mardi 1 novembre 2016

Non les morts ne louent pas le Seigneur… !

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Avez-vous essayé de le demander à ceux qui nous ont quittés ?

Ne me faisant aucune illusion sur mon avenir outre (tombe) crématorium, ce n’est point dans un cimetière, fut-il  agréable comme le vieux cimetière de Schwerin, où plusieurs fois je suis allé écouter le silence y régnant,  seulement troublé par le chant des oiseaux et les grognements des écureuils lorsqu’on s’en approche de trop près que l’on troublera mon repos.

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De tout temps, l’homme a souhaité reposer dans une demeure lui laissant l’espoir d’une résurrection (je ne m’étendrai pas sur le sujet), je conseillerai la lecture d’un ouvrage remarquable de Philippe Ariès : « L’Homme devant la mort » aux éditions du Seuil où l’auteur nous révèle l’évolution plus souterraine et sans doute plus essentielle des relations que l’homme d’Occident a entretenues et entretient avec  la mort.

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Au tout début de mes ralitudes sur ce blog, j’avais consacré un billet : Funérailles d'antan, corbillard, lanterne des morts, croque mort etc. http://mesgrainsdesel.canalblog.com/archives/2006/07/30/2379525.html.

Dans le montage vidéo-photos que j’ai réalisé après mes pérégrinations dans ce magnifique parc, j’ai choisi en fond musical le chant de Zaïde, (Opéra inachevé de Mozart), esclave chrétienne, aimée du sultan, qui s’émeut pour Gomatz endormi  et dépose son portrait près de lui.

Ruhe sanft, mein holdes Leben,

schlafe, bis dein Glück erwacht;

da, mein Bild will ich dir geben,

schau, wie freundlich es dir lacht:

Ihr süssen Träume, wiegt ihn ein,

und lasset seinem Wunsch am Ende

die wollustreichen Gegenstände

zu reifer Wirklichkeit gedeihn.

Repose calmement, mon tendre amour,
dors jusqu’à ce que ta bonne fortune s’éveille.
Tiens, je te donne mon portrait.
Vois comme il te sourit avec bienveillance!
Doux rêves, bercez son sommeil
et que ce qu’il imagine
dans ses rêves d’amour
devienne enfin réalité.

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samedi 4 janvier 2014

Exposition : Dialogue de l’esprit à la Marienkirche de Wismar… !

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Je ne vais pas changer d’état d’esprit, et afin d’accaparer le votre, j’en remets une couche. L'exposition "Dialogue de l'esprit", est représentée dans la Marienkirchturm de Wismar, (tour de l’église) depuis plus de neuf ans.

 

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Ce succès de durée ininterrompue semble être lié au fait qu'elle répond à des questions sur le sens de la vie et les possibilités de coexistence pacifique. L'acteur Bruno Ganz  y prête sa voix.

 

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Pour ceux qui ne le connaissent pas, il a interprété magistralement le rôle d’Hitler dans le film « La chute », voir le lien ci-dessous avec la scène dans le bunker.

http://youtu.be/1cSVUHkObUg

Dieter M. Weidenbach  a réalisé les six grandes figures de briques cuites des représentants de différentes cultures et religions disposées en demi-cercle. À toutes les époques culturelles il y avait un "dialogue de l'esprit" à la recherche du sens de la vie et des possibilités de coexistence pacifique entre les peuples. Les six personnages de  briques représentent :

 

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Bernard de Clairvaux (1090 - 1153),  avait une grande influence sur les dirigeants ecclésiastiques et laïques, il se retourna contre le pouvoir temporel des papes, il a recommandé la pauvreté, l'humilité et la restriction sur le territoire religieux et ecclésiastique. Bernard de Clairvaux est considéré comme le fondateur de la mystique chrétienne médiévale.

Pierre Abélard (1079 – 1142),  philosophe et théologien scolastique tôt réformiste a écrit, entre autres, le «Dialogue entre un philosophe, un juif et un chrétien) ». Son rêve: Une humanité qui va à la recherche de Dieu sur tous les antagonismes religieux de temps. «En doutant de savoir ... nous saisissons la vérité ".

 

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Hafiz, Shams al-Din Muhammad (environ 1326 à 1389/1390), a écrit des poèmes louant ostensiblement la beauté de la nature, l'amour et le vin. En raison de leur spiritualité, les poèmes de Hafiz étaient dans le monde islamique également utilisé comme un oracle. Le nom de Hafiz est un titre honorifique islamique et signifie « Le Coran dans la mémoire de la conservation ».

Moïse Ben Maïmon « Maïmonide » (1135-1204), Médecin, rabbin, philosophe juif, commentateur de la Mishna, jurisconsulte en matière de Loi juive et dirigeant de la communauté juive d'Égypte, il excelle dans tous ces domaines et est considéré comme le « second Moïse du judaïsme ». Il influence également le monde non-juif, notamment Thomas d'Aquin, qui le surnomme « l'Aigle de la Synagogue ».

 

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Parzival (Perceval), célèbre chevalier épique, héros du roman de Wolfram von Eschenbach est plongé dans des situations extrêmes de conflits personnels qui le rendent lui-même coupable ; comment concilier ensembles la volonté du chevalier-idéal courtois et le côté divin dans une existence. C’est seulement au fil du récit qu’il prend conscience de son devoir, après avoir dû pendant de longues années supporter les conséquences de ses fautes, il finira par accéder à la possession du Graal.

Le pèlerin Spoke. Son voyage physique symbolise un chemin spirituel à Dieu. Les pèlerinages sont parmi les phénomènes les plus importants de la religiosité médiévale.  Ils montrent les gens sur la recherche personnelle de Dieu.

 

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Ils sont engagés dans un dialogue destiné à être un symbole de la volonté de parler. En tant que représentants de différentes cultures et religions, ils y viennent avec des citations originales de leurs écrits dialoguer au sujet de Dieu et de sa création.

À noter, afin de préserver l’atmosphère, je n’ai pas inséré un fond musical sur la vidéo.  Ma maitrise de mon allemand d’autodidacte ne me permet pas de vous en traduire ce dialogue.

vendredi 18 juillet 2008

Les mythes ne sont pas morts… !

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« Ma propre conscience est ma seule église, de toutes les tyrannies qui frappent l’humanité, la pire est la tyrannie en matière de religion. » Thomas Paine (1737-1809)

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Républicain déiste, il est l’un de ces hommes des Lumières qui ont le mieux illustré, par leurs écrits, par leurs engagements politiques et religieux, mais aussi par leur existence même, leurs déplacements géographiques et leurs activités, les révolutions transatlantiques du XVIIIe siècle. Ce « citoyen du monde », ou « citoyen universel » comme il aimait se définir, successivement anglais, américain et français, fut, tout au long de sa vie, l’un des défenseurs les plus ardents et les plus généreux du processus révolutionnaire1. Pour un homme tel que Paine, seuls l’usage bien compris de la raison et la révolution « active » pouvaient, en permettant l’épanouissement de l’individu rendu enfin à lui-même, assurer le progrès du genre humain et poser les conditions du bonheur individuel et collectif.

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(Photo perso)

De prison, Paine avait commencé à rédiger Le siècle de la raison (The Age of Reason), qui fut publié en deux parties en 1794 et 1795. Pour lui, la révolution opérée dans le système politique, qui avait rendu à l’individu ses droits inaliénables et son autonomie, ne pouvait qu’être prolongée par une révolution religieuse. Dans le chapitre 1 de la première partie, il dit ainsi « Dès que j’eus publié en Amérique le pamphlet qui a pour titre le Sens Commun, je prévis qu’une révolution opérée dans le système de gouvernement serait très probablement suivie d’une autre révolution dans le système religieux ». Dans Le siècle de la raison, de façon particulièrement irrespectueuse, il s’attaquait au christianisme, dont il disait qu’il n’était « guère que l’idolâtrie des anciens mythologues adaptée aux exigences du pouvoir et du lucre ».

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Dans ce pamphlet, Paine critiquait plus généralement toute religion révélée. Armé d’une hache, comme il le dit, il s’en prenait à la Bible, « tissu de mensonges, d’atrocités et de blasphèmes », et développait une apologétique déiste destinée à contrer « l’espèce d’athéisme » qu’était pour lui la religion chrétienne. Paine arguait que le déisme, religion rationnelle qui se limitait à la croyance en un Dieu unique et en une vie après la mort, et donc dénominateur commun à toutes les religions, finirait par triompher. Paine se faisait là le précurseur d’un type de religiosité très moderne, intériorisée, fondée sur la recherche personnelle et sur l’exploration spirituelle autonome de l’individu.

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La chrétienté est en fait rien de plus qu’une histoire romancée développée politiquement.

En l’an 335, à Rome, l’empereur Constantin réunit le concile de Nicée, c’est au cours de ce rassemblement que les doctrines du christianisme furent établies, et ainsi commença la longue histoire des massacres chrétiens et de l’imposture spirituelle ; pendant les 1600 années suivantes, le Vatican maintint son emprise politique sur toute l’Europe, nous conduisant vers des époques aussi joyeuses que l’âge des ténèbres ou vers des événements rayonnants comme les croisades ou l’inquisition.

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Le christianisme ainsi que d’autres systèmes de croyances théologiques sont des impostures de l’histoire, elles visent à couper les espèces du monde naturel et diviser les hommes entre-eux.

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La religion ne réformera jamais l’Humanité car la religion, c’est l’esclavage.

Elle réduit la responsabilité de l’homme au fait que Dieu contrôle tout et qu’en échange, d’atroces crimes sont justifiés au nom de projets divins ; plus important il donne le pouvoir à ceux qui connaissent la vérité et utilisent le mythe afin de manipuler et contrôler les sociétés.

Les religions ont toujours voulu nous donner leurs leçons de conduite, leçons qui sont loin de nous mener sans encombre sur le chemin de la vie où les interdits sont nombreux… !

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Les mythes ne sont pas morts, après celui de Sisyphe, je vous laisse regarder les deux vidéos suivantes.


Le mythe de la religion Catholique...(1)
envoyé par pomamer


Le mythe de la religion Catholique...(2)
envoyé par pomamer

Désolé pour le sous-titrage qui parfois n’est pas très lisible.

Sources :

- Natahalie Caron

- Vidéos « Le mythe de la religion Catholique ».

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jeudi 12 juin 2008

Sisyphe n'est pas mort...!

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(Photo perso)

Lors d’une promenade dans les jardins du Luxembourg, en voyant cette sculpture « Sphère » de Jeanne Bouchard, faisant partie de l’exposition : "Du vent dans les branches", j’ai de suite pensé à Sisyphe, et fait la relation avec le livre d’Albert Camus « Le mythe de Sisyphe », où au début du chapitre, L’absurde et le suicide,

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il écrit :

« Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie. Le reste, si le monde a trois dimensions, si l’esprit a neuf ou douze catégories vient ensuite. Ce sont des jeux ; il faut d’abord répondre… ».

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(Photo perso)

J’en viens à me demander si la majeure partie de notre vie nous ne la passons pas à pousser notre rocher, rocher fait de l’amalgame des interdits d’une société castratrice, des premiers conseils de notre environnement familial qui au lieu d’alléger notre charge émotionnelle due à la découverte d’un environnement non sécuritaire, loin de la chaleur intra utérine, alourdit ce fardeau.

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(Tableau Wofgang Mattheuer)

Combien avait raison Ménalque, porte parole d’André Gide dans Les Nourritures terrestres quand il nous lance en pleine figure son : « Familles, je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur… ».

Heureusement, qu’il y a des moments où ce viatique bien encombrant nous semble plus léger,

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nous voyons à travers une éclaircie le sommet bien proche ranimant notre espoir qu’enfin, ce rocher, nous allons le jeter définitivement de l’autre versant, il nous semble alors si léger qu’une main devrait suffire.

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Ce n’est pas sans compter sur un grain de sable issu d’on ne sait où et qui nous fait lâcher notre fardeau du mauvais côté, le précipitant tout en bas… ! Ah ! Qu’il faudra avoir du cœur pour se remettre à la gravir cette chienne de montagne de vie, ou du moins ce qu’il en reste.

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(*Tableau Sejo Vieira)

" Et je vis Sisyphe qui souffrait de grandes douleurs et poussait un énorme rocher avec ses deux mains. Et il s'efforçait, poussant ce rocher des mains et des pieds jusqu'au sommet d'une montagne. Et quand il était près d'en atteindre le faîte, alors la masse l'entraînait, et l'immense rocher roulait jusqu'au bas. Et il recommençait de nouveau, et la sueur coulait de ses membres, et la poussière s'élevait au-dessus de sa tête. "

Et je me demande toujours s’il existe un autre versant, bien au-delà, où personne ne sera comptable de mes faits et gestes en m’obligeant à être Sisyphe… !

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(Tableau Sejo Vieira)

* Seijo Viera, peintre transréaliste Portugais décrit sa toile par : « Sisyphe poussera  éternellement sa pierre, le sage continuera à méditer sur les mystères de la vie, et pendant que Jésus joue à cache-cache dans un coin de ma toile, Marie et Joseph s´apprêtent une fois de plus à recevoir les dignitaires venus de l´orient ».

P.S: Je suis conscient que mon rocher il est plus lourd ou plus léger, en fonction du combat entre mon moi intérieur et mon moi extérieur.

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dimanche 24 septembre 2006

Ils naquirent, ils souffrirent, ils moururent!

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Face à la multitude de documents, qui peuvent avoir été écrits, sur tel ou tel personnages qui ont fait l’histoire ; il est bien difficile de s’y retrouver et d’avoir le temps d’en faire une synthèse. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits !

J’avais lu un conte, après de fastidieuses recherches, j’ai retrouvé cet apologue*

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« Quand le jeune prince Zémire succéda à son père sur le trône de Perse, il fit appeler tous les académiciens de son royaume, et, les ayants réunis, il leur dit :

- Le docteur Zeb, mon maître, m’a enseigné que les souverains s’exposeraient à moins d’erreurs s’ils étaient éclairés par l’exemple du passé. C’est pourquoi je veux étudier les annales des peuples. Je vous ordonne  de composer une histoire universelle et de ne rien négliger pour la rendre complète.

Les savants promirent de satisfaire le désir du prince, et s’étant retirés, ils se mirent aussitôt à l’œuvre.

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Au bout de 20 ans, ils se présentèrent devant le roi, suivis d’une caravane composée de douze chameaux, portant chacun 500 volumes ? Le secrétaire de l’académie, s’étant prosterné sur les degrés du trône, parla en ces termes :

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- Sire, les académiciens de votre royaume ont l’honneur de déposer à vos pieds l’histoire universelle qu’ils ont composée à l’intention de Votre Majesté. Elle comprend 6000 tomes et renferme tout ce qu’il nous a été possible de réunir touchant les mœurs des peuples et les vicissitudes des empires. Nous y avons inséré les anciennes chroniques qui ont été heureusement conservées et nous les avons illustrées de notes abondantes sur la géographie, la chronologie et la diplomatique. Les prolégomènes** forment à eux seuls la charge d’un chameau et les paralipomènes*** sont portés à grand’peine par un autre chameau.

Le roi répondit :

- Messieurs, je vous remercie de la peine que vous vous êtes donnée ? Mais je suis fort occupé des soins du gouvernement ? D’ailleurs j’ai vieilli pendant que vous travaillez. Je suis parvenu, comme dit le poète persan, au milieu du chemin de la vie, et, à supposer que je meure plein de jours, je ne puis raisonnablement espérer d’avoir le temps de lire une si longue histoire. Elle sera déposée dans les archives du royaume ? Veuillez m’en faire un abrégé mieux proportionné à la brièveté de l’existence humaine.

Les académiciens de Perse travaillèrent 20 ans encore ; puis ils apportèrent au roi 1500 volumes sur trois chameaux.

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- Sire, dit le secrétaire perpétuel d’une voix affaiblie, voici notre nouvel ouvrage. Nous croyons n’avoir rien omis d’essentiel.

- Il se peut, répondit le roi, mais je ne le lirai point. Je suis vieux ; les longues entreprises ne conviennent point à mon âge ; abrégez encore et ne tardez pas.

Ils tardèrent si peu qu’au bout de 10 ans ils revinrent suivis d’un jeune éléphant porteur de 500 volumes.

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- Je me flatte d’avoir été succinct, dit le secrétaire perpétuel.

- Vous ne l’avez pas encore été suffisamment, répondit le roi. Je suis au bout de ma vie. Abrégez, abrégez, si vous voulez que je sache, avant de mourir, l’histoire des hommes.

On revit le secrétaire perpétuel devant le palais au bout de 5 ans. Marchant avec des béquilles, il tenait par la bride un petit âne qui portait un gros livre sur son dos.

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- Hâtez-vous, lui dit un officier, le roi se meurt.

En effet le roi était sur son lit de mort. Il tourna vers l’académicien et son gros livre un regard presque éteint, et dit en soupirant :

- Je mourrai donc sans savoir l’histoire des hommes !

- Sire, répondit le savant, presque aussi mourant que lui, je vais vous le résumer en trois mots : Ils naquirent, ils souffrirent, ils moururent.

C’est ainsi que le roi de Perse apprit sur le tard l’histoire universelle.»

Naître, vivre et mourir, n’est-ce pas une très longue histoire ?

Tout le reste a si peu d’importance !

* Apologue: Court récit imaginaire ou parfois réel dont se dégage une vérité morale.

** Prolégomène: Longue introduction placée en tête d'un ouvrage, contenant les notions préliminaires nécessaires à sa compréhension.

*** Paralipomène: Supplément placé à la fin d'un livre.

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jeudi 24 août 2006

La colère, hélas ! Combien elle change une figure avenante ! [Fo-sho-hing-tsan-king]

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« Une femme* en courroux est comme une fontaine troublée, fangeuse, sans transparence, sans pureté : elle perd toute sa beauté ; et, tant qu’elle est dans cet état de trouble, personne, dans l’excès même de la soif plus brûlante, ne daignera boire de son onde, ni seulement en approcher ses lèvres. » (Jules du Vernay)

*Toute ressemblance avec une blogueuse serait le fait du hasard !

Heureusement comme le disait Horace : «Ira furor brevis est » la colère, comme toute passion violente, est une aliénation mentale momentanée.

Elle n’est pas belle la vie ?

Elle nous file chaque jour entre les doigts.

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Alors pourquoi se la compliquer, comme un de mes chats: restons COOL!

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Nota Bene : Pour les féministes, la colère n’est pas l’apanage de la femme.

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mercredi 16 août 2006

Pouvoir quand tu nous tiens!

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« Quand le peuple ne craint plus le pouvoir, c'est qu'il espère déjà un autre pouvoir. » Lao Tsu

« Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des missiles mais nous détournons l'homme de sa voie. » Martin Luther King

En fait qu'est-ce que le pouvoir ?

«Le pouvoir est la possession des facultés ou des moyens nécessaires pour faire concourir les autres hommes à ses propres volontés. Le pouvoir légitime est celui qui détermine les autres à se prêter à nos vues, par l’idée de leur propre bonheur : ce pouvoir n’est qu’une violence quand, sans aucun avantage pour nous, ou même à notre préjudice, il nous oblige de nous soumettre à la volonté des autres.» Holbach (le système social).

« C'est la réponse à la volonté de chaque individu d'être premier, irremplaçable et constamment prioritaire. Il n'y a d'hommes dignes d'exercer le pouvoir que s'ils ont assez de force d'âme pour le refuser ». Maurice Druon

Notre société, est manipulée par toutes les formes de pouvoir, à nous d’être vigilants et tels les moutons de Panurge, attention à ne pas faire le saut dans le vide. Ce saut est souvent sans issue de retour. Je pense notamment aux sectes et à leur pouvoir de manipulation ou *pouvoir psychologique.

Ainsi, le pouvoir engendre-t-il une relation dissymétrique entre un ego sachant et voulant et une masse amorphe, ignorante et sans vouloir. C’est pourquoi il sera à la fois admiré, respecté, envié, haï.

Le pouvoir de l’argent : vaste sujet, notre société de consommation nous incite à consommer plus que de raison. Vous n’avez pas de fric ; ce n’est pas grave,  la Société de Crédit  Picsou dont la devise : «Ni vu ni connu je t’embrouille » vous propose d’acheter le nécessaire et le superflu à crédit. Comment voulez-vous qu’un client potentiel, manquant de jugement, peu intelligent, et pas éclairé du tout sur les risques d’endettement ne se laisse pas prendre dans ses filets. Nous les retrouvons plus tard en marge de la Société.

Le pouvoir exercé par : des « fous », des tyrans, des despotes, des illuminés, conduit à l’avilissement de l’homme. Hitler (et ce n’est pas le seul),  en a été un parfait exemple. Si les gens n'abusaient pas de leur pouvoir, il n'y aurait pas de guerre, de crime, d'enfants violentés etc. la liste en est malheureusement trop longue !

*Le pouvoir psychologique : Un des plus dangereux, quand on voit ce que des fanatiques, peuvent exercer par de l’endoctrinement sur des êtres faibles psychologiquement, en les poussant à commettre des atrocités. N’est-ce pas Mr Ben Laden ?

Il y a d’autres formes de pouvoir psychologique, les sectes et leurs gourous, secondés par leurs sbires en usent et abusent !

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« Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire  au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur. » Michel Quint (Effroyables jardins).

Le pouvoir supra normal: Capacité de l’être humain, à influencer les comportements des autres, l’aspect des choses, le lieu de dépôt des objets ou leur statique, à des fins louables de prime abord , mais peu recommandable après analyse approfondie.

Charlatanisme ou réalité ? Le phénomène existe de nos jours, et ne semble pas devoir faire se relâcher l’étreinte qu’il exerce sur l’homme. Les « fofanas », sorciers, voyantes en tout genre se remplissent les poches en abusant leurs clients, momentanément faibles psychologiquement, suite à un événement (séparation, deuil, perte d’emploi etc.)

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La prise de pouvoir : Selon les sociétés et les régimes, des partis, des factions, des clans ou des familles se battent pour prendre le pouvoir ou s’y maintenir. La réflexion sur le pouvoir est au centre de la philosophie politique : depuis Platon, elle ne cesse de se demander comment et à quelles conditions un ou plusieurs hommes peuvent gouverner toute une cité.

Du procès de Socrate à l’affaire Dreyfus (voilà 100 ans qu’il était réhabilité)  et aux purges staliniennes, des tueries de César Borgia aux camps de concentration hitlériens, le scandale de l’abus de pouvoir renouvelle toujours l’interrogation sur ce qui justifie le pouvoir politique et sur ce qui pousse tant d’hommes à risquer leur vie ou à l’user pour conquérir le pouvoir et l’exercer.

Si l’on en croit Alain, les hommes libres « savent bien que tout pouvoir abuse et abusera ». Et pourtant, même si l’on en rêve parfois, on ne conçoit pas de société humaine sans pouvoir. L’ambiguïté de l’idée de pouvoir exprime donc bien la réalité ambivalente qu’elle désigne.

Le pouvoir politique : « Les détenteurs du pouvoir politique assurent généralement l’exécution de leurs décisions par un mélange, en proportions variables, d’autorité et de coercition. Pour soumettre les personnes ou les groupes récalcitrants aux règles prescrites, aux jugements rendus et aux ordres donnés pour l’action collective, ils ont recours aux instruments de la puissance publique : armée, police, milice ou, dans certaines civilisations, sorciers, rites d’appel aux forces surnaturelles ou à la colère des dieux, d’immolation ou d’exécration.

Ainsi, chez les Cheyenne (Indiens d’Amérique du Nord), les six associations de guerriers intervenaient pour réprimer les délits (vol de chevaux, indiscipline pendant la grande chasse aux bisons) mais ils appliquaient la règle fondamentale de cette culture selon laquelle tout châtiment doit être suivi d’une réhabilitation……

Cependant, comme le dit Rousseau, « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir » (Du contrat social).

Le pouvoir politique ne peut être uniquement ni indéfiniment coercitif et répressif.

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L’obéissance est consentie aux commandements des gouvernants dans la mesure où les gouvernés croient que leur pouvoir est légitime….

Mais tout pouvoir n’est pas politique : il y a un pouvoir domestique, un pouvoir économique, un pouvoir religieux, etc.

Le pouvoir individualisé : quand celui qui exerce le pouvoir le possède comme un bien propre dont il peut user et abuser à sa guise, sans être astreint à observer des règles préétablies. La volonté du chef, du seigneur ou du prince fait toute loi et n’est elle-même obligée par aucune loi ». J.W.Lapierre

Tout pouvoir revendique normalement un titre quelconque qui l’impose aux individus placés sous sa tutelle. L’incompétence est la forme la plus simple de l’excès de pouvoir.

Affirmation de l’individu dans sa singularité, le droit naturel correspond au pouvoir que possède chacun d’exercer sa force, sa puissance. Chacun pour vivre, pour étendre son empire, a envie de détruire l’autre. C’est la lutte à mort que chacun veut gagner à tout prix et à laquelle aucune possession ne paraît pouvoir mettre fin. Chacun paraît pour l’autre son double monstrueux, son jumeau haïssable. Ce que chacun désire, c’est le pouvoir de l’autre.

Hobbes écrit « Par mœurs, je n’entends pas ici les bonnes manières, par exemple la façon dont les gens doivent se saluer, se laver la bouche ou se curer les dents en compagnie, et tous les articles de la petite morale, mais les qualités des hommes qui intéressent leur cohabitation pacifique et leur réunion. Or, à cet égard, l’obstacle primordial, commun à toute l’humanité, est  le désir perpétuel d’acquérir pouvoir après pouvoir, désir qui ne cesse qu’à la mort ; le pouvoir d’un homme consistant dans ses moyens présents d’obtenir quelque bien apparent futur ».

Lors d’un long conciliabule une amie me disait: «  le pouvoir de la douceur, le pouvoir de l'amour, le pouvoir des mots, mais n'est ce pas de la manipulation ? »

Manipulation, pas forcément, si celui qui les exerce le fait aussi avec son cœur et non seulement avec sa raison.

Le plus difficile à faire, se conquérir soi-même ; notre intelligence doit faire la part des choses afin de ne pas abuser du pouvoir que nous pouvons imposer aux autres.

Je citerai Sénèque : « Celui-là est le plus puissant qui a tout pouvoir sur soi ».

Et, Frank Herbert : « On utilise le pouvoir en le tenant avec légèreté. Si on le serre trop fort, on est pris par lui, on en devient la victime ».

En conclusion, pour utiliser à bon escient notre pouvoir, (Ouf, je commençai à manquer de sel !) essayons d’appliquer ce que disait Thalès : « CONNAIS TOI TOI-MEME ».

En secouant la salière, quelques grains d’espoir, avec un extrait d’une chanson de Michel Berger.

Moins de haine, moins de guerre

Moins de larmes et moins de sang

Moins d'espoir d'être puissant

Moins de POUVOIR et moins d'argent

Et plus de sentiments

Sources :

Encyclopédie Universalis

http://www.evene.fr/ citations

Sceptre

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lundi 7 août 2006

Réveillons nous avant qu’il ne soit trop tard !

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A trop laisser filer le temps sans le gérer, nous nous précipitons  « à tombeau ouvert » dans un sommeil éternel !

« La vie est un sommeil.

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Les vieillards sont ceux dont le sommeil a été plus long ; ils ne commencent à se réveiller que quand il faut mourir. S’ils repassent alors sur tout le cours de leurs années, ils ne trouvent souvent  ni vertus, ni actions louables qui les distinguent les unes des autres ; ils confondent leurs différents âges, ils n’y voient rien qui marque assez pour mesurer le temps qu’ils ont vécu. Ils ont eu un songe confus, informe, et sans aucune suite ; ils sentent néanmoins, comme ceux qui s’éveillent, qu’ils ont dormi longtemps. »

(La Bruyère)

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mardi 1 août 2006

Dieu existe ou Dieu n’existe pas ?

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Ces temps-ci, j’ai fait part de mon écœurement et posé la question : où est Dieu dans toutes ces horreurs qui nous éclatent à la figure à la lecture ou à la vision des Médias?

Athée, loin de moi, de vouloir vous prouver que Dieu n’existe pas, comme je le mentionne plus loin * : chacun doit choisir librement s’il a besoin on non de croire en un Dieu.

Une définition de Dieu.

Dieu : (du latin deus, qui dériverait du sanskrit « deiwo », lumineux) avec une majuscule, Dieu est le nom du dieu unique des religions monothéistes ou des philosophes. Le concept de dieu prend des formes extrêmement variées selon les religions. Leur point commun : Dieu (ou un Dieu) est supérieur à l'homme, plus puissant et complet que lui.

Principales formes de croyances ou d'attitudes relatives à Dieu ou aux dieux.

          Les théistes croient en Dieu ou dans les dieux à travers des religions qui prétendent avoir connaissance de la nature et des desseins de la divinité qui s’est révélée à elles.

          Les déistes croient à un Dieu, souvent proche de celui des philosophes, qui n’interagit pas avec le monde et ne s’est pas fait connaître aux hommes.

          Les panthéistes considèrent que Dieu est dans tout, dans la nature même des choses (immanence).

          Les agnostiques pensent qu'il n'est pas possible de prendre position quant à l'existence ou non de Dieu.

          Les athées ne croient pas en Dieu, considérant qu'il s'agit là d'une invention humaine.

Pour le paganisme ou plus généralement pour les religions polythéistes, un dieu est un être immortel, d'une nature supérieure aux êtres humains, aux esprits et aux génies. En fonction de leurs attributions particulières (de leur spécialisation), les dieux agissent sur la nature et interviennent dans les affaires humaines. La notion de dieu, et ce qu'il représente (toute puissance, immortalité, créateur...) trouve son origine dans le soleil, (nous en avons l’exemple chez les Egyptiens qui adoraient le soleil ),

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lumière céleste, source de vie sur terre, puis s'est diversifiée selon les différentes religions.

Pour les monothéismes (judaïsme, christianisme, islam), Dieu représente l'Etre suprême, transcendant, unique et créateur du monde. Ses principaux attributs : infinité, omniprésence, omnipotence, omniscience, immuabilité, immatérialité, perfection, universalité, sagesse, justice, bonté... Dieu a établi les lois générales qui gouvernent le monde, mais peut intervenir y en dérogeant par des miracles.

Le judaïsme et l'islam ne tolèrent aucune représentation de Dieu, appelé respectivement Yahvé et Allah. Vous ne trouverez aucune statue ou peinture le représentant dans les synagogues ou mosquées.

Pour les philosophes, Dieu est un principe abstrait que la raison, sous la forme du discours philosophique, tente de comprendre. Chaque philosophe insiste sur tel ou tel des attributs de son Dieu, en fonction de la thèse qu'il entend défendre.

Le Dieu des philosophes représente en général la cause première de l'univers et la perfection. Il ne détient son existence d'aucune autre source que de lui-même. Il n'est donc la résultante d'aucune révélation ni d'aucun acte de foi.

Tandis que dans la religion l'idée de Dieu est une intuition, donnée à l'homme par Dieu lui-même, ou une révélation, de nombreux philosophes ont essayé d'apporter des preuves logiques de son existence.

Ayant perdu, par rapport aux dieux des religions, certaines de leurs qualités fondamentales, notamment la crainte qu'ils inspirent, la vénération dont ils sont l'objet, le Dieu des philosophes tend à devenir un concept d'absolu impersonnel et théorique.

·        On voit, par exemple, les théistes donner plusieurs "preuves" de l'existence de Dieu, qui ne sont en réalité que des arguments, car, si "preuve" il y avait, une seule suffirait…"
(Marcel Conche "Le sens de la philosophie").

·        Le terme de "preuve" dans la bouche d'un croyant ne signifie donc rien d'autre que "argument". Une multitude de théologiens et de doctes philosophes croyants ont développé pendant des siècles une énergie phénoménale pour tenter de prouver l'existence de Dieu. Mais il n'aura fallu que quelques pages à Emmanuel Kant pour réfuter, le premier, ces fausses preuves.

Dieu est d'abord une définition, un concept, une idée, un postulat, un rêve, une envie, un besoin, un fantasme..., mais en aucun cas une existence prouvée.

... un désir à ne pas prendre pour une réalité.

·        Rien ne prouve que Dieu n'existe pas !
Les athées ne peuvent pas prouver que Dieu n'existe pas !


·        La vraie question est celle du poids que représentent, pour chaque homme, les différents arguments pour ou contre. C'est ce qui fait pencher la balance vers la croyance en Dieu ou la non croyance. Dans une discussion sur l'existence de Dieu, celui qui défend la position du non-croyant est souvent en situation délicate s'il cherche à démontrer que Dieu n'existe pas. En effet, il est impossible de démontrer que quelque chose de surnaturel et qui n'interagit pas avec le monde réel, n'existe pas. Le raisonnement logique habituel est inopérant. Malheureusement, l'analyse objective et rationnelle des arguments contre l'existence de Dieu pèse peu, en général, face à la pression sociale, au conformisme, à la peur, à l'endoctrinement, à la paresse intellectuelle...
C'est aux croyants de prouver que Dieu existe. Heureusement, ils ont la foi pour les sauver, car elle les dispense d'apporter une preuve.

·        L'athée n'a pas à prouver que Dieu n'existe pas. C'est aux croyants de prouver le contraire

·        Citation :
"La charge de la preuve revient toujours à celui qui affirme quelque chose de nouveau et plus la chose affirmée sort du cadre des lois établies, a fortiori si elle entre en conflit avec ces lois, plus les preuves apportées pour étayer cette proposition doivent être robustes."

(Georges Charpak et Henri Broch «  Devenez sorciers devenez savants »)

·        Citation :
"Ce qui est affirmé sans preuve, peut être nié sans preuve."

(Euclide / environ 325-265 avant JC)

La fausse "preuve" ontologique de l'existence de Dieu

·        Dieu possède toutes les perfections ; or l'existence est une perfection, donc Dieu existe.

·        Emmanuel Kant (1724-1804) appelle cet argument la preuve ontologique de l'existence de Dieu parce qu'on y prétend prouver que Dieu existe à partir de ce qu'on pense qu'il est. Ici on lui attribue une essence qui est la perfection. En définissant Dieu comme étant parfait, Descartes ne fait que créer un concept. Kant réfute cette "preuve" en affirmant qu'en aucun cas un concept ne pouvait produire une existence. C'est toute la différence qu'il y a entre la logique (concevoir une existence de manière totalement cohérente) et la réalité (de cette existence). Affirmer que le concept peut servir de preuve n'est qu'une forme de dogmatisme. L'affirmation d'une existence ne peut être que le produit d'une expérience.

·        "L'homme a créé des dieux ; l'inverse reste à prouver."
(Serge Gainsbourg / 1928 - 1991) 

·        "Et si j'entends des voix, qu'est-ce qui me prouve qu'elles viennent du ciel et non de l'enfer, ou d'un subconscient, ou d'un état pathologique? Qui prouve qu'elles s'adressent à moi? Qui prouve que je suis bien désigné pour imposer ma conception de l'homme et mon choix à l'humanité?"
(Jean-Paul Sartre / 1905-1980 / L'existentialisme est un humanisme)

Dieu existe ou Dieu n’existe pas ?

Difficile choix !

Pour ma part, quand je pense aux guerres de Religions,

guerre_religion

à l’inquisition,

inquisition

au massacre des indiens ( et à la disparition des civilisations Incas, Aztèques, Mayas etc. par les Conquistadors),

Machu_Pichu

à l'esclavage et à la traite des noirs, à l’extermination des juifs, décidé par Hitler, adoré comme un Dieu, au conflit entre catholiques et protestants en Irlande, aux paroles et actes de Haine prônés par Ben Laden et sa cohorte de sbires, aveuglés par leur fanatisme,

attentat

je ne peux pas croire qu’un Dieu d’amour soit à l’origine du monde. (Bien d’autres exemples pourraient être cités.)

La science nous dit que Neandertal est un homme, qu’il y a eu trois ou quatre espèces d’hommes avant l’homo sapiens et l’homme tel que nous sommes !

neanderthal

Comment croire que nous descendons d’Adam et  Eve ?

Où est Dieu dans l’apparition de l’être humain ?

Toujours l’éternel problème : qui de la poule ou de l’œuf ?

*La réponse est dans chaque homme qui doit, sans contrainte, conditionnement, endoctrinement, en fonction de ses attentes : choisir s’il a besoin de croire en Dieu.

enig

Un souhait: que le croyant ne fasse pas du prosélytisme, que le mécréant respecte toutes formes de croyance. L’homme doit être tolérant pour vivre en paix avec ses semblables. De l’intolérance au fanatisme on est vite dans la haine ; la suite, on connaît l’histoire !

Il ne se passe pas un jour sans qu’on tue, égorge, pend, massacre et utilise d'autres raffinements pour, au nom de Dieu, envoyer aux enfers ceux qui ne sont pas dans la bonne religion !

Une confidence : si je devais croire en un Dieu, je serai tenter de choisir MOZART, c’est vrai que tout le monde s’accorde pour dire que c’était un génie ; en faire un Dieu ? Pourquoi pas !

mozart2

Votre réponse ? Oui : Bravo vous êtes tolérant, les croyants n’ont rien à craindre!

Votre réponse ? Non : Les intégristes recrutent : vous pouvez poser votre candidature !

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vendredi 16 juin 2006

Saisir l’instant, il ne repassera pas !

temps_passe1

J’ai retrouvé un passage d’un livre d’André Gide « Les nouvelles nourritures », qui résume bien à mon goût le temps passé.

« Oh ! Tout ce que nous n’avons point fait et que pourtant nous aurions pu faire…penseront-ils, sur le point de quitter la vie. – Tout ce que nous aurions dû faire et que nous n’avons point fait ! Par souci des considérants, par temporisation, par paresse, et pour s’être trop dit : <Bah ! Nous aurons toujours le temps.> Pour n’avoir pas saisi le chaque jour irremplaçable, l’irretrouvable chaque instant. Pour avoir remis à plus tard la décision, l’effort, l’étreinte…

L’heure qui passe est bien passée. - Oh toi qui viendras, penseront-ils, sois plus habile : Saisis l’instant !

Comme il avait raison et j’essaie de suivre sa philosophie du temps qui passe en faisant mienne la devise : CARPE DIEM

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