jeudi 9 mars 2017

Homines sumus, non dei… !

Panorama 027

Nous sommes des hommes et non des dieux. Cette expression empruntée à Pétrone rappelle les limites de la vie humaine, encline au péché et à l’erreur. « Errare humanum est, perseverare autem diabolicum », Se tromper est humain, mais persévérer dans son erreur est diabolique. « Hominem te esse memento, memento mori ». Souviens-toi que tu es un homme, rappelle-toi que tu es mortel… ! « Mihi heri, et tibi hodie », Moi hier, toi aujourd’hui, avec une variante

 

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« Hodie mihi, cras tibi »,

Aujourd’hui à moi, demain à toi, inscription que l’on trouve en épitaphe dans des cimetières, qui fait actuellement partie du langage courant, mais qui a pris une signification plus générique désignant simplement les drames ou les malheurs qui ne sont pas forcément le décès de quelqu’un, susceptible de frapper n’importe qui à tout moment. Jusqu’à preuve du contraire, les dieux n’étant pas des hommes, il m’est difficile de prendre leurs paroles pour de l’évangile, d’autant que je suis totalement allergique à ces écrits apocryphes surtout quand ils sont énoncés avec la langue de bois. A écouter les prétendants à la fonction suprême, tous les coups sont permis pour rejoindre l’ancienne demeure de La Pompadour, en diabolisant les adversaires. Nous sommes en plein combat de Carnaval contre Carême.

 

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(Pieter Bruegel l'Ancien "Combat de Carnaval et de Careme")

Un bordel indescriptible où toutes les hypothèses abracadantesques sont jetées en pâture aux brebis égarées qui ne feront pas le bon choix. Pour les uns on nous promet des jours à se faire péter la ceinture alors que pour d’autres on va sucer des queues de hareng… !

 

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(Détail)

Je ne sais où ces "Pestilentielles" vont nous mener? J’ose espérer que celui ou celle qui nous mettra sur les prochains rails

 

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(Photo montage Bert...?)

aura fait le bon choix du cap et ne nous précipitera pas dans un cul de basse fosse…

 

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Pour terminer sur une note plus optimiste, je vous mets en ligne un montage vidéos-photos de ma visite au Musée de l’Homme avant que dans un futur il soit rebaptisé :

Musée des Illusions Perdues… !

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lundi 27 février 2017

L’Allegro, il Penseroso ed il Moderato… !

 

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(Tableau de Giorgione)

 L’homme « gai » l’homme « méditatif » et l’homme « modéré ». Ces trois ressentiments représentent à mes yeux l’état d’esprit des citoyens, appelés prochainement aux urnes et complètement déboussolés. Qui va sortir vainqueur de ce trio ?

 

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(Le Bon, la Brute et le Truand)

Écoutant beaucoup de musique pour m’accompagner dans des moments difficiles d’une fin d’existence, (souvent Classique, le Rapp et ses messages de haine envers notre société me donnant une éruption de bouton) je me permets, faute d’avoir l’humeur primesautière pour me lancer dans l’écriture d’un billet humoristique de faire référence à l’œuvre qu’Haendel composa à Londres en 1740.

 

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 […Dans cette ode pastorale d’Haendel, les valeurs sociales admises par l’Allegro (les récompenses et les plaisirs de la Cour, le théâtre, la poésie, la musique et la gaité quelque peu forcée) paraissent dans l’ensemble moins convaincantes et moins réelles que le monde perçu par Il Penseroso, un monde d’une sensibilité accrue où l’obscurité, la solitude et même le chagrin pénètrent les rêves. Une conclusion qui, en réalité, affirme que « toute joie dans ce monde est éphémère et transitoire, artificielle et imparfaite ».

 

le bon

 On devrait sonder les passions humaines, découvrir quelles sont les forces en mouvement au sein de la société, éviter trop de spéculation et toute superstition…] Dans le duo de la vidéo que je vous propose :  As steals the morn upon the night and melts the shads away, (Tout comme le jour naît discrètement de la nuit en effaçant les ombres), la dualité de l’esprit chante d’une seule voix. « Ce n’est pas la victoire de la raison mais celle des vapeurs qui ont embrouillé l’esprit qui sont évoqués ici une fois de plus et apparemment contrôlés par la volonté ».

 

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(Tableau de Brueghel)

 Toutefois j’ai bien peur que comme les aveugles de Brueghel, nous allons trébucher et nous précipiter dans la fosse aux emmerdes… !

Je vous laisse juge… !

Sources : Wikipédia, Erato.

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dimanche 13 décembre 2015

D’après les Socialos-Cocos Ecolos, J’utilise un parfum nauséabond… !

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(Fleur d'Arum Titan)

Me sentant visé par les propos haineux à l’encontre de plus de 6 millions qui comme moi se parfument à l’air marin, je mets en garde mes visiteurs qui ne me connaissent pas de se munir d’un masque antipollution (vert de préférence, vu que suite au cirque médiatisé du Bourget, les adeptes de la rose vont la remplacer par la reine de la chlorophylle, la nouvelle Marianne Cosse, mise à nue comme Emmanuelle, pour nous faire profiter de ses rondeurs à la Botero et malgré la cure d’amaigrissement de son parti nous faire croire qu’elle a de la réserve. Perso, je constate, que le P.S, s’est pris une

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Allo, Maman, Bobo...!)

Et tente de sauver le maximum de « rats » en recommandant à ces derniers affidés, malgré des signes de tempête de ne pas paniquer au risque de couler avec l’amiral.

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(Depuis plus de 3 ans les Shadocks pompent, en vain...!)

À vouloir sauver les meubles quand ils sont vermoulus, qu’on n’a pas fini de nettoyer la « merde », de nos braves intégristes, ils n’on même pas l’honnêteté, voire le courage d’assumer que depuis 2012

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(Caricature FriZou)

Ils ont essayé de colmater les brèches de leur radeau de décisions abracadantesques et inefficaces qui n’ont fait qu’amplifier le bel hommage

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(Sculpture Steffano Rellandini)

que leur a adressé les adeptes de l’abstention, sans parler de ceux qui comme moi sont traités de tous les noms d’oiseaux… !

Au soir du premier tour, Manolito avec une tête de maître de cérémonie des pompes funèbres s’est rendu chez Moumou avec la boite noire renfermant tous leurs maux exprimés  par ces millions de parfumeurs,

 

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(Caricature … ?)

confirmant  le déclin de cette Gooche socialos,écolos, bobos, aveugle, souffrant d’anosmie qui n’a pas senti le vent venir.

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(Caricature ...?)

J’espère qu’au soir de ce deuxième tour ils prendront la liberté d’utiliser tous leurs crétins pour  faire le ménage chez eux avant de traiter les autres de moins que rien et laisser bientôt place nette.

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lundi 23 avril 2012

Mais ils sont où, mais ils sont où, les cocos de Mélenc (*)on… ?

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Oh, combien il était beau le fils putatif de Fernandel, dans son habit de défunt, question habit, le FN qu’il voulait anéantir le lui a offert après lui avoir mis bien profond son programme. Vouloir se déguiser en Archange St Michel pour combattre le dragon, ne lui a pas réussi. Avez-vous vu son rire crispé, son teint livide, cireux ou la putréfaction commençait son œuvre ; il faut dire qu’il n’a pas apprécié le toucher rectal de Marine, il a du avoir du mal à aller aux toilettes évacuer sa haine, le pauvre Jean-Luc à du souffrir le martyre avec ses hémorroïdes, les seules encore rouges qu’il pouvait piteusement arborer après sa déculottée… !

Ce pauvre homme, imbu de sa personne, prenant des millions de Français  pour des ignares, a par le caractère dogmatique de ses discours,

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 fini à la longue par ennuyer les électeurs les plus démocratiques de notre France. Et comme le dit le proverbe : « Tant va la cruche à l’eau… ».

D’ailleurs soyons juste, il n’a rien fait pour se rendre sympathique, en regardant tout le monde de haut, ne serrant la main qu’aux militants et cherchant à imposer à tous son catéchisme obsolète venu de l’est. J’avais vu un signe avant coureur, moins beau que ce cygne majestueux déployant ses ailes,

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(Photo perso)

A trop vouloir faire le beau, à se pavaner avec arrogance, à se croire au plus haut des sondages, il avait oublié que son parachutage chez les cocos, lui préparait un atterrissage casse gueule comme tous les régimes de l’ex URSS.

Or, on peut pardonner certaines erreurs de langage, mais excepté celle de vouloir réformer à tout prix son prochain. Pour ce qui était des autres partis, il n’a eu que des propos méprisants, injurieux, (comme l’on fait pendant 5 ans les anti-sarkozistes, montrant le peu de respect de la démocratie.)

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Au lieu de regarder tout le monde de haut, perché sur son escabeau bancal offert par les travailleurs de la C.G.T (il aurait quand même du regarder s’il était aux normes N.F et non estampillé du marteau et de la faucille de la Russie, sachant que ces travailleurs affidés au P.C, les ampoules « pas de lumière, vu leur peu d’intelligence, pour lors des grèves, suivre des consignes sans comprendre ; ce qui est confirmé par leur réponse à la question : pourquoi faites-vous grève ? Euh, ch’è pas moa, ch’é le parti qui commande… ! » ; ce n’est pas en travaillant qu’ils les ont eu

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(Caricature Gréni)

mais en agitant leurs drapeaux au moindre pet de travers).

Je terminerai cette brève (pas de comptoir) mais d’élection en présentant mes condoléances à tous les cocos qui liront ce billet… ! Je sais que vous y avez laissé des plumes… !

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(Photo perso)

Je me permets de vous donner une recette pour faire passer la pilule, et faire rentrer les hémorroïdes, renvoyez votre carte au parti en demandant le remboursement de votre cotisation afin de vous rendre dans une Parapharmacie acheter des préservatifs lubrifiés qui seront utilisés avec de la vaseline (on n’est jamais assez prudent) en invoquant St Antoine afin de guérir le mal des ardents qui s’est implanté dans votre tréfonds, en égrenant 1789 chapelets tout en récitant à voix haute et intelligible : « Je me le suis fait mettre bien profond, Ste Marine donnez-moi votre Foi… ! ».

 

* Désolé pour les fidèles, mais le (h) ou plutôt la hache, je l’ai renvoyé avec mon bulletin,

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et puis vous feriez mieux de vous rendre à l’enterrement de 1ère classe organisé,  place du Colonel Fabien, par le pauvre Laurent qui une fois de plus va se retrouver orphelin,

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(Caricature Yral)

il y aura même un Buffet (un peu faisandé), si vous n’avez pas le cœur à vous y rendre, tapez-vous sur les fesses en criant Hue (Robert, pourra en chemin venir vous aider en vous servant de cocher) , alors il suffira de Marchais.

En dernier ressort, si vous êtes encore choqué par ma faute d’auteurgraphe, consolez-vous en apprenant que les noms propres (là j’ai du mal à écrire ce mot, quand on sait que les frusques cocos sont fripées,

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 élimées, bien sales quand on s’obstine à utiliser celles de Staline etc.) n’ont pas d’orthographe… !

Ipse dixit,

(il l’a dit), cette expression souligne le caractère irrévocable d’une autorité. Dans le monde antique elle désignait habituellement l’attitude des disciples de l’école pythagoricienne envers leur maître. Malheureusement même pour un prof de philo, on peut se tromper et fourvoyer ses disciples, ce qui a été le cas en faisant fuir un électorat déboussolé.

P.S : J’ai classé ce billet dans la catégorie humour, car Fernandel m’a toujours fait rire, bien que là, ils ont de quoi rire jaune ; le film de cette comédie annoncée n’a pas eu de succès, il a fait Pschiiiit, en se muant en drame, la mariée était trop belle, elle n’a pu rougir de bonheur… ! La lune de miel aura été bien courte, même si Mimolette parvient à refiler ces tonnes de fromages Hollandais, ce que je me fous totalement, car j’ai horreur du fromage comme du gros rouge qui tache… !

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vendredi 20 avril 2012

Et si un âne était candidat… ?

1Ane

J’ai trouvé ce texte, paru en 1900 sous la plume de Zo d’Axa.

Je vous laisse apprécier cette parodie d’élection avec en finale ma question :

Irez-vous voter pour un âne… ?

 

Ne vous pressez pas pour répondre, je repasserai entre la poire* et le fromage… !

ELU

 

Il Est Élu !

 

Bonnes Gens de la Ville,

Électeurs,

Ecoutez l'édifiante histoire d'un joli petit âne blanc, candidat dans la Capitale. Ce n'est pas conte de mère l'Oie, ni récit de PETIT JOURNAL.

 

C'est une histoire véridique pour les vieux gosses qui votent encore :

 

Un bourriquet, fils du pays de La Fontaine de Rabelais, un âne si blanc que M. Vervoort en a mangé gloutonnement, briguait au jeu électoral un mandat de législateur. Le jour des élections venu, ce bourriquet, candidat-type, répondant au nom clair de Nul, fit une manoeuvre de la dernière heure.

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Par le chaud dimanche de mai où le peuple courait aux urnes, l'âne blanc, le candidat Nul, juché sur un char de triomphe et traîné par des électeurs, traversa Paris, sa bonne ville.

 

D'aplomb sur pattes, oreilles au vent, émergeant, fier, du véhicule bariolé de ses manifestes — du véhicule à forme d'urne ! La tête haute entre le verre d'eau et la sonnette présidentielle, il passa parmi des colères et des bravos et des lazzis…

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L’Ane vit Paris qui le regardait.

 

Paris ! Le Paris qui vote, la cohue, le peuple souverain tous les quatre ans… Le peuple suffisamment nigaud pour croire que la souveraineté consiste à se nommer des maîtres.

 

Comme parqués devant les mairies, c’était des troupeaux d’électeurs, des hébétés, des fétichistes qui tenaient le petit bulletin par lequel ils disent : J’abdique.

 

Monsieur Un Tel les représentera. Il les représentera d’autant mieux qu’il ne représente aucune idée. Et ça ira ! On fera des lois, on balancera des budgets. Les lois seront des chaînes de plus ; les budgets, des impôts nouveaux…

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Lentement, l’Âne parcourait les rues.

 

Sur son passage, les murailles se couvraient d’affiches que placardaient des membres de son comité, tandis que d’autres distribuaient ses proclamations à la foule :

 

« Réfléchissez, chers citoyens. Vous savez que vos élus vous trompent, vous ont trompés, vous tromperont — et pourtant vous allez voter… Votez donc pour moi ! Nommez l’Âne !… On n’est pas plus bête que vous. »

 

Cette franchise, un peu brutale, n’était pas du goût de tout le monde.

 

— On nous insulte, hurlaient les uns.

 

— On ridiculise le suffrage universel, s’écriaient d’autres plus justement.

 

Quelqu’un tendit son poing vers l’âne, rageusement, et dit :

 

— Salle Juif !

 

Mais rire fusait, sonore. On acclamait le candidat. Bravement l’électeur se moquait et de lui-même et de ses élus. Les chapeaux s’agitaient, les cannes. Des femmes ont jeté des fleurs…

 

L’Âne passait.

 

Il descendait du haut Montmartre, allant vers le Quartier Latin. Il traversa les grands boulevards, le Croissant où se cuisine, sans sel, l’ordinaire que vendent les gazettes. Il vit les Halles où des meurt-de-faim, des hommes du Peuple Souverain, glanent dans des tas de détritus ; les Quais où des Electeurs élisent les ponts comme logis…

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France et Cerveau !… C’était Paris. C’était ça la Démocratie !

 

On est tous frères, vieux vagabonds ! Plaignez le bourgeois ! Il a la goutte… et c’est votre frère, gens sans pain, homme sans travail et mère lasse qui, ce soir, rentrerez chez vous pour mourir avec les petits…

 

On est tous frères, jeune conscrit ! C’est ton frère, l’officier, là-bas, corset de fille et front barré. Salue ! Fixe ! La main dans le rang… Le Code le guette … le Code militaire. Douze balles dans la peau pour un geste. C’est le tarif Républicain.

 

L’Âne arrivait devant le Sénat.

 

Il longea le Palais d’où le poste sortit en bousculade ; il suivit extérieurement, hélas ! Les jardins trop verts. Puis ce fut le boulevard Saint-Michel. À la terrasse des cafés, des jeunes gens battaient des mains. La foule sans cesse grossissante s’arrachait les proclamations. Des étudiants s’attelaient au char, un professeur poussait aux roues…

 

Or, comme trois heures sonnaient, apparurent des gens de police.

 

Depuis dix heures du matin, de poste en commissariat, le télégraphe et le téléphone signalaient le passage étrange de l’animal subversif. L’ordre d’amener était lancé : Arrêtez l’Âne ! Et, maintenant, les sergents du guet barraient la route au candidat.

 

Près de la place Saint-Michel, le fidèle comité de Nul fut sommé par la force armée de reconduire son client au plus proche commissariat. Naturellement le Comité passa outre – il passa la Seine. Et bientôt le char faisait halte devant le Palais de Justice.

 

Plus nombreux, les sergents de ville cernaient l’âne blanc, impassible. Le Candidat était arrêté à la porte de ce Palais de Justice d’où les députés, les chéquards, tous les grands voleurs sortent libres.

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Parmi le flot populaire, le char avait des mouvements de roulis. Les agents, brigadier en tête, avaient saisi les brancards et s’étaient passé la bricole. Le Comité n’insistait plus : il harnachait les sergents de ville…

 

Ainsi fut lâché l’âne blanc par ses plus chauds partisans. Tel un vulgaire politicien, l’animal avait mal tourné. La police le remorquait, l’Autorité guidait sa route… Dès cet instant, Nul n’était qu’un candidat officiel ! Ses amis ne le connaissaient plus. La porte de la Préfecture ouvrait ses larges battants – et l’âne entra comme chez lui.

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…Aujourd’hui si nous en causons c’est pour faire remarquer au peuple, peuple de Paris et des Campagnes, ouvriers, paysans, bourgeois, fiers Citoyens, chers Seigneurs, c’est pour faire assavoir à tous que l’âne blanc Nul est élu. Il est élu à Paris. Il est élu en Province. Additionnez les bulletins blancs et comptez les bulletins nuls, ajoutez-y les abstentions, voix et silences qui normalement se réunissent pour signifier ou le dégoût ou le mépris. Un peu de statistique s’il vous plaît, et vous constaterez facilement que, dans toutes les circonscriptions, le monsieur proclamé frauduleusement député n’a pas le quart des suffrages. De là, pour les besoins de la cause, cette locution imbécile : Majorité relative — autant vaudrait dire que, la nuit, il fait jour relativement.

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Aussi bien l’incohérent, le brutal Suffrage Universel qui ne repose que sur le nombre — et n’a pas même pour lui le nombre – périra dans le ridicule. À propos des élections de France, les gazettes du monde entier ont, sans malice, rapproché les deux faits notoires de la journée :

« Dès le matin, vers neuf heures, M. Félix Faure allait voter. Dans l’après-midi, à trois heures, l’Âne blanc était arrêté. »

J’ai lu ça dans trois cents journaux. L’Argus et le Courrier de la Presse m’ont encombré de leurs coupures. Il y en avait en anglais, en valaque, en espagnol ; toujours pourtant je comprenais. — Chaque fois que je lisais Félix, j’étais sûr qu’on parlait de l’âne.

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NOTE DE L’EDITEUR. — Durant la période électorale l’affiche programme fut réellement placardée sur les murailles, et le jour du scrutin le candidat satirique traversa réellement Paris, de Montmartre au quartier Latin, fendant la foule enthousiaste ou scandalisée qui manifestait bruyamment. Boulevard du Palais, l’âne fut dûment appréhendé par la police qui se mit en devoir de traîner son char pour le conduire en fourrière, et s’il n’y eut alors bagarre entre les partisans de l’Âne et les représentants de l’Ordre, c’est bien ainsi que le contèrent les journaux de l’époque, grâce au rédacteur de la feuille qui s’écria :

— N’insistons pas, c’est maintenant un candidat officiel !

AXA

Zo D’Axa

* Si vous n’avez pas de poire, je vous en livrerai prochainement… !

P.S: Javais publié ce billet en mars 2007, le trouvant toujours d'actualité, je le soumets à mes nouveaux visiteurs en leur proposant de voter pour "PANGLOSS", le seul candidat qui n'est pas franc comme un âne qui recule...!

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