jeudi 23 janvier 2014

L’orgue de Dom Bedos en l’église Sainte-Croix… !

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(Eglise Sainte-Croix Bordeaux)

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Un premier orgue existait au XVIe siècle. Un second instrument plus modeste est construit à partir de 1661 par le facteur d’origine anglaise Jean Haon. En 1730 les moines de Sainte-Croix décident de doter l’église d’un nouvel orgue plus imposant. Leur souhait est réalisé quinze années plus tard avec l’arrivée à Bordeaux du frère bénédictin Dom François Bedos de Celles.

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En 3 années, il construit un orgue de 45 jeux répartis sur 5 claviers et un pédalier. Après la Révolution, l’orgue est remis en état. En avril 1811, l’archevêque décide de l’installer à la cathédrale Saint-André. Il va y rester jusqu’en 1970, année où est prise la décision de le reconstituer à Sainte-Croix dans son buffet qui est classé en 1974. L’instrument est démonté et entreposé.

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A partir de 1984, la restauration de la partie instrumentale de l’orgue est confiée au facteur Pascal Quoirin.

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Au début des années 1990, le buffet est débarrassé de la peinture brune qui le recouvrait et retrouve sa polychromie d’origine.

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L’orgue de Dom Bedos, considéré comme un chef d’œuvre dans le monde entier, remonté et restauré est inauguré les 23 et 25mai 1997.

 *J’ai eu la chance, de pouvoir écouter et filmer un titulaire d’orgue de passage à Bordeaux, avec cerise sur le gâteau être autorisé à monter dans le clocher voir la grosse cloche,

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et les cloches du carillon… !

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Je vous laisse regarder le nouveau montage vidéo (le titulaire ne souhaitant pas être reconnu) de ce bel orgue avec à la fin, une envolée du carillon et de la grosse cloche alors que je filmai

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les voussures du portail central.

* Ce billet est republié avec la nouvelle vidéo

 

 

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mercredi 31 juillet 2013

Fresques de l’Église de St Paul D’izeaux (Isère)… !

 

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Cette église aurait été une dépendance de l’abbaye de Saint-Paul fondée en 1117. D’origine médiévale, elle a été fortement reprise au XVIIe, puis au XIXe siècle. Elle conserve néanmoins quelques vestiges romans, notamment l’abside aujourd’hui totalement englobée dans un chevet plat dont on perçoit encore une baie en plein-cintre.

 

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Blotti entre Parménie et le Camp de César, le village de Saint-Paul-d’Izeaux en Isère était dénommé Bellevue sous la révolution française de 1789, pour son panorama sur la plaine de la Bièvre, et conformément à l’usage de cette époque où l’on supprimait les saints patrons. Depuis quelques années, son église peut en effet satisfaire la curiosité du pèlerin.

 

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En 1989, divers travaux extérieurs ont été exécutés dans le but de dissocier artificiellement l’église de la mairie attenante (aménagée dans l’ancien presbytère, ce dernier adossé à l’église autour de 1600). En 1993, l’association de sauvegarde du patrimoine local, avec l’aide de la municipalité et du Conseil général de l’Isère, entreprit la restauration intérieure.

 

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 La peinture du chœur (datant de 1907, signée de L.Guinhald)  et les peintures au pochoir de la nef (datant de 1920, signées de C.Villot, décorateur à Grenoble) étaient noircies et craquelées. Sur les conseils de M Boubert, architecte des Bâtiments de France, on confia les travaux à M Prieur, artiste-peintre fresquiste. Par l’heureux concours de saignées réalisées par l’électricien, l’artiste aperçut divers tons dans l’épaisseur des badigeons, sur l’intrados de l’arc triomphal. Il en discerna six, vraisemblablement un par génération, pour finalement découvrir des fresques datées par la suite du début du XVIIème siècle.

 

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Le dégagement des peintures à l’huile fut décidé et effectué centimètre par centimètre avec la panne d’un marteau d’horloger. Le risque d’une telle décision fut récompensé par la découverte d’un ensemble harmonieux de personnages. Attribuable à François Chambon (peintre local de Pont-de-Beauvoisin),

il représente Saint-Paul

 

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flanqué de quatre anges

 

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avec, en dessus, Dieu le Père bénissant et tenant le globe.

 

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L’église comporte également une borne romaine milliaire qui sert de support au bénitier.

 

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Sur laquelle figure l’inscription :

IMP CAES
 FL   VAL
CONSTANTINO
P   F
AVG

(IMPERATORI CAESARI
FLAVIO VALERIO
CONSTANTINO
PIO  FELICI
AUGUSTO)

"À l'empereur César
Flavius Valerius
Constantin,
Pieux, heureux",
Auguste

 

Sources : Françoise Dye et  Patrimoine en Isère

dimanche 6 janvier 2013

Où est la normalité… ?

 

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(Affiche Fondation Jérôme Lejeune)

La recherche sur les cellules souches embryonnaires est porteuse d'espoir (n’en déplaisent aux cathos bénis oui oui,  intoxiqués de dogmes imposés par une église rétrograde), elle est à mes yeux moins cruelle que les expériences sur des animaux vivants.

 

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Dans le cas des cellules embryonnaires, on est loin d’un être vivant, sensible à la souffrance.

Quid : Qu’est-ce qu’une cellule souche embryonnaire?

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Dès les premiers stades de développement de l’ovule fécondé, les cellules souches embryonnaires engendrent successivement toutes les autres cellules de l’organisme, grâce à des étapes de différenciation et de prolifération finement orchestrées, dans le temps et dans l’espace, pour créer, au final, un individu pluricellulaire viable.

Je trouve trompeur le montage photo de l’affiche de la campagne actuelle, en effet il aurait fallu que la photo de la souris soit remplacée par une autre montrant des animaux vivants torturés (ils sont des milliers, à être utilisés dans des laboratoires) par exemple celle-ci :

 

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(Photo Fondation Brigitte Bardot)

et faire un montage truqué d’un embryon humain mutilé, bardé d’électrodes.

L’église catholique ferait bien de se poser la question pourquoi ses fidèles sont de moins en moins nombreux… ? Je conseille à tous les cardinaux, lors du prochain conclave, d’envisager ma candidature afin que l’animal soit considéré comme un être vivant.

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(Montage photo Worth)

Quand aux chercheurs scientifiques des laboratoires où sont utilisés des animaux, qu’ils changent leurs habitudes, en confiant leurs expériences à nos amis les singes.

 

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(Montage photo Worth, d’après Rembrandt)

Après tout, contrairement à la position de l’église, je vous pose la question :

L’homme ne descend-t-il pas du singe… ?

 

Rheinhold

(Photo perso, bronze de Hugo Rheinhold)