Paire de sièges bas, dits « voyeuses » où l’on pouvait s’agenouiller auprès de tables de jeu. (Proviennent du salon turc de Madame Elisabeth à Montreuil, 1789, estampille de Claude Sené.

De part et d’autre de la cheminée :

Paire de bas d’armoire, vers 1775-1780, estampille de Jean-François Leleu.

A droite :

Table ovale en chiffonnière, vers 1775-1780, estampille de Charles Topino.

A côté du paravent, sur une table, un rare coffret à bijoux attribué à David Roentgen, vers 1775-1780.

Le grand salon

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Pièce en angle sur le jardin, la boiserie blanc et or provient du salon de compagnie du comte de Menou au 11, rue Royale à Paris, vers 1782-1785.

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En entrant, à gauche :

Commode à rideaux, vers 1770-1775, estampille de Jean-Henri Riesener.

Au dessus :

Portrait de Geneviève –Sophie Le Couteulx du Molay, 1788, par Elisabeth Louise Vigée-Lebrun.

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Au centre de la pièce :

 Tapis de la Manufacture de la Savonnerie, livré en 1678, pour la grande galerie du Louvre.

Guéridon en bronze ciselé et doré, plateau en marbre sarrancolin, socle en bois d’amboine, fin du XVIIIe siècle. Sur celui-ci, une bouteille « meiping » en bronze doré et laqué, Japon ? époque Edô, début XVIIIe ; a appartenu à Madame de Pompadour. Monture en bronze doré par François Rémond, vers 1783.

Ensemble de sièges en noyer sculpté et doré, couvert en tapisserie d’Aubusson, vers 1780-1785. Estampille de Georges Jacob.

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A droite :

Paravent de la Manufacture de la Savonnerie, d’après un modèle de François Desportes, vers 1735-1740.

De part et d’autre de la cheminée :

Paire de bas d’armoire plaqués d’ébène et de laque du Japon, vers 1780, estampille d’Adam Weisweiler.

Sur ces meubles :

Paire de vases couverts en bois pétrifié, à monture en bronze doré et ciselé, vers 1780 ; ces vases ornèrent les cabinets intérieurs de la reine Marie Antoinette à Versailles.

Au dessus :

Deux portraits par François Hubert: Petit timbalier du royal cavalerie et Petit page du Prince de Condé faisant faire l’exercice à un singe, 1789.

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Plus avant, deux meubles rares ornés de plaques de porcelaine tendre de Sèvres :

Table à gradin dite « bonheur du jour », vers 1766, estampille de Martin Carlin.

Table ronde en cabaret, vers 1775, attribuée à Martin Carlin.

Le salon des Huet

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Salon en rotonde, au centre de l’hôtel, appelé salon des Huet, en raison des panneaux peints de Jean Baptiste Huet,  insérés dans la boiserie et représentant des scènes pastorales.

Un tapis de la Manufacture de la Savonnerie, vers 1740. En son centre un écusson aux armes de France portait des fleurs de lys qui ont été supprimées sous la Révolution.

Paire de consoles, en bronze argenté et doré, plateau en marbre vert d’Egypte, modèle choisi en 1766 par l’architecte Victor louis pour le château de Varsovie.

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Bureau à cylindre, vers 1760, estampille de Jean François Oboen qui mit au point ce type de meuble dont le plus célèbre est le bureau de Louis XV à Versailles.

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Ensemble de sièges en noyer et hêtre sculpté et doré, vers 1780, estampille de Jean Baptiste Claude Sené. La garniture des fauteuils peut être changée selon les saisons.

Sur la console : les enfants de Murat, roi de Naples, vers 1810, huile sur marbre par Jean Baptiste Isabey.

La salle à manger

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A droite en entrant :

Meuble de service à roulettes appelé rafraîchissoir, vers 1770, estampille de Joseph Canabas.

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Paire de tables servantes, vers 1785-1790, estampille d’Adam Weisweiler. L’entretoise supporte un vase de forme antique en bronze patiné.

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Grande table à allonges « à l’italienne », en chêne plaqué d’acajou, vers 1775-1785.

Sur la grande table et les dessertes :

Une terrine, deux pots à oille (« oille » sorte de pot au feu) et quatre seaux à rafraîchir, 1770-1771. Exécutés par Jacques Nicolas Roettiers.

Ces pièces d’orfèvrerie font partie d’un service de table commandé par Catherine II de Russie pour son favori le prince Grégoire Orloff.

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Buste de Négresse en bronze fondu et ciselé d’après Jean Antoine Houdon. L’inscription sur le piédouche célèbre l’abolition de l’esclavage décrété par la Convention le 4 février 1794.

Cabinet des porcelaines

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Pièces provenant de deux services de porcelaine de la Manufacture de Sèvres dits « service Buffon ». Les illustrations de l’ouvrage du comte de Buffon, « l’histoire naturelle des oiseaux » publié vers 1770  ont servi de modèles pour orner ces services.

Référence : Plaquette info du Musée.

A suivre

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