samedi 1 juillet 2006

Un bain ça vous tente?

En juin 2005, la ville de Bordeaux avait organisé la manifestation "Jardins en fête".

Plus attiré vers l'art classique que contemporain, j'ai tout de même apprécié des photos de cette manifestation dont celles-ci:

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Avouez que ça décoiffe!

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jeudi 29 juin 2006

Ma conception de la chasse « Im Handumdrehen ! »

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Comment peut-on  tirer sur des oiseaux ou autres animaux? Personnellement je préfère leur tirer le portrait, je prends leurs vies dans une carte mémoire ; mais leurs vols ou leurs courses suspendus un instant, sont vite rendus aux plaisirs des vrais admirateurs et amoureux de la Nature et de la Vie. Ceux qui considèrent l'animal comme un être vivant.

Vous les chasseurs de tous poils et plumes qui tirez sur tout ce qui bouge, même sur vos compagnons de beuverie, (le nez rouge c’est à cause du froid, alors le calendos et la bouteille de gros rouge dans la gibecière c’est pour se réchauffer !).

Je vais en choquer, mais j’assume : lorsque j’apprends qu’un autre chasseur, pris pour un chevreuil (il devait être cocu ! mais là pas de bol,  les cornes ne lui ont pas portés chance !) est venu grossir le tableau de chasse, j’enverrais bien un télégramme de félicitations à la veuve « Je m’associe à votre bonheur, nous voilà débarrassé d’un assassin ».

Malheureusement, nous les amoureux de la Nature, faisons partie de leurs tableaux de chasse ; il m’est arrivé d’avoir été mis en joue par un de ces sanguinaires ; ce jour-là,  même si vous avez intégré que la Vie c’est la Mort, j’en ai eu froid dans le dos.

Quand à leurs fidèles compagnons qu’ils aiment bien !!!

Paroles de chasseur :

- Mon chien, c’est tout pour moi.

- La chasse : mon chien il adore, je le sors.

Tu parles ! Ton chien, tu n’en as rien à foutre, en dehors de la chasse, tu ne le sors jamais, il croupit dans ses déjections, il est attaché à longueur de journées avec 3 mètres de longe pour se dégourdir les pattes (et c’est déjà beaucoup, d’autres ont à peine 1 m).

Ton chien tu l’aimes tant qu’il est bon chasseur, mais quand il commence à être vieux, pas question de le garder, (il est inutile et, l’argent pour le vétérinaire, il vaut mieux l’utiliser pour l’achat de cartouches) faute de gibier on fait un petit carton, façon de ne pas perdre la main ; une balle c’est moins cher qu’une euthanasie !

Alors messieurs les chasseurs qui vous dites « amoureux de la Nature » il va falloir changer votre fusil d’épaule !

Le tir forain ou sur des cibles en carton, ou des pigeons d’argile : ça existe !

chevreuils

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L’Apollon du samedi

sapho

En complément de « Préciosité du langage »

Extraits de conversations chez Madeleine de Scudéry dite (Sapho), recevant Pellisson (Acante), dit L’Apollon du samedi soir (jour de réception poétique chez Sapho).

-Mon cher Acante, rejoignez-nous, mais avant de vous installer confortablement dans une commodité de la conversation, de vos tremblantes ôtez le superflu de cet ardent.

L’onde céleste ne vous a point découragé, profitez de mon conseiller des grâces et de ma dédale pour vous délabyrinther.

-Ma chère Sapho, avant de venir poser mes trônes de la pudeur sur vos coussinets d’amour, mon bouillon des neufs sœurs me tourmentant, il me siérait d’user de votre soucoupe inférieure.

-Voilà une demande digne d’un nourrisson des muses, avant que la Toute-puissante noircisse mon sublime, je la couche dans la mémoire de mon avenir.

-Un bain intérieur pour calmer votre ameublement de bouche ?

-J’ai mandé mes mulets baptisés  pour épargner vos chers souffrants et n’en point imprimer vos souliers en boue.

- Avant de me pâmer dans les bras de Morphée, il me siérait d’aller visiter les naïades.

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La Carte du tendre,

une invention de Sapho pour Acante, léguera son nom à la postérité

·       Oter le superflu de cet ardent : Moucher la chandelle

·       Aller visiter les naïades : Se baigner

·       Mulets baptisés : Porteurs de chaise

·       Délabyrinther ses cheveux : Se peigner

·       Trônes de la pudeur : Joues

·       Coussinet d’amour : Sein

·       Nourrisson des muses : Poète

·       Conseiller des grâces : Miroir

·       Imprimer ses souliers en boue : Salir ses chaussures

·       Soucoupe inférieure : Chaise percée

·       Bouillon des neufs sœurs: Lavement

·       Les chers souffrants : les pieds

·       L’ameublement de la bouche : Les dents

·       Les mouvantes : Les mains

·       Le sublime : Le cerveau

·       La mémoire de l’avenir : Un almanach

·       La Toute-puissante : La mort

·       Un bain intérieur : Un verre d’eau

Chères visiteuses et visiteurs, votre temps étant "précieux" un court extrait d’expressions précieuses.

Asseoir (s'). - Seyez-vous, s'il vous plaît : Contentez, s'il vous plaît, l'envie que ce siège a de vous embrasser.

Aimer. - J'aime beaucoup les gens d'esprit : J'ai un furieux tendre pour les gens d'esprit.

Boire. - Le boire : Le Cher nécessaire.

Belles choses. - Cette personne connaît bien toutes les belles choses : cette personne connaît bien la force des mots et le friand du goût.

Connaissances. - Vous avez des connaissances, mais bien confuses : vous avez des lumières éloignées.

Concevoir. - Concevoir mal les choses : avoir l'intelligence épaisse.

Les femmes : les sujets de la belle conversation ou l'agrément des sociétés, la politesse du langage et les divinités visibles.
     *(L'on ne peut nier justement que ces femmes n'aient pas toutes ces qualités, puisqu'il est certain que sans elles les conversations sont sans agrément, les sociétés sans plaisir, que c'est chez elles que l'on apprend la délicatesse du langage et, en un mot, qu'elles sont les divinités de la terre, puisque les hommes les adorent). Là, les Machos ne vont pas aimer!

Marier. - Se marier : donner dans l'amour permis.

Rire. - Cela me fait rire : cela excite en moi le naturel de l'homme.

Trouble. - J'ai le coeur plein de troubles : j'ai le coeur enfrangé de mouvements.

Ces expressions m’ont aussi enfrangé le cœur !

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mardi 27 juin 2006

Mon arche de Noé

Tous récupérés à l'extérieur!

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Rosalie ( la siamoise) abandonnée dans un cour intérieure de Rodez, nous a gratifié deux mois plus tard de 3 châtons!

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Lady, trouvée dans des buissons avec son frère Milord

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Milord, le siamois avec Mouchou récupéré dans des tas de bois un soir d'orage

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Duchesse, trouvée abandonnée en piteux état, au bord de la mer. Elle avait du voir le film de Kusturica "Chat blanc chat noir!"

(Film excellent et: quelle musique!)

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C'est moi Lilou la dernière venue. Bon ta photo, c'est fait? Je peux continuer à jouer?

La suite?

Un de ces jours, si vous le voulez bien!

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lundi 26 juin 2006

Chronique d'une mort annoncée

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Mon amour des animaux a occupé une partie de mon après-midi.

Hier après-midi, j'ai passé plus de 4 heures pour retrouver des oisillons tombés du nid.

Intrigué par des pépiements qui semblaient provenir du plafond, j'ai voulu en avoir le coeur net.

Exploration dans le grenier, sous la charpente avec une impression d'être dans un sauna.

Recherche infructueuse jusqu'à ce que,  j’eu l'idée de soulever les plaques d'isolation de laine de verre pour découvrir le long d'une cheminée, un trou dans l'ancien plafond donnant dans le coffrage du nouveau.

Ne pouvant passer la tête, j'ai effectué à l'aveugle plusieurs clichés pour, après transfert sur l'ordinateur voir si des oiseaux y avaient bien involontairement élu domicile!

Résultats négatifs malgré les pépiements de plus en plus présents. Ne voulant pas rester sur cet échec, j'ai entrepris le démontage des plaques du nouveau plafond.

Pas bricoleur pour deux sous, j'ai mis un bon moment avant d'arriver en bout de couloir à en enlever les premières.

La récompense était là, arrivant à passer la tête, dans le faisceau de la lampe électrique un moineau s'égosillait à appeler ses parents.

Vous narrer les péripéties pour le récupérer!!!! d'autant plus que ce piou piou, n'était pas seul, mais en compagnie de son frère ou de sa soeur.

greniergaine1

piou_piou

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dimanche 25 juin 2006

SAMSARA, petit clin d’œil à Trist..a !

samsara

Jusqu’à présent, à force de râler sur des sujets qui m’exaspèrent, au risque de déranger mes « visiteurs », il fallait bien que je change de registre et vous parle d’autre chose !  D’un premier film, parmi beaucoup d’autres qui m’ont émerveillés :

SAMSARA

Après trois ans, trois mois et trois jours de réclusion volontaire dans
un ermitage perdu du Ladakh, région reculée au Nord de l'Inde, Tashi
émerge d'une transe profonde. Il récupère ses forces vitales dans le
monastère bouddhiste où il vit depuis l'âge de cinq ans. De retour
auprès de ses compagnons lamas, dont la vie est vouée au développement
spirituel, il est soudain en proie à de dérangeantes pulsions sexuelles et, comprend qu'il doit vivre certaines expériences s'il veut un jour y renoncer.

Apo, le moine doyen, décide alors de l'envoyer dans un ermitage où des textes tantriques l'initieront aux mystères de la vie sexuelle.

Il choisit de quitter le monastère et de rejoindre,  « Samsara »,  le monde des hommes, que Siddhârtha Gautama, le Bouddha de la tribu des Shâkya a désigné comme celui de l'enchaînement éternel au cycle des réincarnations dictées par le khârma et contre lequel il faut lutter afin d'atteindre l'Eveil, idéal poursuivi par les jeunes moines qui entourent Tashi.; ceci en dominant les désirs terrestres que l'Homme peut éprouver, grâce au recueillement et à la méditation,

C'est alors qu'au cours d'une visite villageoise, à l'occasion de la fête des récoltes, le regard de Tashi croise celui de Pema, belle paysanne dont il va s'éprendre et qu'il va choisir pour vivre l'expérience de l'amour et de la paternité ; de cette union naît leur fils,
Karma.

Mais Tashi n'est pas préparé pour affronter les tentations de la
vie quotidienne et charnelle. Il découvre que le Samsara est semé
d'embûches et, bien plus complexe qu'il ne l'avait imaginé.

Si on nous dit " la femme dominera ", c'est avant tout pour rappeler que dans la Nature, tout est double, chaque chose y a son contraire et son complémentaire et que c'est en cela que les paroles du Bouddha Sâkyamuni prennent un sens.

Dans cette histoire, seule une femme semble l'avoir réellement compris !

Le juste milieu, voilà la vérité fondamentale qu'il a révélée. Ce sont ces expériences qu'il faut acquérir pour mieux y renoncer, ces gestes qu'il faut désapprendre pour mieux les réapprendre qui forgent véritablement une vie et lui donnent toute son essence. Tu vois, Tris …a, tout réapprendre pour mieux revivre !

La photo est sublime, les paysages grandioses, la musique propice à la méditation.

Un film à mettre dans sa DVDthéque.

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samedi 24 juin 2006

Nature art

La préservation du littoral n'est pas toujours dans l'air du temps.

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Lors d'une promenade en bord de mer , dans les environs de Banyuls, j'ai fait une étrange rencontre. Sur une enceinte en béton d'une ancienne usine, un artiste avait tagué  un dessin en se servant de l'environnement comme support(herbe, mur et arbre). Mariage inattendu du vivant et de l'inerte.

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Ses messages écrits "Aussi longtemps que tu croiras que tu es la plus importante des choses dans ce monde, tu ne pourras réellement apprécier le monde qui t'entoure" et "Préservez cet endroit car bientôt une ville le supportera" ; en complément de son tableau ont été entendus .

Aprés avoir rejoins le maccadam, j'ai pu lire un panneau informant que la zone de l'ancienne usine des poudres allait être dépolluée et classée en zone protégée!

Bravo l'artiste, ce jour là mon bonheur était complet.

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Préciosité du langage !

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La préciosité, phénomène social, sentimental et intellectuel qui affecta un cercle restreint de la société parisienne, devint très à la mode dans les années 1653/1656.

En 1659, Molière en fit une comédie à succès, « Les Précieuses ridicules », tout en disant que ses personnages étaient  de « mauvais singes », dont les véritables Précieuses n’avaient pas lieu de s’offenser. On s’accorde à penser aujourd’hui que la préciosité fut en son temps un mouvement de libération de la femme.

Des expressions jadis précieuses, le parler quotidien y a gagné des locutions imagées plus durables.

Je vous en livre quelques unes : faire figure, être sous les armes, personne de petite vertu, s’ajuster, être brouillé avec le bon sens, tenir des propos de corps de garde, avoir l’intelligence épaisse, s’embarquer dans une mauvaise affaire, être d’humeur communicative, le mot me manque, laisser mourir la conversation, travestir sa pensée, les bras m’en tombent, perdre son sérieux, faire figure dans le monde etc.

Je  vous propose de vous installer confortablement dans une commodité de la conversation de la Chambre bleue d’Arthénice et, virtuellement de me dire à quoi correspondent les expressions suivantes :

  • Oter le superflu de cet ardent
  • Aller visiter les naïades
  • Mulets baptisés
  • Délabyrinther ses cheveux
  • Trônes de la pudeur
  • Coussinet d’amour
  • Nourrisson des muses
  • Conseiller des grâces
  • Imprimer ses souliers en boue
  • Soucoupe inférieure
  • Bouillon des neufs sœurs
  • Les chers souffrants
  • L’ameublement de la bouche
  • Les mouvantes
  • Le sublime
  • La mémoire de l’avenir
  • La Toute-puissante
  • Un bain intérieur

Je reviens dans un moment, j’espère que vous n’allez pas sombrer dans les bras de Morphée !

morphee

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vendredi 23 juin 2006

Qui se ressemble s’assemble !

visuel

« La ville est partagée en diverses sociétés, qui sont autant de petites républiques, qui ont leurs lois, leurs usages, leur jargon, et leurs mots pour rire : tant que cet assemblage est dans sa force et que l’entêtement subsiste, l’on ne trouve rien de bien dit ou de bien fait que ce qui part des siens, et l’on est incapable de goûter ce qui vient d’ailleurs. [..] Il ne manque jamais là un mauvais plaisant qui domine, et qui est comme le héros de la société. [..]Si quelquefois une femme survient qui n’est point de leurs plaisirs, [..] ils ne lui pardonnent ni son ton de voix, ni son silence, ni sa taille, ni son visage, ni son habillement, ni son entrée, ni la manière dont elle est sortie ».

Rien de bien changé depuis plus de 4 siècles, quand La Bruyère en donnait sa vision dans « Les caractères ».

Qu’en pensez-vous ?

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jeudi 22 juin 2006

Récup-art

J'ai eu la chance de voir une exposition en plein air, sur des oeuvres réalisées à partir d'objets de récupération ou flottants. Voir l'album Récup-art. Depuis, lors de mes promenades dans la nature et, notamment sur la plage naturiste près de l'embouchure de L'Aude, je récupère des bouts de bois ou des objets qui ont attirés mon regard. Avec un peu d'imagination voilà un résultat!

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J'ai regretté de ne pouvoir transporter cette sculpture de Poséidon

martien

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