lundi 11 février 2013

Vous reprendrez bien un peu de Racaillou… !

 

1

(Caricature Riz)

 

N’étant pas un fin gourmet, je ne vais pas vous conseiller un restaurant étoilé du Gault et Millau ou du Michelin que vous avez l’habitude de consulter avant d’y réserver une table.

Pourtant le Racaillou est en passe de remplacer nos meilleurs plats régionaux que nous envient les gastronomes du monde entier.

 

2

 

Fini la choucroute alsacienne, le cassoulet toulousain, le gratin dauphinois et autres plats régionaux.

Fini les normes fixant le poids de la saucisse de Morteau, la longueur de celle de Strasbourg, et la teneur en sel du jambon de Bayonne.

Le plat national sera à brève échéance le Racaillou, encore un peu de patience,

 

DSC04910

 

(Photo perso : « Linke » = « Gauche »

 nos socialos vont nous pondre le vote des étrangers hors CEE, enterrant définitivement nos saveurs régionales.

Il va falloir nous habituer aux fumets du Racaillou qui va empester nos villes (c’est déjà fait) et dans nos campagnes profondes (les premières émanations y sont signalées).

Quid : Qu’est ce que le Racaillou… ?

 

4

 

(Dessin de Gee)

Pour les adeptes des Pokémon, le Racaillou est un Pokémon formé de roche qui possède deux bras et n'a pas de pattes.

Mon Racaillou est un amalgame de jeunes voyous non amputés, écervelés, sans autorité parentale (les parents parlant peu ou pas le français) adeptes de l’école buissonnière, habillés de cap en pied de fringues de marques volées, avec capuche intégrée,

 

5

 

(Caricature Chab)

n’écoutant que de la musique rap, jurant sur la tête de leur mère qu’ils sont innocents dés qu’ils sont mis en cause, mais priant toute personne les empêchant de se livrer à leur gagne pain de niquer leur mère… !

Leur terrain de jeu favori, les bijouteries, petits commerces, agences postales, bureaux de tabacs, maison isolées etc. Ils adorent se rassembler dans les halls d’immeuble, se déplacent en voitures ou motos volées ne prenant les transports en commun que pour les dégrader et pourrir le quotidien des gens honnêtes.

 

6

 

 De temps en temps, façon de se réchauffer, ils brulent des voitures, saccagent des vitrines ou autres biens publics. Leur dernier exploit, l’attaque d’un TGV.

 

7

 

 

 

(Caricature Grémi)

Pour arrondir les fins de mois, ils se livrent à des trafics lucratifs : drogue, revente de portables et bien volés en tout genre.

 

8

 

(Caricature Macle… ?)

Dans les zones de non droit des racaillous, afin de garantir l’accès, des pompiers, médecins, ambulances etc. les forces de l’ordre

 

9

 

ou tout représentant de l’autorité devrait être accompagné d’un cochonchien, en remplacement du berger allemand, seul animal capable de les tenir éloignés.

Ne laissez pas vos clefs de voiture ou votre carte de crédit sur la sellette de votre hall d’entrée, lors de la visite d’appartement ou maison ce sont les premières choses qui disparaissent,

 

10

 

à la rigueur vous pouvez laisser  tremper votre dentier dans un verre  (malgré le prix des appareillages), il ne sera pas proposé en petit meuble de salle à manger aux édentés empruntant les couloirs de la station des Halles, et je n’en ai point encore vu dans les salles de vente.

Ne me dites pas que vous n'avez jamais vu, ni croisé un Racaillou d’importation ?

 

11

 

(Caricature Grémi)

Si tel était le cas vous faites partie des rares privilégiés ou vous avez besoin de lunettes et d’un appareillage auditif à moins que rompant vos vœux, veniez juste de sortir du carmel, (pas de prison où hélas on n’en trouve pas assez), ou vous venez de rentrer d’une expédition de 30 ans au pôle nord, dans ce cas vous allez trouver du changement entre le filet de cabillaud et le racaillou bien épicé.

 

12

 

(Caricature Grémi)

La plupart ne craignent pas les coups de soleil, ils ne sont pas blonds aux yeux bleus et leurs prénoms ne font pas partie des saints du calendrier, il est donc facile de les reconnaître.

Ils font souvent la une des faits divers, on les voit à la télé notamment dans des émissions genre 90 minutes d’enquête.

 

13

 

J’espère que je ne vous ai pas coupé l’appétit, et que vous reprendrez bien un peu de Racaillou… ?

Nota Bene : Ce billet est classé dans la catégorie « Humour », toute ressemblance avec un Racaillou du terroir, garanti made in France, serait pure coïncidence et à l’encontre de mon plein gré.

Suite à un gentil commentaire d'une "Etrangère au Paradis", j'intègre cette vidéo où deux gentils "Racailloux" ont été maltraités à coups de serpillère par la "raciste" de patronne. Je l'invite à rendre visite à cette matronne afin de lui montrer comment on accueille ces malheureux en leur donnant sans hésiter le tiroir caisse afin d'éviter un crime raciste ou au mieux d'être l'objet d'un procés par la Ligue des Droits de l'Homme pour maltraitance envers des "chomeurs".

 

 

Posté par grainsdesel à 11:48 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


mercredi 6 février 2013

Que ce fut dur… !

img_4420

Il va falloir que je pense sérieusement à faire mon testament, et désigner mon successeur à l’Emirat de Suricatland. Un bon râleur, grincheux du matin au soir, allergique à l’eau bénite, au casher et aux sourates, n’appréciant point les chasseurs et les aficionados.En attendant je m’entraine à la danse en vue du ballet final… !

La preuve :

Je tiens à vous rassurer, je dois aussi trouver un taxidermiste à qui confier ma pelisse mitée, celui que j’avais contacté n’est plus en mesure de m’empailler… !

Posté par grainsdesel à 16:21 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 2 février 2013

En attendant de redécoller...!

Panorama 4

Pour vous faire patienter en demandant à "Anne" de quitter sa tour d'observation, une petite vidéo qui  devrait plaire à "Elina", à condition que la "Gema" ferme les yeux.

 

A bientôt, Bis Bald...!

Posté par grainsdesel à 11:45 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

dimanche 20 janvier 2013

Rébus...!

question

Pourquoi mon silence forcé...?

Et pourquoi...!

CONFESSONNAL

Un indice:

dorsalgie

Et je n'aime pas ça...!

Chacun est libre de se faire plaisir comme il le souhaite...!

large

(Caricature Large)

Posté par grainsdesel à 12:03 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 6 janvier 2013

Où est la normalité… ?

 

1

 

(Affiche Fondation Jérôme Lejeune)

La recherche sur les cellules souches embryonnaires est porteuse d'espoir (n’en déplaisent aux cathos bénis oui oui,  intoxiqués de dogmes imposés par une église rétrograde), elle est à mes yeux moins cruelle que les expériences sur des animaux vivants.

 

2

Dans le cas des cellules embryonnaires, on est loin d’un être vivant, sensible à la souffrance.

Quid : Qu’est-ce qu’une cellule souche embryonnaire?

3

 

Dès les premiers stades de développement de l’ovule fécondé, les cellules souches embryonnaires engendrent successivement toutes les autres cellules de l’organisme, grâce à des étapes de différenciation et de prolifération finement orchestrées, dans le temps et dans l’espace, pour créer, au final, un individu pluricellulaire viable.

Je trouve trompeur le montage photo de l’affiche de la campagne actuelle, en effet il aurait fallu que la photo de la souris soit remplacée par une autre montrant des animaux vivants torturés (ils sont des milliers, à être utilisés dans des laboratoires) par exemple celle-ci :

 

4

(Photo Fondation Brigitte Bardot)

et faire un montage truqué d’un embryon humain mutilé, bardé d’électrodes.

L’église catholique ferait bien de se poser la question pourquoi ses fidèles sont de moins en moins nombreux… ? Je conseille à tous les cardinaux, lors du prochain conclave, d’envisager ma candidature afin que l’animal soit considéré comme un être vivant.

5

 

(Montage photo Worth)

Quand aux chercheurs scientifiques des laboratoires où sont utilisés des animaux, qu’ils changent leurs habitudes, en confiant leurs expériences à nos amis les singes.

 

6

(Montage photo Worth, d’après Rembrandt)

Après tout, contrairement à la position de l’église, je vous pose la question :

L’homme ne descend-t-il pas du singe… ?

 

Rheinhold

(Photo perso, bronze de Hugo Rheinhold)


mardi 1 janvier 2013

A tout Saigneur, tout honneur… !

 

1

Je commencerai l’année en râlant après les chasseurs.

L’année 2012, vient de s’achever avec 41 morts au tableau de chasse de ces passionnés d’un jeu moyenâgeux, qui a pour seul but d’assouvir leur désir morbide de flinguer tout ce qui bouge.

 

2a

A remarquer l’intelligence de l’un d’entre-eux qui exhibe fièrement son robinet de vidange des nombreux litrons de gros rouge ou autres boissons anisées qui sont toujours présentes dans leur gibecière. Ils feraient mieux de ne pas oublier l’alcootest… !

 

3

Je n’ai jamais souhaité la mort de ces « régulateurs » de la faune comme ils se prétendent, alors que des centaines de milliers d’animaux d’élevage bien gras, habitués au contact de l’homme, sont chaque année lâchés dans la nature, sans compter les nourrissages des sangliers, chevreuils etc, afin qu’ils puissent se faire tirer le portrait devant leur tableau de chasse… !

 

4

 Par contre, quand grâce à St Plomb ou St Ricochet qui détournent les plombs,

 

toledano

Photo Toledano)

 

 l’effectif de ces Saigneurs diminue, je ne peux que m’en réjouir, (je ne vais pas verser une larme de compassion pour ces tueurs) ; par contre quand un gamin de 10 ans, un promeneur, un sportif, un amoureux de la nature, des chats, des chiens, des chevaux etc se font tirer dessus après avoir été pris pour un sanglier, là j’ai la haine.

Il faut dire qu’ils sont très maladroits avec leurs chevrotines, balles ou plombs ; la preuve ci-dessous… !

 

5

(Mouflon estropié, photo perso, cliquer pour agrandir)

A l’occasion des vœux, j’aurai aimé entendre de notre président, l’appel au secours des millions de citoyens qui subissent la main mise sur la nature par les chasseurs :

« Moi Président, (on a entendu, ce genre de répétition) je m’engage à faire cesser cette pratique, afin de laisser la nature se réguler d’elle-même, et d’éviter tous ces accidents stupides ».

 

6

Je sais que c’est un rêve utopique, mais après tout, l’espoir faisant vivre, en attendant un miracle, je vais continuer à pratiquer mes safaris photos.

 

7

(Photo perso)

Avant de retourner à la lecture de mon bréviaire,

 

8

Afin de ne point commencer cette année par un billet trop triste, quelques vidéos qui résumeront d’une manière ironique ce que j’ai voulu exprimer…

Paulo : La chasse

Eric Toulis, Brahim Haiouani:Les chasseurs

Louise Bouriffe, Les chasseurs

 

Ged Marlon: La chasse

 

Pour terminer un peu de philo dans ce monde de brutes, avec :

Les chevaliers du Fiel: chasse passion, accident.

 

Posté par grainsdesel à 13:47 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mardi 18 décembre 2012

Pierre Pincemaille à l'orgue de la cathédrale St André de Bordeaux.

 

DSC00461

 

Lors du 30ème Festival d'Orgue de Bordeaux, j’ai eu le plaisir d’entendre (et voir) Pierre Pincemaille. Dans ce premier extrait du choral BWV 686 de Bach « Aus tiefer not schrei zu dir » il interprète le prélude.

 

 

 

Pierre Pincemaille est titulaire de l'orgue Cavaillé-Coll de la Basilique de Saint-Denis (Cathédrale depuis 1966).

 

Je remercie Pierre Pincemaille

 

DSC04062

pour son autorisation de mise en ligne d’extraits de ce magnifique concert, terminé par des époustouflantes improvisations que je n’ai hélas pas enregistré.

jeudi 13 décembre 2012

Ce gamin, Edward Yudenich m'a scotché, et vous...?

safe_image

Fouinant sur le Web, je suis tombé (sans me faire mal) mais en ayant du mal à croire ce que j'ai vu et écouté en visionnant cette vidéo...! A mon humble avis on ne le verra pas dans quelques années saccager des vitrines et blablater du Rap...!

Je vous laisse apprécier.

Et si cette première vidéo ne vous a pas convaincu, prenez le temps de regarder la suivante.

 

Posté par grainsdesel à 16:57 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 9 décembre 2012

Les antiquités romaines du musée d’Aquitaine à Bordeaux (2)

 

DSC09353

Dieu-fleuve.

La rame brandie par le dieu indiquerait plutôt Océan, à la gauche duquel semble se situer une nymphe accoudée à un empilement de rochers, derrière lequel apparaît l’avant-bras d’un troisième personnage.

 

DSC09355

(Scène de sacrifice (suobole, ou sacrifice d’un cochon).

Ce relief pourrait s’expliquer de différentes façons, mais il apparaît le plus probable qu’il représente le sacrifice d’un cochon en présence de personnes notables, et d’une divinité ( ?), reconnaissable au fait qu’elles sont assises, à droite, tandis que les autres s’affairent à découper le cochon, en récupérer les morceaux, ou à les transporter dans des paniers.

 

DSC09357

Statue de Jupiter

Jupiter, dieu romain assimilé à Zeus, apparaît comme le pouvoir suprême : il préside au conseil des dieux. Il est à l’origine la divinité du ciel qui provoque la pluie, lance foudre et éclairs, et celle qui maintient l’ordre et la justice dans le monde. C’est donc à ce titre qu’il a pour attributs le sceptre (qu’il tenait ici en main droite) et la foudre ailée (en main gauche). Il est le garant de la fidélité aux traités, et les officiels notamment (consuls et empereurs) se placent volontiers sous sa protection.

 

DSC9357A

La tête du dieu exprime ici la force de celui qui commande aux orages et la grandeur sereine de celui qui fait régner la justice sur la terre comme au ciel. Sa chevelure épaisse et abondante ceinte d’une bandelette s’échappe en boucles ondoyantes autour de son visage. Sa barbe opulente ajoute à la vigueur d’un menton volontaire. La stature en chiasme du dieu (déhanchement provoqué par l’appui sur une jambe), et l’apparence qui lui est conférée d’un homme dans la force de l’âge imposent le respect.

 

DSC09359

 

« Le Jugement de Pâris »

Il ne subsiste de cette frise sculptée sur ses deux faces que deux blocs. Sur cette face sont figurées deux des trois déesses qui firent l’objet du jugement de Pâris, jeune prince troyen contraint par son père de devenir berger. Ce jugement très célèbre, destiné à déterminer la plus belle des déesses, fut la cause réelle de la Guerre de Troie.

A gauche se trouve Junon (Héra) voilée, avec son sceptre ; à droite, Minerve (Athéna) casquée avec lance et bouclier. Il manque un troisième bloc de pierre sculptée sur lequel devait figurer Vénus (Aphrodite).

 

DSC09361

« Le jugement de Pâris »

Sue cette face figure Pâris, jeune troyen, qui tient le pedum, bâton recourbé propre à sa fonction de berger. Ce jugement très célèbre, destiné à déterminer la plus belle des déesses, montre à la rupture des deux blocs Mercure (Hermès), le messager des dieux. Il est reconnaissable au caducée qu’il tient du bras gauche, et aux ailettes à ses pieds. Avec un Amour ailé (Eros), il désigne l’heureuse élue, Vénus (Aphrodite), qui est ici exceptionnellement vêtue. L’Amour a le pied plaisamment appuyé sur la pomme de discorde. A côté de Vénus figure Junon (Héra), reconnaissable à son sceptre. Il manque cette fois la déesse Minerve (Athéna).

 

DSC09363

 

 

(Autel à Mercure)

« Publius Geminus a honoré son vœu de son plein gré ».

 

DSC09365

(Statue d’Hercule)

Lorsqu’elle fut découverte en 1832 dans un égout, la statue était en plus de vingt fragments. Elle fut reconstituée et fut exposée lors de l’exposition universelle de 1878 à Paris (Palais du Trocadéro. Ce n’est qu’en 1963 à la faveur d’une exposition sur l’Art dans l’Occident romain au Musée du Louvre qu’elle fut restaurée définitivement.

 

DSC9365B

Malgré les parties manquantes, Hercule est identifiable à la peau de lion enroulée autour de son avant-bras gauche, celle du lion de Némée qu’il parvint à terrasser au cours du premier des « Douze Travaux » qui lui furent imposés avant d’accéder à l’immortalité. On suppose aujourd’hui qu’il soutenait sa célèbre massue de la main gauche, tandis que, de la droite, il tendait la coupe d’ambroisie, breuvage des dieux et symbole de son immortalité.

Il est représenté dans la nudité héroïque, en appui sur la jambe droite, l’autre jambe un peu fléchie en arrière. Le mouvement du corps est habilement exprimé par le déhanchement en opposition avec la ligne des épaules, et souligné par la tête légèrement tournée vers la droite.

 

DSC9365A

Avec cette pose très en vogue dans la sculpture grecque classique, l’influence du célèbre sculpteur grec Lysippe se lit notamment dans les proportions du corps et la musculature puissamment rendue.

Le rapprochement avec certains portraits de l’empereur Septime Sévère conduit à voir peut-être dans la statue de bronze une représentation symbolique impériale.

 

DSC09367

(Statues de Cautopatès et Cautès)

Cautopatès est, avec Cautès, l’un des deux compagnons de Mithra, dieu dont le culte, d’origine orientale, connut un essor considérable dans tout l’Empire romain à partir de la fin du II ème siècle et s’éteignit, concurrencé par le Christianisme, au cours du IVème siècle. Bien que tendant vers le monothéisme, ce culte à mystères pénétré d’astrologie comprend des rites d’initiation et une célébration-sacrifice du taureau et repas rituel-tout à fait particuliers. Il est honoré dans des grottes ou des sanctuaires enterrés, et seuls les hommes y sont apparemment admis. Il célèbre la lumière et la force, et prône des valeurs telles que fraternité, égalité et loyauté qui le firent particulièrement apprécier des soldats, mais aussi des commerçants et des voyageurs pénétrés de ces rites adoptés en Orient, des artisans, des affranchis, et des esclaves qui y retrouvaient en quelque sorte une famille.

 

DSC09368

La statue de calcaire retrouvée en 1986 dans le temple (mithraeum) de Bordeaux présente Cautopatès selon l’usage : il est habillé à l’orientale comme le dieu Mithra lui-même, avec le bonnet phrygien et la cape colorés de rouge.

 

DSC09369

Contrairement à son compère Cautès qui, debout, jambes croisées, tient sa torche levée et symbolise la lumière, le jour, le renouveau…, Cautopatès, torche baissée, représente en symétrie le crépuscule, l’automne, …la mort. Tout deux devaient encadrer l’illustration du sacrifice du taureau par Mithra (tauroctone). Des traces de fixation subsistent d’ailleurs au bras et à l’épaule de Cautopatès.

 

DSC09371

Autel léoncéphale :

Mithra-Chronos à tête et « pieds » de lion

La très haute teneur symbolique du relief contraste fortement avec le cadre conventionnellement gréco-romain de l’autel à niche et pilastres sur les côtés, aiguière et patère à libation sur les faces latérales. Le léoncéphale présente, quand à lui, un certain nombre d’éléments originaux par rapport à ceux qui ont été retrouvés dans les autres mithrea (temples du dieu Mithra) du monde romain : il se tient déhanché, avec deux serpents à tête de dragon qui s’enroulent autour de ses jambes en une spire et demie chacun. La représentation de sa tête gueule grande ouverte découvrant des canines menaçantes était destinée à impressionner les fidèles. La représentation habituelle présente un seul serpent enroulé en trois ou six circonvolutions pour symboliser la course apparente du soleil d’un solstice à l’autre.

Le lion représente le quatrième des sept grades d’initiation aux mystères de la religion mithriaque, dont la clef permet d’ouvrir symboliquement les portes, notamment lors de la cérémonie commémorant la naissance de Mithra qui marque, comme pour Janus, le début de la nouvelle année. Les Grecs et les Romains à leur suite, assimilèrent ce dieu à Kronos ou Chronos par une mauvaise compréhension du nom oriental qui le désigne. Ils en firent donc un dieu du temps (« chronos » en grec). Son élément est le feu, ce qui implique l’utilisation du miel et non de l’eau pour la purification précédent la célébration. Des ailes peintes ont pu figurer au fond de la niche, puisque de nombreuses sculptures représentent le léoncéphale ailé.

 

DSC09373

(Serpent)

Les sept spires du serpent (dont aujourd’hui il manque la tête) évoquaient les sept planètes dans le culte mithriaque (et les sept jours de la semaine).

 

DSC09375

(Statue féminine, marbre des Pyrénées)

La statue renvoie à un modèle de représentation idéale mis au point dans l’Antiquité grecque classique : celui de la « Petite Herculanaise », légèrement déhanchée, en appui sur la jambe gauche, jambe droite à demi fléchie. Son bras droit est ramené vers l’épaule du côté opposé pour retenir le tissu du manteau fin (palla) avec lequel elle s’est voilée la tête comme pour procéder à une offrande ; même si sa tête n’est pas conservée, la sculpture l’indique à l’arrière au niveau de la brisure. Les plis contrariés et « mouillés » du vêtement qu’elle porte, animés par le mouvement esquissé avec élégance pour retenir un des pans de son manteau sont prétextes à mettre en valeur le modelé suave de son corps par contraste avec les plis serrés de sa robe (stola) .

La qualité de la représentation indique qu’il s’agit de l’effigie d’une personnalité importante. Peut-être la statue honorifique s’élevait-elle sur le forum romain de Bordeaux.

 

DSC09927

(Autel taurobolique de Valeria Jullina et Julia Sancta)

Le texte s’inscrit au dessus de la représentation du taureau orné des bandelettes sacrées, le bélier étant situé sur la face gauche, (tous les deux animaux de sacrifice, le taureau prenant une place primordiale) alors que les instruments de culte, le bonnet phrygien (oriental), en référence ç Attis, et le poignard à crochet (harpé, arme orientale) sont figurés sur la face latérale droite.

« Aux forces de régénération, Valéria Jullina etJulia Sancta (ont élevé ce monument).

 

DSC09929

(Stèle de Martinus)

« Aux dieux Mânes de Martinus dit Severus, Crescens, esclave de Flavinius, à son frère ».

 

DSC09932

(Stèle de Grecinia Blanda)

La niche en cul-de-four est ornée d’un portrait de la défunte en buste. La partie inférieure est occupée par l’épitaphe inscrite dans un cartouche. Le fronton est orné d’un croissant de lune, lequel a été interprété comme uns subsistance de symboles religieux gaulois.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Grecinia Blanda, morte à 31 ans, son mari à son épouse très chère a élevé (ce monument) ».

 

DSC09930

(Stèle d’une femme, de son père et de sa fille)

 

DSC09931

(Autel de l’affranchi Censorinus)

« Censorinus, affranchi de Tasgillus, qui est mort à 74 ans, Centurio, Fedelis, ses frères, affranchis par lui, à notre patron très bon ».

 

DSC09912

(Relief orné de chevaux marins)

De qualité tout à fait exceptionnelle, ce panneau de calcaire sculpté représente deux chevaux marins surgissants des flots, attelés à un char guidé par le dieu Neptune ; il témoigne à la fois d’une parfaite maîtrise de la composition et d’une grande virtuosité de la part du sculpteur, qui a apporté le même soin à en rendre le relief que s’il avait travaillé dans le marbre. Le panneau est malheureusement incomplet, brisé aux deux extrémités, mais le thème représenté est bien connu par la mythologie : c’est celui du char de Neptune, dieu romain de la mer et des eaux, identifiable grâce aux monstres marins dont ici seul l’avant-train émerge de l’onde, leur queue disparaissant sous les vagues. On aperçoit les rênes ainsi que le timon du char entre les deux chevaux, mais rien n’indique si l’attelage comportait deux ou quatre chevaux.

Lorsque le panneau sculpté a été découvert, il avait été remployé aux IVe et Ve siècles dans la construction d’un des quais bordant la Devèze, petite rivière qui traversait Bordeaux d’ouest en est.

Le panneau devait par conséquent avoir appartenu à l’un des monuments qui ornaient la ville antérieurement, vraisemblablement d’après le décor, une fontaine ou un nymphée.

 

DSC09916

(Personnage en toge)

 

DSC09917

(Personnage en toge)

 

DSC09918

(Personnage en toge)

 

DSC09919

(Personnage en toge)

 

DSC09925

Mosaïque, Ve ou VIe siècle, d'une maison d'habitation urbaine découverte en 1877 à Bordeaux.

 

DSC09923

Les tesselles (fragments de pierre, de terre cuite, ou de marbre employées dans les mosaïques de pavement) sont en terre cuite, calcaire et marbre.

Source : descriptifs du musée-aquitaine de Bordeaux

En guise de révision, je vous invite à regarder le montage photos avant l’interrogation écrite.

 

Posté par grainsdesel à 13:30 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

mercredi 5 décembre 2012

Les antiquités romaines du musée d’Aquitaine à Bordeaux (1)

 

DSC09491

La salle sur les voies de communication et le commerce

 

DSC09325

 fait percevoir la richesse de la ville qui s’est implantée à un carrefour à la fois maritime, fluvial et terrestre qui conduisit très tôt les populations à se tourner vers le négoce.

 

DSC09915

 Les stèles (pierres tombales) d’étrangers ou d’artisans, les milliers de monnaies découvertes dans la Garonne, la vaisselle abondante, les outillages et les objets de la vie quotidienne attestent l’attractivité de la ville, devenue plaque-tournante d’un trafic redistribuant les marchandises de l’arrière-pays vers le reste de l’empire.

 

DSC09324A

Les espaces suivants présentent les divinités gauloises romanisées telles que des statues de Jupiter-Taranis ou Jupiter-Cernunos, et celles du panthéon romain classique telles que la grande statue de Jupiter

 

DSC09357

découverte dans un sanctuaire à Mézin (Lot-et-Garonne), qui précède d’un siècle celle d’Hercule (IIe siècle), en bronze,

 

DSC09926

de type grec classique et de qualité exceptionnelle, découverte anciennement à Bordeaux.

Les fouilles archéologiques plus récentes ont mis au jour l’un des plus grands mithraea de Gaule (temple consacré au culte à mystères du dieu Mithra) dont on peut voir les statues étonnantes. 

 

DSC09377

Certaines des nombreuses stèles extraites de la base du rempart romain lors de sa démolition sont présentées dans l’espace sur les rites funéraires.

DSC09324

 

 

 Elles avaient été extraites des nécropoles situées à l’extérieur de la ville, dont celle de « Terre-Nègre », très étendue au nord-ouest.

Lorsqu’au IIIe siècle la réforme de Dioclétien partage le territoire aquitain en rattachant les peuples du nord de la Garonne à l’Aquitaine Seconde, et ceux situés entre Garonne et Pyrénées à la Novempopulanie, la civilisation change.

 

DSC09328

Stèle d’un Séquane Ier ou 2e siècle

Le sommet de cette stèle était orné d’acrotères, ornements situés à l’origine aux angles des toitures, dont ne subsiste que celui de droite. Selon l’usage romain, le buste du défunt s’inscrit dans une niche. L’épitaphe, gravée en dessous dans un cartouche, nous apprend que le défunt avait accédé au rang de citoyen romain, comme l’indiquent ses tria nomina : Lucius ( ?) Julius Mutacus, et qu’il était membre du peuple des Séquanes (dont la capitale était Vesontio, actuellement Besançon).

On remarque que le frère a adopté un cognomen (Sextus) déjà plus « romain » que celui du défunt (Mutacus), qui est encore de consonance celtique et devait être issu du sobriquet que portait leur père.

« Aux dieux Mânes de l(ucius ?) Julius Mutacus, Séquane, son frère Quintus Ignius Sextus ».

 

DSC09330

Stèle du sculpteur Amabilis

L’épitaphe se développe sur le fronton et la base de la stèle. Le sculpteur Amabilis est figuré vêtu d’une tunique et la tête couverte d’une coiffe ; il est assis sur un banc au fond de la niche et sculpte l’un des chapiteaux. De sa main droite, il s’apprête à frapper avec un maillet le ciseau qu’il tient dans l’autre main.

« Aux dieux Mânes, Marcus Secundinius ( ?) Amabilis, sculpteur, Amandus son frère a pris soin (d’élever ce monument) »

DSC09332

Stèle d’un artisan

Cette stèle présente, dans une niche rectangulaire un personnage barbu en buste. Il tient une ascia (asse) ou une doloire dans la main droite et une règle graduée dans la main gauche. Ces outils étaient employés par le charpentier comme par le sculpteur. L’ascia, également considérée comme un symbole funéraire, est représentée sur la face latérale gauche de la stèle.

« C( ?) 7 … de Caius, son affranchi ( ?) »

 

DSC09334

Relief d’une boutique de drapier

Ce bloc sculpté représente vraisemblablement l’intérieur et l’extérieur d’une boutique. A droite, sous un édicule (petite construction) à fronton triangulaire, se distingue un personnage chargé d’un sac ou occupé au foulage. Dans la partie gauche, un homme vêtu d’une tunique longue au capuchon rabattu autour du cou se tient derrière un comptoir ; son bras gauche est  posé sur une pile d’objets (des draps ?). Les trois objets figurés dans la partie supérieure sont peut être des claies où sèchent et blanchissent les tissus.

 

DSC09336

Stèle de Tarquinia Priscilla

Le fronton portant l’inscription surmonte la niche, laquelle contient la représentation en pied d’une jeune femme. Elle est vêtue d’une longue tunique et d’un manteau et se regarde dans un miroir qu’elle a saisi dans la main gauche, et tient un peigne dans la main droite.

« Aux fieux Mânes de Tarquinia Priscilla décédée à l’âge de 21 ans, fille de Perpetus, Calvisinus Serdus a fait faire (ce monument) à ses frais ».

 

DSC09338A

Stèle de l’épouse de Claudius Bassinus.

Le buste de femme s’inscrit dans une niche rectangulaire, à la mode romaine, et non plus en pied dans le goût hellénistique. C’est par la coiffure (postiche faite d’une frange de boucles et de nattes enroulées autour de la tête) que la stèle est datée, mais en tenant compte du décalage avec lequel les femmes des provinces adoptaient les coutumes impériales. La coiffure, déjà en usage sous Hadrien, fut en vogue à Rome sous Antonin. Le fronton de la stèle a dû être recoupé lorsque le bloc a été remployé pour la construction du rempart antique de Bordeaux.

« …Claudius Bassinus, à son épouse. »

 

DSC09340

Stèle funéraire d’une fillette.

Sur cette stèle découverte en 1831, une fillette décédée prématurément est représentée de face et en pied (debout), selon le modèle grec adopté au début de l’époque romaine, mais dans une niche en cul-de-four, généralement utilisée par les Romains. L’usage étant de faire figurer aux côtés du défunt ce qui lui était particulièrement familier au cours de sa vie et représentatif de sa position dans la société, la fillette est accompagnée des animaux qu’elle chérissait. Le coq mordillant la queue du chien que l’enfant tient dans ses bras ajoute au pitoresque de la représentation une touche vivante assez émouvante.

 

DSC09340A

La coiffure, le vêtement, ainsi que les oreilles percées pour des boucles d’oreilles métalliques (aujourd’hui disparues) indiquent que l’enfant est une fillette. Elle est coiffée selon la mode de l’époque : elle a les cheveux courts, avec deux mèches bouclées sur les tempes. Un élégant manteau recouvre sa longue tunique aux plis fins, sous lesquels apparaissent les pies chaussés de l’enfant.

La stèle étant brisée sur un côté, la dédicace ne peut être entièrement restituée. Le prénom de la fillette, qui devait se situer juste après l’invocation aux dieux Mânes (D.M), demeure inconnu. Le suel nom inscrit, LAETVS, est probablement le prénom du père (PAT.)

« Aux dieux Mânes…Laetus…son père… ».

 

DSC09342

Stèle funéraire d’une fillette.

La fillette présente un fruit sorti du panier plein qu’elle tient de l’autre main. La façon de traiter en détail  les plis du vêtement et les chaussures dénote un soin particulier apporté à la sculpture.

 

DSC09344A

Stèle de Domitia Peregrina

Le buste de la défunte, vêtue d’une tunique et d’un manteau, s’inscrit dans une niche à cul-de-four. Sa coiffure postiche est rès élaborée, constituée de fines ondulations et d’un ruban de nattes superposées. C’est elle qui date la stèle des règnes de Marc-Aurèle, Commode et Septime-Sévère.

« Aux dieux Mânes de Domitia Pergrina, Domitius Abascantusà sa mère très pieuse ».

 

DSC9346A

Stèle familiale de Cintugnatus

Cette stèle figure deux époux et leur enfant en pied. Ils sont vêtus d’une tunique longue et d’un manteau. L’homme et la femme se tiennent par la main droite (symbole d’union). L’homme, barbu, tient de la main gauche un coffret, signe de sa position sociale importante. La fillette porte en sa main droite une grappe de raisin.

« Aux dieux Mânes, à Lucius Sec(undus) Cintugnatus et Claudia Matua, son épouse, et à Senodonna leur fille ; Sec(undina) Urbana a élevé (ce monument) ».

 

DSC09348

« Les amours de Jupiter »

Ce bloc sculpté sur trois faces illustre les « Amours de Jupiter ». Sur la face principale Jupiter est assis de trois quart sur un trône ;

 

DSC09349

 il tient un sceptre de la main gauche et pose sa main droite sur l’épaule de l’échanson Ganymède, dont on distingue le manteau sur l’épaule droite. Entre les deux personnages, en haut, subsistent les traces de l’aigle divin, attribut de Jupiter.

 

DSC09350

A droite, la fine silhouette de Junon, son épouse, tenant une lance, debout, les jambes croisées, appuyée sur un autel au pied duquel se trouve le paon, image immortalisée d’Argus aux multiples yeux, qu’elle avait chargée de surveiller Io, aimée de Jupiter.

 

DSC09351

A gauche, Léda, femme de Tyndare, roi de Spart, est accompagnée du cygne sous l’apparence duquel Jupiter se présenta à elle pour la séduire. La draperie et le voile entourant Junon et Léda sont particulièrement bien traités, selon le canon classique gréco-romain.

A suivre...!

Posté par grainsdesel à 12:48 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,