mercredi 14 juin 2006

Silence et Solitude

silence

Nous vivons dans un monde où la verbalisation est la règle et le silence l’exception ; au milieu d’un torrent de mots ; si bien que la valeur du Silence nous échappe le plus souvent ; et pourtant, il est difficile de séparer le Silence et la parole, le Silence et l'intention de signification.

Ou bien, faut-il admettre que le Silence est seulement une impuissance ou une impasse dont le langage nous libère.                                          

Le Silence ne dit-il rien ? Ce qu’on ne peut pas dire, au moins il faut l’écrire.

Et, comme disait Jules Renard: « Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu ».

Souvent le Silence est signe de Solitude.

Je ne pense pas que le Silence engendré par la Solitude, soit plus difficile à supporter que la Solitude.

Dans cette Solitude le plus dur, c’est d’être face  à soi même, confronté à notre image virtuelle. Là est la difficulté et, trop d’entre nous n’arrivons pas à gérer cette situation. Beaucoup d’hommes illustres, je pense à Théodore Monod, Charles de  Foucauld etc… dans l’immensité du désert ont trouvé des réponses à leur Solitude, entouré d’un Silence seulement troublé par le vent !

Cela semble peut-être paradoxal, mais c'est justement la Solitude, le fait d’être seul qui peut donner l'expérience profonde d’être uni à tout et à tous. La Solitude nous apprend que l'ouverture aux autres et à l’Autre appartient au fondement de la nature humaine.

Nous ne savons plus au fond ce que représente la parole, ni ce que signifie le Silence. Pourtant, nous sentons aussi que nous avons besoin du Silence. La parole et le Silence sont étroitement liés. N’est-ce pas parce qu’à sa manière le Silence signifie à travers les mots autant que les mots signifient eux-mêmes ? Sans un espace entre les mots, les mots eux-mêmes seraient-ils compréhensibles ?

Ne gardons pas ce que nous avons de profondément enfoui. Il y a  toujours un parent, une ou un ami pour nous écouter ou à qui écrire et sortir de notre Solitude ; ne prenons pas systématiquement en exemple la maxime :

« La parole et d’argent mais le silence est d’or ».

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mardi 13 juin 2006

Le mot et la chose

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Le Mot et la Chose

Madame quel est votre Mot

Et sur le Mot et sur la Chose

On vous a dit souvent le Mot

On vous a fait souvent la Chose

            Aussi de la Chose et du Mot

Devez-vous savoir quelque Chose

Mais je parierai que le Mot

Vous plaît beaucoup moins que la Chose

Pour moi voici quel est mon Mot

Et sur le Mot et sur la Chose

J’avouerai que j’aime le Mot

J’avouerai que j’aime la Chose

Autrement la Chose et le Mot

Seraient pour moi bien peu de Chose

Mais je crois en faveur du Mot

Pouvoir ajouter quelque Chose

Une Chose qui donne au Mot

Tout l’avantage sur la Chose

C’est qu’on peut dire encore le Mot

Quand même on ne fait plus la Chose

Et si peu que vaille le Mot

Ma foi c’est encore quelque Chose

De là je conclus que le Mot

Doit être mis avant la Chose

Qu’il ne faut ajouter au Mot

Qu’autant que l’on peut quelque Chose

Et que pour le temps où le Mot

Se présentera sans la Chose

Il faut se réserver le Mot

Pour se consoler de la Chose

Pour vous je crois qu’avec le Mot

Vous voyez toujours autre Chose

Vous dîtes si gaiement le Mot

Pour mériter si bien la Chose

            Prés de vous la Chose et le Mot

Doivent être une même Chose

Et vous n’avez pas dit le Mot

Qu’on est déjà prêt à la Chose

Mais quand je vous dis que le Mot

Me plaît beaucoup moins que la Chose

Vous devez me croire à ce Mot

Bien peu connaisseur en la Chose

Eh bien voici mon dernier Mot

Et sur le Mot et sur la Chose

Madame passez-moi le Mot

Et je vous passerai la Chose

                   Abbé de l’Attaignant

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Quelle corrida!

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Comment peut-on se délecter de voir souffrir des animaux?

Chaque fois que j'apprends qu'un de ces assassins se fait encorner, je me dis "Tiens une bonne nouvelle"

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lundi 12 juin 2006

Test des trois passoires

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Je viens de relire pour la Nième fois ce texte... J'y trouve toujours autant de plaisir. Un petit bonheur!

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute
  opinion de la sagesse. Quelqu'un vient un jour trouver
  le grand philosophe et lui dit :

     "Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?

     - Un instant, répondit Socrate. Avant que
  tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test,
  celui des 3 passoires :

     - Les 3 passoires?

     Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes
  sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre
  le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire.

     C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires. La première
  passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que
  tu veux me dire est vrai?

     - Non. J'en ai simplement entendu parler...

     - Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.

     Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième
  passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre
  sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

     - Ah non ! Au contraire.

     - Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de
  mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si
  elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test,
  car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que
  tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?

     - Non. Pas vraiment.

  Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter
  n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?"

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Question de temps?

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Quel événement marquant pour l’humanité, s’est-il passé à la date du 5 octobre 1582 ?

Réponse à la fin de la semaine.

03pers

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dimanche 11 juin 2006

Un peu de philosophie dans un monde de brute

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                     Lire jusqu’à la fin. Beaucoup seront d’accord avec la morale…..

Un prof de philo se présente devant la classe avec une série d’objets individuels qu’il pose sur son pupitre, face à ses étudiants.

Le silence intrigué de l’assistance étant acquis, le prof prend un grand bocal de cornichons (vide et propre) et commence par le remplir jusqu’au bord supérieur de pierres d’un diamètre situé entre 6 et 7 cm.

Cela une fois terminé, il demande à la classe si le bocal est bien rempli.

Les élèves répondent que oui.

Le prof prend alors un sachet rempli de gravillons et le verse dans le bocal.          Il agite le tout, pour égaliser, et voilà que le gravier remplit tous les espaces encore vides.

Après avoir fini cette manipulation, le prof demande une fois encore à sa classe si le bocal est maintenant bien rempli. La classe répond hilare et intriguée que oui.

Le prof se saisit alors d’un petit sac de sable et en verse le contenu dans le bocal.

Evidemment, le sable se fraie un passage dans les interstices qui sont encore disponibles, au grand contentement de la classe.

« Voyez-vous » dit le prof en s’adressant à ses étudiants « j’aimerais que vous compariez ceci à votre propre existence.

Les grosses pierres représentent les choses véritablement importantes, comme la famille, le couple, la santé, les enfants.

Ces choses qui font que même si vous perdez tout le reste, votre vie n’en demeurera pas moins bien remplie.

Les gravillons représentent, quant à eux, les choses qui sont importantes, mais non essentielles, comme le travail, la maison, la voiture.

Enfin, les grains de sable peuvent être comparés aux choses sans importance.

Si vous commencez par mettre le sable dans le bocal, il ne restera plus assez d’espace pour le gravier ou les pierres.

Il en va de même avec votre vie : si vous gaspillez votre disponibilité et votre énergie pour des petites choses, il ne vous restera jamais assez ni de temps ni de place pour ce qui est essentiel à votre bonheur.

Jouez avec vos enfants, prenez le temps d’être à l’écoute de votre santé, sortez avec votre conjoint, parlez avec vos parents.

Il y aura toujours du temps pour réparer l’aspirateur, pour finir un dossier ou laver la voiture.

« Soignez les grandes pierres en tout premier lieu, ce sont les choses qui comptent vraiment.

Le reste n’est que sable qui s’écoule entre vos doigts »

            Jusqu’ici, tout va bien (« comme il a raison, comme ce discours est pertinent et élégant, etc.. »).

            Mais soudain, voilà qu’un étudiant se lève. Il s’approche du pupitre du professeur et se saisit du bocal, dont chacun s’accordait à dire qu’il était cette fois véritablement totalement rempli.

L’étudiant décapsule une canette de bière devant tout le monde et en verse tout le contenu dans le bocal.

            Ainsi le liquide se disperse harmonieusement dans les espaces qui, à l’évidence existaient encore dans le fameux bocal.

            Moralité : (voir plus bas)

            Moralité : (voir plus bas)

            Moralité : (voir plus bas)

            Moralité (voir plus bas)

Moralité : «  Aussi remplie que soit ton existence, il y aura toujours de la place

                      pour une bonne bière. »

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samedi 10 juin 2006

Droit à la cigarette? Oui, mais!

«  Oui, mais »

       Droit à la cigarette, oui monsieur, mais à condition que moi, le voisin je n’ai pas l’obligation d’inhaler contre mon gré votre fumée et que le fumet alléchant de mon repas ne se transforme pas tout d’un coup en odeur de tabac.

          Droit à la cigarette, oui monsieur, mais à condition que moi, l’automobiliste d’en face, je ne sois pas victime de l’écart que le fumeur a fait en prenant son allume-cigare ou en cherchant son paquet dans la poche de son veston.

          Droit à la cigarette, oui monsieur, mais à condition que moi, le citoyen, je ne trouve pas partout des mégots abandonnés ou un paquet de cigarettes vide

négligemment jeté devant ma porte.

Droit à la cigarette, oui monsieur, mais à condition que le coût de votre cigarette intègre la charge du budget de la santé engendrée par les méfaits du tabac.

Droit à la cigarette, oui monsieur, si vous voulez, mais si, et seulement si, mon droit à la non fumée est respecté.

Alors inventez la cigarette sans fumée….ou fumez là où je ne suis pas obligé d’être votre voisin….ou sucez des bonbons ! Mais de toute manière votre liberté doit s’arrêter là où elle empiète sur celle de votre voisin.

                                                                     Bruno NENERT

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vendredi 9 juin 2006

Le «culte des morts n’est pas mort»

Ils doivent se retourner dans leur tombe!

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Que d’argent dépensé inutilement pour la dernière demeure !

Quand je pense à tous ces cimetières à l’abandon, à toutes ces tombes édifiées au prix de gros sacrifices !

Où sont les tombes de nos lointains ancêtres qui ont fait édifier des tombeaux souvent au dessus de leurs moyens ?

Quand je vois de nos jours les cimetières avec les tombes étalant  leurs fastes, j’en éprouve un certain dégoût.

Les milliers d’€ employés pour l’édification d’une tombe, qui dans moins de 3 générations ne sera plus entretenue, auraient fait le bonheur des héritiers ou d’association caritatives.

Tout ce décorum pour rien et comme disait GOYA « Nada ! »

(Photos du cimetière attenant à l'église de la station thermale d'Avène, derniers défunts inhumés vers 1900-1905)

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jeudi 8 juin 2006

Publicité quand tu nous tiens!

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Il y a plusieurs années que, je prends un malin plaisir à renvoyer la publicité avec les enveloppes"T", en y mettant le maximum qu'elles puissent engloutir.
La publicité pollue tout, en commençant par nos enfants, conditionnés par les spots T.V bien ciblés. Papa, Maman n’ont plus besoin de se casser les méninges, nos chérubins sont imbattables pour nous conseiller lors des achats. Il ne vous reste plus qu’à pousser le chariot et à préparer le chèque ou la carte bancaire. C’est impressionnant de les voir à l’œuvre dans les rayons des supermarchés ; ils ont l’œil. Et surtout essayez de contester leur choix, vous expose à une répartie dans le style « Mais si, c’est celui là qu’il faut acheter, il y a plein de vitamines et un grand verre de lait, je l’ai vu à la télé, ils ont dit que c’est bon pour la santé ».
Parents d’enfants de Pub, circulez, il n'y a rien à dire !
Quid : Cherchez l’erreur ?
Quand les parents achètent « les yeux fermés » (ce n’est pas grave, ils les avaient bien ouverts pendant les Pubs); se précipitent sur les promos de 4 paquets d’attrape nigaud, alors que les mêmes paquets achetés à l’unité reviennent moins chers ; qu’ils achètent tous les nouveaux produits vantés comme révolutionnaires (souvenez vous du sketch de Coluche, sur la lessive qui lave plus blanc, ça continue toujours et ce n’est pas prêt de finir), les enfants sont à bonne école.
Ce n’est pas demain la veille que nos publicitaires vont aller pointer à l’ANPE.
Ma méthode anti-pub : Pour la télé, j’ai toujours la télécommande à portée de la main, à la première note de la petite musique annonciatrice de la pollution cathodique, le réflexe de Palov me fait Zapper. Et, bien avant la zapette, j’avais toujours à côté des revues ou un livre, pour occulter la réclame.
Je regarde souvent Arte, où la Pub est quasi absente, de plus j’évite les chaînes dites populaires où d’une à l’autre on est obligé de se farcir les mêmes faire valoir ; je t’invite, tu m’invites, je te passe le plat, tu me le renverras lors de ta prochaine émission. Je ne peux plus regarder de telles âneries. J’ai toujours rêvé d’une télé sans PUB, quitte à payer une redevance plus chère !
La pub dans les magazines, c’est une plaie ; lors de la parution du premier numéro, quelques pages y sont consacrées, mais le ver étant dans le fruit, au bout de deux ans votre magazine, il a pris de l’embonpoint ; 120 pages de pub, 80 d’articles et, cerise sur le gâteau, le prix a doublé.
Abonné à la revue Première, dés le premier numéro, j’ai craqué voilà bientôt 2 ans, je ne supportais plus de voir la place grandissante pour les conserver (conserver de la PUB !).
Pour finir, le bouquet :

Les accès aux villes sont pollués par les panneaux publicitaires, c’est à qui sera plus gros que l’autre.
Je ne vois qu’une utilité à cette pollution générée par notre société de consommation : les utiliser pour y afficher les photos des enfants disparus, et là, à mon goût, ils ne seront pas assez GRANDS.
Mon dernier grain de sel, faites de la PUB pour supprimer la PUB !

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Curieux comme un suricate

suricateCes quelques mots pour remercier une "amie", qui m'a encouragé à me lancer dans la création d'un blog.

Merci Mimirabelle: tu vois, après Compostelle, me voilà au début d'un nouveau chemin!

Posté par grainsdesel à 15:34 - - Commentaires [13] - Permalien [#]