mardi 19 septembre 2006

La zigouillette de homard !

Arcimboldo_Water

Il y a trente ans, on pouvait se promener le soir dans Paris, les mains dans les poches, claquer la portière de sa voiture sans la fermer à clé, et s’endormir, à la campagne, les fenêtres ouvertes. Il y avait certes des assassinats et des cambriolages, le Français n’était pas tout bon, mais la France, dans ses frontières hexagonales, était plutôt tranquille.

Dans les grands restaurants, les maîtres d’hôtel, raides dans leur tenue de pingouin, servaient et desservaient en silence et le sommelier, consultant votre commande, disait sobrement : « Je vous recommande ce meursault, ensuite un domaine de chevalier. Ce sera parfait » et s’en allait vers la table voisine.

Aujourd’hui, on tire le sac des vieilles dames dans les beaux quartiers, on dote sa voiture d’une sirène qui se met à hurler au passage du moindre moineau et, chez soi, on se barricade pour la nuit, comme à Fort Alamo.

Mais alors, au restaurant ! C’est petit doigt en l’air et bouche en cul de poule, pommade et frisettes. Jamais les Français n’ont été entourés d’autant de courbettes et de ronds de jambe. On ne va plus au restaurant pour manger, mais se restaurer dans le tourbillon du grand ballet initiatique dont on vous force à être le Mamamouchi.

Imaginez que vous ayez invité, ce soir-là, dans un restaurant qui se « prétend », une dame devant qui vous avez décidé de déballer vos tendres sentiments. Cela donne à peu près ceci :

« Enfin, nous sommes là, vous et moi…Chère Amandine, il faut que je vous dise quelque chose… »

Interruption du sommelier :

sommelier

« Si je peux me permettre de faire une suggestion à ces messieurs dames, nous avons pour l’apéritif un champagne rosé brut dont je tiens à signaler qu’il est obtenu par vinification directe des grands crus pinot noir de la montagne de Reims. Sinon, je puis vous proposer un rarissime muscat de l’île de Xylophène, de vendanges tardives évidemment, dont les vibrations aromatiques très prolongées n’altèrent en rien une fraîcheur en bouche tout à fait étonnante pour un vin aussi mûr. »

Amandine : »Je prendrai un Schweppes avec une rondelle de citron… »

Vous : « Nous disions donc… »

Le maître d’hôtel, de retour avec deux cartes : « Je vous laisse consulter la carte, mais je vous signale que ce soir le chef a préparé quelque chose de spécial que je me permets de vous recommander. Il s’agit d’une émiettée de bar de petit bateau, qu’il fait venir en direct de l’île de Houat d’où il est transporté par avion jusqu’au continent. Emietté à la main, il est saisi à la  poêle et servi avec de jeunes poireaux dans une réduction à l’abricot d’Arménie, fleur de genet, graines de pavot, sel de Guérande et poivre de Sichuan. Vous verrez, c’est tout simple et c’est très léger. »

Arcimboldo_Rodolfo_2

Vous : « Voyez-vous, ma chère Amandine, depuis que j’ai le bonheur de vous connaître, je ne cesse de me dire… »

Amandine : « Vous me raconterez cela tout à l’heure, mais faisons d’abord notre choix. »

Quelques instants plus tard, le maître d’hôtel.

« Bien, maintenant, je vais pouvoir prendre les commandes…Ce qu’est la bistouquette ? Eh bien, c’est une bistouquette d’huîtres à la pomme de terre en bouillon léger d’épinoches et de radis noirs. Madame préfère la Zigouillette de homard aux herbes de l’océan ? Parfait.

Et monsieur, pour commencer ? J’attire son attention sur la petite salade de saint-jacques. Les saint-jacques sont saisies à l’unilatérale et servies avec une vinaigrette tiède de pomponnette aux graines d’hépatite des bois, sur quelques feuilles vertes, parsemées de fleurs de bamboula. Oh ! Oui, monsieur, c’est très léger. Bien…Ensuite ? L’émiettée de bar ? Non ? Alors, que diriez-vous d’un arlequin des prés ? C’est une superbe et toute récente création du chef. Elle est composée de pattes de poularde de Bresse, de tétines de vaches de Bazas et d’oreilles d’agneau d’écurie de Pauillac. Elle est préparée en dodine, accompagnée d’une mousseline de haricots rouges et d’une confiture de figues à la lie de vin du Médoc. Je vous le recommande tout particulièrement. Un peu lourd ? Oh ! Madame…Vous verrez, c’est très léger. Bien…Donc, je récapitule. Pour madame, la zigouillette de homard aux herbes de l’océan. Pour monsieur, les saint-jacques à la vinaigrette de pomponnette. Ensuite, deux arlequins des prés. Pour les desserts, nous verrons plus tard. A moins que ces messieurs dames ne soient tentés par un dessert chaud. Il y a notamment un soufflé à la rhubarbe, pépins de raisins confits, poudre de violette et noix de coco safranée, qui est la grande spécialité de la maison et que je vous recommande tout particulièrement. Bien, bien, nous verrons donc plus tard … »

Arcimboldo_Summer_1

Vous : « Oui, Amandine, je ne cesse de me dire… »

Interruption du jeune commis. « Le chef a préparé pour vous une petite mise en bouche. Je vous conseille de déguster, à partir du haut, dans le sens des aiguilles d’une montre, d’abord, la tartinette de purée d’olivettes à la joue de hareng, fumé artisanalement en Bretagne par le beau-père du chef et légèrement frotté d’huile de sésame et d’hélianthe tubéreux. »

Amandine : « C’est quoi l’hélianthe tubéreux ? »

Le commis : « Excusez-moi, je vais demander. »

Retour du commis : « C’est des rutabagas. Donc, je reprends. Ici, vous avez un beignet d’anguille dégraissée des marais sud poitevins, parsemée de copeaux et noisettes du Piémont. Ensuite, une tranchette de saumon mariné de la Laponie finlandaise sur une fine couche de lentilles vertes des Podots. »

Vous : « Qu’est-ce que c’est les Podots ? »

Le commis : « Je reviens dans un instant. »

Le même, de retour : « Ce sont les habitants du Puy, monsieur. Je reprends : les lentilles vertes à la mode des Podots, arrosées d’un filet de balsamico nourri pendant quinze ans en fût de chêne des Abruzzes. Enfin en haut, à gauche, vous avez un mini cornichon des Carpates tartiné au cabecou frais de la Montagne Noire, légèrement parfumé à l’essence de griotte. Je vous souhaite un bon appétit, messieurs dames ! »

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Vous : « Depuis le temps, Amandine. Je me demande si vous… »

Interruption du chef sommelier, jeune homme tiré à quatre épingles et, visiblement sûr de lui : « Parlons, maintenant, de choses sérieuses. Résumons-nous : une zigouillette de homard et des saint jacques à la vinaigrette de pomponnette. Un vin blanc…C’est bien sûr ce qui vient immédiatement à l’esprit. Je pourrais par exemple vous proposer un château-poteux, dans une année jeune qui a un beau nez floral et est tendre sans être trop moelleux. Il conviendrait très bien aux deux plats. Mais non ! Je vais vous surprendre…Nous allons conclure un mariage audacieux mais parfait avec un rouge, château-la-nouillette, tout en dentelle, aux flaveurs de myosotis et d’acacia sur un fond, très léger, de cuir de Russie et même, imperceptible, de selle de chameau. Ensuite, nous enchaînerons sur un bourgogne, charpenté et puissant mais qui n’écrasera pas l’arlequin des prés. Je pense à un clos-des-cuites 1981. Une vigne très rare qui pousse sur un sol de diluvium alpin. Vendanges manuelles bien sûr…Fermentation à basse température…Vinification six mois dans un fût en chêne de la forêt de Tronçais, puis en cuve autopigeante et thermo régulée. Un très beau travail. Et, si vous le permettez, je vous le servirai en carafe, afin qu’il dégage au maximum ses flaveurs de pissenlit poivré et…mais juste un brin…de poil de souris. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un excellent dîner. »

Vous : « Le moment est venu, chère Amandine… »

Retour du jeune commis : « Les mise en bouche vous ont convenu ? »

waiter

Il dessert la table, revient avec des assiettes, et arrivent deux autres commis, portant des cloches en métal argenté. Sur un signe imperceptible du maître d’hôtel, les deux jeunes gens lèvent leurs cloches qui se heurtent dans un fracas épouvantable.

« Oh ! s’écrie le maître d’hôtel. Je suis vraiment désolé. » Puis se tournant vers les commis, leur lance un regard noir et dit d’un ton sec : « On recommence. »

La cérémonie, cette fois, se déroule, sans accrocs.

« Donc, pour madame, dit-il, voici la zigouillette de homard aux herbes de l’océan en soupe de crustacés aux pétales de fleurs de sel avec sa petite quenelle en robe de polenta. Et pour monsieur, la salade de saint jacques à l’unilatéral avec sa vinaigrette de pomponnette aux graines d’hépatite des bois, sur quelques feuilles vertes aux fleurs de bamboula. Je vous souhaite un excellent appétit et une très bonne soirée en notre compagnie. »

Amandine, se levant de sa chaise : « Désolée, mais ça sera sans moi. Je me tire. »

Soit vous partez avec elle et la conduisez vers la pizzeria la plus proche, soit vous restez et alors, il faut vous attendre à ce que le maître d’hôtel vous demande après chaque plat : « Vous avez aimé ? », une phrase toujours agréable à entendre quand on vient d’être plaqué par une dame. Enfin, avec un peu de chance, le chef viendra en majesté à votre table et vous posera, à son tour, la même question, avec, cette possible variante : « Est-ce que ça vous a plu ? »

Arcimboldo_Grotesque_Head

Hélas ! Non je ne suis pas l’auteur de cette « Zigouillette », pourtant comme j’aurais aimé l’avoir écrit.

J’espère que comme moi, vous l’avez savouré, dégusté et que l’eau vous étant venu à la bouche, vous allez vous précipiter chez votre libraire pour acheter « Les Fous du Palais » et vous offrir un menu Pantagruélique, à apprécier comme un mille-feuille, page après page.

« Christian Millau, le célèbre critique gastronomique français, a publie chez Laffont un livre de souvenirs sous le titre "Les Fous du Palais" (Drôle de voyage au pays des gourmands).

C'est un ouvrage amusant, savoureux en diable, truffé d'anecdotes contées dans un style alerte et vivant, et l'humour est présent à toutes les pages.

L'avantage d'être un gastronome qui écrit, c'est qu'il peut faire partager ses découvertes et ses moments de bonheur à un grand nombre de lecteurs et que, naturellement, beaucoup de portes obstinément closes pour d'autres lui sont ouvertes à deux battants. Christian Millau décrit dans ce livre des personnages étonnants, comme Charles Ritz, grand seigneur, amateur de havanes, qui le fit pénétrer un jour dans ses appartements au "Ritz" : une chambre de bonne, un lit de fer, et une armoire dont chaque planche était pourvue d'un pot à confiture rempli d'eau, le meilleur humidificateur pour sa collection de cigares digne d'un milliardaire.

L'auteur nous entraîne aussi en Irlande, avec de solides buveurs de whisky, ou chez Maïté Saucourt, qui avait élevé un cochon et le pleurait à chaudes larmes en se régalant d'un solide coup de fourchette de son boudin tout frais. Un petit chef-d'oeuvre dans le genre souriant et quelques bonnes recettes en plus. »

Arcimboldo_Autumn

Source : Europeangastronomy

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lundi 18 septembre 2006

Bas les masques !

Dali

Arrêtons de nous lamenter !

D’avoir ironisé sur la longueur du voile, me fait penser à nouveau aux Faux culs qui se baladent avec un masque. Je les ais mis à l’honneur il y a peu !

Je ne parle pas des vénus callipyges qui peuvent mettre en avant leur vrai « cul » (en soulevant le voile!), malgré l’emplacement en arrière de celui-ci !

news_venuscallipyge

Mais de ceux et celles qui se complaisent dans l’art et la manière du paraître, en masquant leur vrai visage.

Non content de les trouver aux premières places des enterrements, nous les rencontrons dans la vie de tous les jours.

Pas question de se montrer tels qu’ils sont. Ils se doivent d’afficher que l’endroit du décor !

C’est carnaval toute l’année !

picasso_femme_en_pleurs

Sénèque, à sa façon nous les décrits.

«L’on rend plus de service au genre humain en se moquant de lui qu’en se lamentant : on laisse un peu de place à l’espoir du meilleur, au lieu de pleurer sottement de ce que l’on désespère de corriger. Après avoir contemplé toutes choses, il y a plus de grandeur d’âme à ne pas retenir son rire qu’à ne pas retenir ses larmes […]  Car c’est une torture sans fin que de se tourmenter des maux d’autrui ; et c’est un plaisir inhumain que de s’y complaire. De même, c’est manifester une inutile compassion que de pleurer et de prendre un air triste parce que quelqu’un enterre son fils. Dans tes malheurs personnels aussi, il faut faire en sorte de donner à ta douleur autant qu’exige la nature, et non pas la coutume.

pleureuse

La plupart des gens  versent des larmes pour la montre ; et ils gardent les yeux secs dès qu’il n’y a personne pour les regarder ; ils jugent qu’il est indécent de ne pas pleurer, puisque tous le font. Ce mal, qui nous fait dépendre de l’opinion des autres, s’est ancré si profondément qu’on vient à simuler jusqu’à la plus immédiate des émotions, la douleur. »

(De la constance du sage)

Alors, ce masque, on le range jusqu’au prochain carnaval ?

P.S : Ayons une pensée émue pour ces travestis, en versant une larme de crocodile !

crobouf

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dimanche 17 septembre 2006

Ne nous voilons pas la face !

bombes_sexuelles

Quand j’entends parler de « Bombes », je ne pense pas comme un certain Ben Laden, qui vient de se rappeler à notre bon souvenir !(Comment vous ne connaissez pas ?) pourtant nous voyons régulièrement sa photo ou son portrait (profitez en, c’est le seul Dieu dont la représentation sur terre est admise par les intégristes !)

Plantu

Dessin de Plantu

Dans le genre : Je vous enverrai des bombes-bombes, car les fleurs c’est périssables….. !

Même si les fleurs se fanent, à choisir : il n’y a pas photo !

En cherchant bien, il pourrait nous trouver des bombes du genre :

bombe

Il suffit de lever le voile !

En parlant de photo, une de ses nièces, a posé pour des photos de charme publiées dans un magazine américain pour hommes (Merde et les femmes, elles n’ont pas le droit de regarder ?), révélant de longues jambes, et la naissance de ses saints (seins, la guerre sainte, on finit par ne plus savoir quel sein adorer!)

Elle est quand même plus agréable à regarder, et en plus elle n’a pas de barbe !

ni_ce

(Photo publiée par l’Agence REUTERS)

Comme elle, ce n’est pas le moment de jouer les autruches effarouchées.

Dépêchons nous de nous tirer le portrait, avant que « Les fous de Dieu » ordonnent une Fatwa, si nous les hommes ne nous couvrons pas le visage d’un masque à l’effigie de leur guide spirituel.

Les femmes sont dispensées du masque de Carnaval ; n’est pas GUIGNOL qui veut !

Seule obligation : Etre en Hidjab noir (c’est plus seyant, et ne pas sourire lors de l’apparition du petit oiseau….)

Toutes_voiles_dehors

Et cerise sur le gâteau, Benoît XVI, le copain à LOUP BLANC vient de les énerver !

benoit_xvi_sur_l_islam

Benoît XVI sur l'Islam

(Dessin de Chappatte, Journal Le Temps du 16 septembre 2006)

Il n’y a plus qu’à attendre la reprise des hostilités, en se disant:

Le Ben Laden: Il y va-t-y quand ?

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samedi 16 septembre 2006

Tais-toi quand tu causes !

discussion

Les hommes n’écoutent pas les femmes, c’est scientifique.

pc76

Ah bon !

Merci les scientifiques, moi qui faisait la sourde oreille, je vais enfin savoir pourquoi ?

suricate_heureux

Si les hommes n’écoutent pas les femmes, ce n’est pas par mauvaise volonté, mais parce que leur cerveau a plus de mal à comprendre les voix féminines. (Ils ont du oublier de leur demander auparavant s’ils naviguaient à voile ou à vapeur !)

ecouter

Voilà ce qu’à démontré une étude de chercheurs britanniques de l’université de Sheffield, après avoir étudié par scanner l’activité du cerveau de douze hommes (en principe, c’est treize à la douzaine) auxquels ils ont fait écouter des voix féminines et masculines.

Selon le sexe, ils ont constaté que les voix activaient différentes parties du cerveau (et dire qu’il y en a qui ont le cerveau dans le slip ; bonjour les stimuli !)

Les voix de femmes, plus aigues et musicales, sont plus difficiles à « décoder » et nécessitent une plus grande activité cérébrale, expliquant une certaine…fatigue au bout d’un moment !

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On peut comprendre que, nous les hommes, nous soyons fatigués lorsque nous entendons :

- Chéri, tu n’oublies pas de passer l’aspirateur !

- Chéri, pense à laver la voiture !

- Chéri, n’oublie pas de sortir les poubelles !

- Chéri, tu peux sortir le chien ?

Etc….( deux pages du Blog ne seraient pas suffisantes !)

La solution pour bien entendre:

sirene1

Ne pas écouter les voix des Sirènes !

P.S: Toute blogueuse désirant laisser un commentaire (du genre: "c'est notre faute, nous crions trop, on ne recommencera plus, on va prendre des gélules de testostérone etc..") sera accueillie avec la plus grande mansuétude à condition, pour une plus grande compréhension de joindre le geste à la parole!

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jeudi 14 septembre 2006

Il n’est de chef qui prête à critique !Quel chef êtes-vous ?

Quel chef êtes-vous ?

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S’il vient de prendre la direction, il lui faudra quelques temps avant qu’il ne connaisse son entreprise !

S’il dirige l’entreprise depuis quelque temps, il est temps qu’il s’en aille !

S’il vient d’un cabinet ministériel, il est resté trop longtemps éloigné de la Société ! !

S’il possède une certaine expérience du terrain, il s’est encroûté et ferait mieux de retourner à l’école !

_cole

Si son avancement a été rapide, il est un peu jeune pour sa fonction !

S’il a été promu à son tour normal, ce n’est pas un génie !

S’il prend les choses en main, il devrait déléguer plus souvent !

S’il délègue son autorité, il en prend à son aise !

S’il critique les décisions de l’autorité supérieure, c’est un bon « rouspéteur » !

S’il les approuve, c’est un lécheur de bottes manquant de caractère !

S’il s’en tient aux règlements, il manque d’esprit pratique et complique les choses !

S’il arrondit les angles il finira par s’attirer des ennuis, si même cela n’est déjà fait !

S’il attache de l’importance à la formation, c’est certainement au détriment de l’administration !

S’il en attache à l’administration, il doit négliger la formation !

S’il sait prendre rapidement une décision c’est un impulsif n’en pesant pas les conséquences !

S’il en étudie les conséquences, c’est un indécis.

S’il contrôle de près le travail de ses subordonnés, il s’en méfie et les terrorise !

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S’il les laisse agir, il ne s’intéresse pas à leur travail et encourage leur négligence !

S’il tient compte du jugement de ses collaborateurs, il se fait dominer par ses subordonnés !

S’il discute leur jugement, il les décourage en leur donnant un complexe d’infériorité !

S’il exige que ses conseillers passent par la voie hiérarchique, il se rend inaccessible !

Si la porte leur est ouverte, il verse dans la familiarité !

Si ses rapports sont brefs, les questions qu’on y traite sont d’ordre trop général !

S’ils durent plus de temps, il sous estime l’intelligence de ses subordonnés en entrant dans les détails et leur fait perdre leur temps !

S’il ménage son personnel, il les gâte !

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S’il les mène à la spartiate, c’est un sadique !

S’il y a peu de sanctions dans son entreprise, c’est un reflet de son inaptitude à commander !

Si…..Mais quoi qu’il fasse, il aura tort. C’est un miracle qu’il soit encore dans l’entreprise. Il devrait se retirer quand il est encore…..

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Les STOCKS-OPTIONS : ça aide !

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mercredi 13 septembre 2006

Connaissez-vous LOUP BLANC ?

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AVIS DE RECHERCHE !

Attention, dans la Blogosphère sévit un LOUP BLANC !

Cliché pris à l'insu de son plein gré !

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Au sein de sa Communauté, du fond de sa tanière, il écrit des articles pour attirer ses proies!

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C’est ainsi qu’à Noël, il se déguise !

loup

Le seul animal (protégé) qu’il n’a pas réussi à croquer, c’est votre humble serviteur :

Le SURICATE grincheux !

suricate

Chasseur, ne vous LOUPEZ pas si d’aventure, vous tentez d’éliminez sa compagne « Petite Lionne ». (Les erreurs de tirs volontaires ne sont ni admises ni pardonnées !)

Ce serait un crime de Lèse Majesté !

LOUP BLANC ne vous LOUPera pas !

Eloignez les enfants.

Voilà en exclusivité ce qu’il adviendrait de l’assassin !

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P.S : Ce LOUP BLANC

White_Wolf_Study

Je l’aime bien, car je suis un peu comme lui, même si je n’ai pas les dents aussi longues !

Comme lui !

Quand on me caresse dans le mauvais sens du poil, j’ai tendance à mordre.

Les cons, je ne leur réponds pas de peur de les instruire !

Les Faux-culs, je les repère assez vite et ne suis pas dupe de leurs mièvreries !

Les Conneries et Dieu sait (on peut être athée, et faire référence à Dieu) si la bêtise humaine en produit, j’aime les dénoncer !

L’humour caustique, je n’hésite pas  à l’employer ; ça dérange, ça gratte, mais de temps en temps ça réveille les consciences ;  surtout quand on l’applique à soi-même !

Si vous ne connaissez pas ses Blogs, je vous invite à quitter le mien, pour aller y faire un tour.

Le sérieux : http://loupblanc.canalblog.com

Le délire : http://loupblanc2.canalblog.com

Vous ne serez pas déçu ; n’oubliez pas ses potes de:

La Communauté !

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mardi 12 septembre 2006

Comment et où trouver le plus de « Faux-culs » ?

AVERTISSEMENT

Lectrices, lecteurs, si vous aimez les enterrements, passez votre chemin et faites une recherche sur le site des  Pompes Funèbres !

Vous n’allez pas aimer, mais alors pas du tout ce qui va suivre.

zurbaran1

Le SURICATE râleur, il hait les enterrements.

Jusque là ; pas de quoi m’attirer les foudres des grenouilles de bénitier, et autres adeptes de la vie éternelle.

Attendez la suite vous n’allez pas être déçus.

Les Faux-culs se complaisent à assister à toutes les obsèques de leur village.

Aie ! Je devine votre réaction.

Je m’explique :

Ces amateurs du malheur des autres, se tiennent informés par la lecture des avis de décès de la chronique nécrologique de leur quotidien (ils sont abonnés rien que pour ce petit plaisir !)

Je parle de la P.Q.R , car ce n’est pas dans Le Monde, qu’ils apprendront le décès du voisin, avec qui ils se sont fait la gueule pendant plus de dix ans.

Maintenant que « ce con de Philibert » est passé de vie à trépas, il y a prescription !

Voilà notre Faux-cul, prêt à se rendre à ses obsèques, on va aller consoler sa veuve en lui témoignant toute sa sympathie etc….

- Autre cas de figure :

Notre Faux-cul ayant appris le décès d’un habitant du village, avec qui il n’était pas fâché, mais qu’il critiquait à tout bout de champ va, là aussi se précipiter aux obsèques, pour dire, à qui voudra l’entendre que le mort c’était le meilleur, le plus beau, etc….

C’est bien connu, les cimetières sont remplis de gens irremplaçables !

mort

Je me souviens il y a quelques temps, d’avoir traité un de mes amis de « Faux-cul », après qu’il ait remis une activité programmée, pour se rendre aux obsèques d’un habitant du village qu’il traitait de  « CON » à chaque occasion.

- « Je sais, mais il faut que je me montre pour sa famille ! »

Voilà tout ce qu’il avait trouvé à me répondre!

- Autres cas de figure :

- Nos Faux-culs se doivent de se montrer aux obsèques, car dans le village, ils craignent d'être mal s'ils n'y assistaient pas; ils ont a peine connu le trépassé, mais ils y vont!

ornans

- Nos Faux-culs se rendent aux obsèques par curiosité morbide, on va pouvoir comparer avec d’autres enterrements, s'il y avait beaucoup de monde, si le cercueil était plus beau, s’il y avait beaucoup plus de fleurs, si le veuf ou la veuve et la famille étaient éprouvés :

-«Vous avez vu, il ou elle avait des lunettes noires, mais j’ai bien vu qu’il ou elle ne pleurait pas» etc…

- Ils vont pouvoir au cimetière en remettre une couche, lors des condoléances.

Comme si la famille avait besoin qu’on insiste sur son malheur !

- Des familles souhaitent des obsèques dans la plus stricte intimité (voilà comme je les conçois !), mais ce n’est pas sans compter sur tous ces Faux-culs, qui ne respectent rien et qui, n’ayant rien à voir de près ou de loin avec la famille, viennent réclamer leur part du « Mort ».

Ne comptez pas les priver de leur spectacle favori !

Ils perdraient une de leur raison de vivre ; tenir la comptabilité des couillons qui sont partis avant eux en se disant : «Il n’a pas eu de chance, il était plus jeune que moi et il nous a quitté !».

C’est que des nouvelles de ce genre, chez les Faux-culs, on adore et on en redemande !

Qu’ils soient rassurés, vu que nous ne sommes pas éternels, des macchabées, ils en auront toujours à comptabiliser ; et le jour où leur tour viendra, il y aura toujours des Faux-culs pour venir à leurs obsèques. Entre Faux-culs il existe une grande solidarité!

Et n'oublions pas les Pompes Funèbres, chez eux, l'air Faux cul c'est naturel et c'est la seule chose qu'ils ne facturent pas!

Il faut bien qu'ils soient quand même honnête sur un point.

Vous les imaginez, entrain de proposer sur catalogue différents prix en fonction des têtes de circonstance?

Vous avez le choix pour le Faux-cul de 2ème classe à 50€ de l'heure et le Faux-cul de 1ère classe à 100€!

C'est donné comparé à........

- « Mais ça, c’est une autre histoire ; j’ai assez râlé pour aujourd’hui ! »

P.S: Je n'ai pas dit que tous les participants aux obsèques étaient des  "FAUX-CULS".  

Les funérailles d'antan

Georges Brassens

Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain

De bonne grâce ils en f'saient profiter les copains

" Y a un mort à la maison, si le cœur vous en dit

Venez l'pleurer avec nous sur le coup de midi... "

Mais les vivants aujourd'hui n'sont plus si généreux

Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux

C'est la raison pour laquell', depuis quelques années

Des tas d'enterrements vous passent sous le nez

Mais où sont les funéraill's d'antan ?

Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards

De nos grands-pères

Qui suivaient la route en cahotant

Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées

Ronds et prospères

Quand les héritiers étaient contents

Au fossoyeur, au croqu'-mort, au curé, aux chevaux même

Ils payaient un verre

Elles sont révolues

Elles ont fait leur temps

Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres

On ne les r'verra plus

Et c'est bien attristant

Les belles pompes funèbres de nos vingt ans

obs_ques

Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert

Emportent les trépassés jusqu'au diable vauvert

Les malheureux n'ont mêm' plus le plaisir enfantin

D'voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin

L'autre semain' des salauds, à cent quarante à l'heur'

Vers un cimetièr' minable emportaient un des leurs

Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis

On s'aperçut qu'le mort avait fait des petits

Mais où sont les funéraill's d'antan ?

Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards

De nos grands-pères

Qui suivaient la route en cahotant

Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées

Ronds et prospères

Quand les héritiers étaient contents

Au fossoyeur, au croqu'-mort, au curé, aux chevaux même

Ils payaient un verre

Elles sont révolues

Elles ont fait leur temps

Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres

On ne les r'verra plus

Et c'est bien attristant

Les belles pompes funèbres de nos vingt ans

Plutôt qu'd'avoir des obsèqu's manquant de fioritur's

J'aim'rais mieux, tout compte fait, m'passer de sépultur'

J'aim'rais mieux mourir dans l'eau, dans le feu, n'importe où

Et même, à la grand' rigueur, ne pas mourir du tout

O, que renaisse le temps des morts bouffis d'orgueil

L'époque des m'as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil

Où, quitte à tout dépenser jusqu'au dernier écu

Les gens avaient à cœur d'mourir plus haut qu'leur cul

Les gens avaient à cœur de mourir plus haut que leur cul

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lundi 11 septembre 2006

Compostelle, après 800 Kms sur le Camino Francés !

DSCN6329

Lors de mon post du 30 août « Chemin faisant, clopin-clopant.. », je vous avais parlé de l‘insertion de photos de ma pérégrination  dans les albums « Compostelle ».

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Je viens de terminer le dernier album.

Pour vous donner envie de vous lancer ; 350 clichés sur plus de 800 de ma petite promenade.

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Ces photos ne sont pas toutes d’excellente qualité.

Il n’est pas toujours évident de choisir le bon angle, le bon moment, quand vous cheminez avec un sac sur le dos, que la route est devant vous, avec un objectif : rejoindre Santiago de Compostelle.

Tradition

P.S :

Pour des raisons de confidentialité, j’ai masqué mon visage et, sur la Compostella mis le nom de Suricatum !

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dimanche 10 septembre 2006

C’est reparti comme en 4O !

chasseur

C’est reparti comme en 4O !

La seule différence c’est que nos exterminateurs n’ont pas la fleur au fusil !

Tôt, ce matin, les premiers coups de feu m’ont sorti de mes rêves, où tout le monde est beau et gentil.

Il va y avoir du faisan d’élevage au menu !

Ces jours-ci sur une radio, une « DIANE chasseresse »

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à la question :

- Mais Madame, vous tuez ?

Répondit de sang froid (enfin, c’est nous les protecteurs de la Nature, qui avons eu froid dans le dos !)

- Mais Monsieur, nous mettons au monde des enfants pour qu’ils meurent !

Le journaliste ne releva pas cette ineptie (pour ne pas dire plus et être vulgaire).

Ben voyons, d’ici que cette « dame », (désolé, mais je la trouve tellement petite d’esprit que je ne pouvais manifestement pas écrire «dame»)

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en cas de pénurie de gibier, propose de lâcher nos chers Chérubins dans la Nature pour assouvir ses fantasmes !

Madame FALCOCHE, si je savais où vous allez chasser, je crois que je me laisserai tenter pour prendre un permis de chasse à la journée. Une erreur de tir est si vite arrivée,

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d’autant que je n’ai plus tiré depuis l’Armée !

L’espoir fait vivre ; j’attends les résultats de ces tableaux de chasse programmés.

Ce n’est pas de savoir si le gibier était là, mais de savourer combien de ces fous et folles de la gâchette seront rentrés en ambulance ou en corbillard !

Et si un jour les lapins avaient des fusils!

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A ceux qui pourraient me reprocher que mes derniers articles humoristiques ne volent pas haut (surtout quand ils se situent au niveau de la ceinture), je leur dirai qu’il m’arrive aussi d’être sérieux et de râler !

Vous êtes prévenus ; je suis un SURICATE grincheux !

P.S: Une dernière pour la route, à la gloire de l'intelligence de ces protecteurs de la NATURE!

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samedi 9 septembre 2006

Enquête sur le comportement de l’homme en privé !

N’ayant pas envie de râler tous les jours, j’en profite pour me moquer un petit peu de nos manies !

Parfois, nous les hommes, nous avons un comportement « Macho », et le petit bout en plus,

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nous fait réagir en être supérieur à la femme.

Les blondes en savent quelque chose !

Pour changer, je vous propose une enquête sur les différentes façon de l’utilisation du fameux bout en privé !

De quel type êtes-vous ?

Type social : Rejoint ses amis pour pisser, qu’il ait envie ou non, dit que cela ne coûte rien et que ça fait plaisir.

Type timide : Ne peut pisser quand on le regarde, prétend qu'il a pissé et revient plus tard.

Type nerveux : N’arrive pas à trouver sa braguette, se fâche et arrache ses boutons.

Type bruyant : Siffle et chantonne en pissant, parle très fort en le secouant.

Type tout-fou : Pisse dans la jambe de son pantalon, sur ses souliers, part la braguette ouverte, arrange ses bouboules dehors.

Type adroit : Pisse sans tenir son ustensile en main ! Ajuste sa cravate tout en fonctionnant.

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Type distrait : Ouvre son gilet, sort sa cravate et pisse dans son pantalon.

Type enfantin : Regarde le fond de l’urinoir pour admirer les bulles.

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Type vaniteux : Ouvre cinq boutons alors que deux suffisent largement.

Type brutal : Tape son ustensile sur le bord de l’urinoir pour en faire tomber les dernières gouttes.

Type frivole : S’amuse à pisser à contretemps, en bas, en travers, essaie de pisser sur les mouches.

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Type curieux : Fait chaque fois une inspection minutieuse de son instrument en fonctionnement.

Type grognon : Reste là un certain temps, commence à maugréer, pète, essaie de pisser, n’y parvient pas, pète encore et s’en va en bougonnant.

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Type soupçonneux : Pète silencieusement, renifle l’air et regarde son voisin comme pour l’accuser.

Type gai : Raconte des blagues en pissant, rit sans arrêt tout en secouant son ustensile comme une sonnette.

Type j’en foutre : L’urinoir étant complet, pisse à côté sans se biler.

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Type dormeur : Agite son instrument pour le réveiller, mais n’y parvient pas.

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Type aristocrate : Le tire avec un pince à sucre.

P.S : Si aucun type ne correspond au vôtre ; n’hésitez pas à consulter un gynécologue, qui sera en mesure de vous dire si vous devez vous faire appeler Mademoiselle ou Madame !

P.S au P.S: J'ajoute: Si vous râlez, je râle plus fort que vous!

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Posté par grainsdesel à 15:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]