dimanche 14 avril 2013

Synthol et Arnica pour vous soulager du Choc Huzac… !

 

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(Portrait d’un socialiste Lambda)

A force de prendre des coups, les baisés de la rose commencent à regretter d’avoir choisi Pépé le Mou. De sondage en sondage on se rend compte qu’ils sont de plus en plus nombreux à vouloir se débarrasser de ces pustules rouges, signes de fréquentations douteuses.

 

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(Caricature Biratan)

Leur Messie leur avait promis :

 

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(Caricature Sabine Nourrit)

Ce n’était pas sans compter sur le choc provoqué par le Cas Huzac, mettant en évidence la connivence des banques et de membres du gouvernement ; le peuple traité comme un chien galeux devant se contenter d’un misérable nonos.

 

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Les extrêmes, flairant la bonne affaire pour renflouer leurs troupes, adoptèrent le même slogan :

 

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Le mal était fait, il était un peu tard pour vacciner certains de nos élus contre la galle (euh ! les gaffes) :

 

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(Caricature Ygreck)

Mou Président vraisemblablement au courant depuis plusieurs semaines, mis pas mal de temps du haut de son piédestal à ruminer ce plat indigeste.

 

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L’affaire faisant de plus en plus de bruits, sur les bancs de l’assemblée on assista à d’épiques combats, tous les coups étaient permis, c’était à celui qui mordrait le plus profond. Même les anciens édentés firent un nœud à leur mouchoir pour ne pas oublier leur dentier.

 

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La défiance envers nos politiques grandissait, le gruyère était de plus en plus troué.

 

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MouMou devant cette déconfiture se décida enfin à réagir :

 

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Entre deux portes il nous annonça que les ministres allaient devoir se mettre à poil, ce qui ne fit pas l’unanimité, certains commençants à avoir chaud aux fesses.

 

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Une loi devant être prochainement proposée au parlement afin d’obliger les élus à adopter le naturisme, je ne suis pas certain que ces mises à nue vont calmer la suspicion; difficile de cacher quelques richesses douteuses quand on sait qu’une mode actuelle fait les beaux jours des adeptes du tatouage.

 

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En attendant de voir comment vont s’en sortir nos politiques,

 

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Je vous propose de jouer aux fléchettes, pour choisir ci-dessous quel est le parti non pourri… ?

 

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Et si vous avez eu un choc n’oubliez pas de vous badigeonner de Synthol et de prendre quelques comprimés d’arnica, regardez comme ça m’a de suite calmé…!

 

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samedi 6 avril 2013

Le déni de grossesse des Socialos… !

 

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(Caricature Yral)

Le Cas Huzac, ce n’est ni plus ni moins qu’un simple cas de déni de grossesse. Voilà plusieurs mois que l’affaire prenait de l’embonpoint, et que la baudruche enflait. La future parturiente en nous regardant droit dans les yeux nous jurait qu’elle n’avait pas été visitée à l’insu de son plein gré par l’archange Gabriel, qu’elle prenait la pilule régulièrement, pilule offerte par un laboratoire au dessus de tous soupçons. Pour preuve, le brave ministre touche à tout avait pour une petite rémunération de misère (quelques dizaines de milliers d’euros) prêté  son concours de médecin à la certification de son efficacité avant sa commercialisation.

Hélas il fallut un accouchement au forceps pour que l’ensemble de la classe politique se rende compte que le bébé était bien là.

 

 

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(Caricature Bauer)

La grande famille vertueuse de la gauche, lors des premiers signes d’arrondissement de la taille, avait prétendu que ce n’était que du vent, ils essayèrent de purger le bébé, hélas l’avortement n’était plus possible. Les socialos ne voulaient pas tenir compte de l’avis de l’éminent gynécologue, le Professeur Pléniel, spécialiste des accouchements difficiles dans sa clinique de l’immaculée conception, plus connue en tant que « Sainte Médiapart ».

 

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Ce dernier ayant déclaré à de nombreuses reprises que l’accouchement serait d’autant plus difficile, que le bébé ne se présentait pas par le siège (de député), et que le bébé arriverait tout de même dans un fauteuil (de ministre).

 

Vu les traits tirés de la future mère il pronostiquait la naissance pour éminente, les premières douleurs n’allaient pas tarder à se faire sentir.

Le bébé ayant débarqué sans crier gare, une dernière tentative en jetant le bébé et l’eau du bain ne donna pas les résultats escomptés.

 

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 La France a une des meilleures politiques de natalité, mais pour ce pauvre bébé rose, plus personne chez les socialos ne veut en assumer la paternité, quand à connaître le nom du parrain bien malin qui pourra nous le donner.

 

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Je peux par contre parier qu’il n’aura pas comme prénom « François », ce bébé est top dur à avaler pour MouPrésident, ni le prénom d’Harlem, son secrétaire général n’en ayant point exprimé le Désir.

C’est toute la classe politique qui va devoir s’en débarrasser, en attendant je propose qu’il soit mis dans un beau vase

 

vase

 

et déposé bien en vue sur le bureau du Président Bartolone à l’Assemblée Nationale afin de rappeler à nos ministres et députés que lorsqu’on tire un coup de travers, il faut s’attendre à enfanter d'un bébé hors normes… !

 

hors norme

 

D’autre part pour nos parlementaires qui se sentiraient le « cul merdeux », ils peuvent consacrer quelques dizaines d’euros de leurs indemnités à l’achat de couches culottes. N’ayant point (pour le moment) à justifier de leurs dépenses, ils peuvent les faire faire sur mesure chez un grand couturier de l’Avenue Montaigne à condition d’y faire imprimer la cocarde et la devise :

« Tous Pourris »… !

 

couches

 Pour ceux et celles qui pensent que la pourriture n'existait pas avant la création de l'Euro, je les invite à visionner cette vidéo, la réponse est à la fin...!

 

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jeudi 4 avril 2013

Tous pourris… !

 

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Sale temps pour nos politicos véreux, nos braves vertueux socialos nous demandent de nous serrer la ceinture (ça dépend laquelle?).

 

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Alors que depuis fort longtemps nos élus (de tous bords politiques) s’en mettent plein les poches en cumulant plusieurs mandats, la promesse de MouHollande sur la fin des cumuls n’est pas à l’ordre du jour.

 

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De plus en plus d’élus sont compromis dans des détournements de fric, d’enrichissements personnels, de conflits d’intérêt etc. Il serait temps que ces nantis soient dans l’obligation de justifier de l’utilisation de leurs frais de mandat.

 

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En levant le voile, oh combien révélateur de la religion du fric, une mise à nu permettrait de voir, pour les messieurs ceux qui ont des couilles en or et pour les dames des tirelires bien pleines. J’admets que, confrontés à une mise à nu, tous nos élus ne seraient pas à leur avantage, car ressembler à Apollon ou Aphrodite n’est pas évident.

 

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Quand on voit que seulement 4 ou 5 députés ont mis en ligne l’utilisation de l’IRFM (l'indemnité représentative pour frais de mandat) on est en droit de douter de leur bonne utilisation.

QUID :

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Combien de fois nous avons entendu nos élus se plaindre sur la lourdeur de leur tâche, ce qui justifie leurs divers avantages.

 

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(Caricature Plantu)

Il est vrai que pour s’enrichir, rien ne vaut un portefeuille ministériel.

 

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(Caricature Péhel)

Malgré des preuves accablantes de tous les avantages qu’ils se sont octroyés,

 

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nos politicos véreux osent nous faire croire qu’ils n’ont :

 

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(Caricature Trez)

Je suis de plus en plus convaincu que si le ménage n’est pas fait dans les écuries des officines parlementaires on va trouver de plus en plus de citoyens qui adopteront la devise :

 

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(Caricature Zan)

Hélas j’ai bien peur que ce ne soit qu’une utopie quand on connaît la résistance de nos parlementaires à bénéficier le plus longtemps possible des arrangements entre amis… !

 

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(Caricature Honzen ?)

Je prends le pari que d’ici peu les Pompes Funèbres vont toucher une part de l’évasion fiscale… !

Nota Bene : Quand je pense que les « ami(e)s socialos qui fréquentaient mon blog tiraient à boulets rouges sur la droite, j’aimerai les entendre sur l’honnêteté des socialos cocos… !

De toute façon, ma conviction est faite :

TOUS POURRIS … !

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samedi 23 mars 2013

Vivre selon les proverbes, 3ème partie… !

 

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(Tableau Agnés Boulloche)

Ayant pris la précaution de mettre des réveils dans les tiroirs de ma table de nuit, je peux vous mettre la suite de cet essai.

 [. « Dans une République aussi ouvertement fondée sur l’injustice, la condition des femmes était tragique ; la sagesse des peuples n’avait jamais été tendre à leur égard :

 

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(Caricature Delize)

femme, feu, messe, vent et mer font cinq maux de grand amer ; femme rit quand elle peut et pleure quand elle veut, les femmes sont plus chastes des oreilles que de tout le reste du corps ; la jalousie d’une épouse est une bourrasque dont sort l’ouragan ;

  

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(Tableau Jaroslaw Jasnikowski)

qui a des filles est toujours berger ; la femme sait un art avant le diable ;

 

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(Photo perso)

 fiançailles vont en selle et repentailles en coupe ; malheureuse maison et méchante, où coq se tait et poule chante ;

 

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(Tableau Gervasio Gallardo)

 l’homme est pour le purgatoire, la femme pour l’enfer.

            Les épouses étaient condamnées à entendre toute la sainte journée des jérémiades sur leurs belles-mères, car on pensait qu’il fallait se plaindre à la belle-fille pour que la belle-mère comprenne ; lorsqu’elles avaient le malheur d’avoir épousé un mari aimant, elles subissaient de quotidiennes punitions corporelles, car qui aime bien châtie bien (querelles d’amants, renouvellement d’amour) et les vieilles filles ne pouvaient pas même espérer trouver un vieil époux moins fougueux, car qui approche de la soixantaine abandonne les femmes pour le vin.

 

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(Caricature Grémi)

            Cette misogynie fondamentale rendait la vie sexuelle pénible : premièrement on savait que femme et vin ont leur venin et deuxièmement que mieux vaut être seul que mal accompagné ; on se méfiait des demandes amoureuses car tel te caresse aujourd’hui te frappe demain. Par contre l’adultère était chose courante car qui aime sa voisine a un avantage, il la voit souvent et sans voyage. Convaincus qu’à nouvel an nouvelle vie, on pensait que les enfants ne devaient naître qu’au mois de janvier et que l’on devait donc s’accoupler exclusivement aux premiers jours d’avril. Mais comme on passe Noël avec les siens et Pâques avec qui on veut, en avril tous les accouplements étaient adultères (comme on le sait, Noël au balcon, Pâques aux tisons, et durant cette fête les maris poursuivaient d’ailleurs leurs épouse adultères et leurs amants avec des tisons encore rougeoyants), de sorte que la République heureuse était presque uniquement peuplée d’enfants illégitimes.

 

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(Tableau Evelyn de Morgan)

            Ces difficultés sexuelles n’étaient pas même compensées par des pratiques onanistes ou par du commerce pornographique car, s’il est exact que qui se contente soi-même prend plaisir, voir et ne pas toucher fait crever. Les cas d’homosexualité (et pourquoi pas ? ce n’est pas ce qui est beau qui l’est mais ce qu’on aime et d’ailleurs tous les goûts sont dans la nature).

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(Caricature Brighty)

            Et qu’on n’aille pas penser que la plupart des difficultés pouvaient être résolues par la médecine : les médecins étaient considérés avec la plus grande des méfiances. On était convaincu tout qu’autant vaut mourir du remède, qu’il n’y a pas de médecin contre la peur, que les erreurs des docteurs, la terre les recouvre, que le dentiste se nourrit avec les dents des autres, que d’un mal il peut sortir un bien, et que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir (au pire, on recourait à l’euthanasie, puisqu’aux grands maux les grands remèdes).

 

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(Photo montage Hartsell Ryan)

            Comme la pomme du matin tue le médecin, que pour faire une bonne journée, se faut faire la barbe, pour faire un bon mois, se faut marier, pour une bonne année, faut tuer un cochon, plutôt que d’aller consulter un médecin, on tuait un cochon. Peine de cœur n’étant pas mortelle, il était déconseillé de recourir aux soins des cardiologues, mais les otorhinolaryngologistes ne jouissaient pas d’une meilleure réputation (mieux vaut un enfant morveux qu’un enfant sans nez), sans parler de l’extrême suspicion que l’on éprouvait à l’encontre des vétérinaires,

 

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(Tableau Cathie Bleck)

car puisqu’à cheval donné ne lui regarde pas la bouche, ceux-ci ne pouvaient soigner que les chevaux de grand prix. Les affections pulmonaires étaient pourtant fréquentes : sur la base du précepte en avril ne te découvre pas d’un fil, mais en mai fait ce qu’il te plaît, on ne portait durant ce mois-là que des vêtements fort légers et très fins, même si tempêtes et orages de grêle sévissaient encore avec rage. Quoi qu’il en soit, les médecins fréquentaient mal volontiers les hôpitaux, persuadés que qui va avec un boiteux, au bout de l’an boite comme lui.

 

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(Tableau Claude Verlinde)

            Ce peuple malheureux aurait pu trouver une ultime consolation dans les jeux et les paris. Mais l’issue de chaque compétition sportive était toujours décidée avant le coup d’envoi (et puis, ne voit-on pas d’ailleurs au bout du jeu qui a gagné ?).

            Les traditionnelles luttes dans la boue ne servaient pas à grand-chose, car que l’on vainque ou que l’on perde, on n’est jamais sali que par la boue.

            On ne pratiquait qu’un seul jeu qui consistait à grimper le long d’un immense mât de cocagne pour atteindre son sommet à ses risques et périls (car la fortune sourit aux audacieux et qui ne risque rien n’a rien).

 

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(Tableau Damon Soule)

            Et il ne faut pas croire qu’en raison de leurs difficultés à se divertir ou à faire l’amour, les citadins aient trouvé un refuge dans l’éducation. On se méfiait énormément de l’école, car la pratique est la seule théorie qui profite, et on n’avait aucune confiance en la logique, car avec des si et des mais, on mettait un âne en bouteille. Les enseignants étaient exécrables, car lorsqu’on sait faire quelque chose, on le fait et quand on ne sait pas le faire, on l’enseigne aux autres (sans que les écoliers s’en rendissent compte, car mieux vaut demander que faillir et errer, et qui demande apprend). L’enseignement des mathématiques était réduit au strict minimum : les enfants apprenaient certainement que jamais deux sans trois, mais ils n’atteignaient pas les chiffres suivants car on ne pouvait dire quatre sans l’avoir dans son sac – et on ne savait pas très bien ce qu’un écolier devait avoir dans son sac, pas plus qu’on ne pouvait vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

 

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(Tableau Joe Becker)

 Ne parlons pas des mathématiques supérieures sur lesquelles s’exerçait le tabou de la quadrature du cercle (qui naît rond ne peut mourir pointu). Les élèves les plus doués souffraient de discrimination (qui trop parle n’est pas sage) et, de toute façon, ils tombaient rapidement malades, puisque ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers.

 

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(Photo perso)

On était donc d’avis que mieux valait un âne vivant qu’un docteur mort.

            Il était interdit de chercher du travail à la fin des ses études en présentant un curriculum, car qui se loue lui-même trouve bien vite des railleurs.

            On encourageait le chômage et le sous-emploi (on n’apprend un métier que pour y mourir). D’ailleurs : qui a vingt ans n’est, à trente ne sait, à quarante n’a, jamais ne sera, ne saura et n’aura !

            Les connaissances technologiques étaient infiniment réduites : toute forme de recyclage était interdite

 

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(Photo perso)

(quand l’eau a passé sur la roue du moulin, jamais elle ne revient), et on n’utilisait que des procédés infiniment lents et archaïques (goutte à goutte la mer s’égoutte, qui trop se hâte s’empêche ; pendant que l’herbe pousse, le cheval meurt, et chienne trop hâtive enfante des chiots aveugles).

            En résumé, il est évident que la République Heureuse ne pouvait rendre ses habitants plus malheureux qu’ils ne l’étaient ; peu à peu ils abandonnèrent l’île et son législateur, lequel dût reconnaître la faillite de son utopie. Mieux vaut tard que jamais ! Comme l’auteur anonyme de ce petit ouvrage sagement le constate tout en critiquant la confiance excessive que l’on accorde aux proverbes : la sagesse du passé ne nourrit pas l’affamé, dire et faire sont deux, trop et trop peu gâtent tous les jeux. Le Législateur pensait que d’une chose il en naît une autre, que l’on connaît un arbre à son fruit et que tôt ou tard les difficultés ressurgissent. Si tout est bien qui finit bien et qu’en fin vainc qui bien endure, alors tout finit mal si tout va mal et qui se fait du tort à lui-même n’a que ses yeux pour pleurer, car qui naît affligé meurt inconsolé, qui bâtit sur le sable construit dans l’air, qui sème le vent récolte la tempête.

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 (Photo perso)

 Le temps se change en bien peu d’heures et tel qui rit le matin qui le soir pleure.

            Si l’on avait su plus tôt que c’est au ver que l’on connaît la pomme et que toute médaille a son revers…Mais le chemin de l’Enfer est pavé de bonnes intentions et nul ne sait ce que l’avenir lui réserve.

            Et cela vaut aussi pour notre anonyme du temps jadis. On ne meurt que d’une mort et l’homme qui vit n’est pas mort.

 

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(Tableau Carlos Huante)

J’ai rapporté ce que j’ai lu, et à un ambassadeur, on ne porte pas injure.

 

              UMBERTO ECO

Rappel:

Ce texte d'Umberto Eco, a pour seul but d'inviter les lecteurs à découvrir ses œuvres, je pense plus particulièrement "Au nom de la Rose" adapté au cinéma avec Sean Connery ou "Le pendule de Foucault".

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samedi 9 mars 2013

Vivre selon les proverbes, 2ème partie… !

 

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(Tableau de Tassos Kouris)

Le temps s’écoulant à la vitesse d’un cheval au galop, il est temps de vous mettre la suite de cet essai.

 

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(Tableau Bruno di Maio)

            [.Un problème similaire se posait pour la toilette matinale en vertu du principe qu’un vieil ami est le plus fidèle des miroirs :

 

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(Tableau Steven Kenny)

 mais avoir à sa disposition un vieil ami tous les matins n’était pas chose facile, à moins que deux très vieux amis de même âge n’aient décidé de se servir de miroir l’un à l’autre, ce qui, dès qu’il s’agissait d’utiliser un rasoir, n’allait pas sans provoquer de désastreux résultats.

            La conversation était réduite à quelques rares monosyllabes,

 

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(Tableau Alexej Ravski)

puisque le silence est d’or, que le silence se fait entendre, qu’à bon entendeur salut, qu’il n’entre point de mouches dans une bouche close, qu’il est bon de parler et meilleur de se taire, que l’on se repent d’avoir parlé mais jamais de s’être tu (et que l’on n’est jamais trop prudent). On savait en outre que lorsque le vin entre la raison sort,

 

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(Tableau Fabrizio Riccardi)

 que force vin trouble l’engin, que le vin réjouit le cœur de l’homme mais que vin et confession découvrent tout, qu’il se noie plus de gens dans le verre que dans les rivières et que les tavernes sont de dangereuses cavernes : on évitait donc toute rencontre conviviale – lesquelles, les rares fois où elles avaient lieu, se terminaient en rixes furibondes,

 

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(Tableau Mike Davis)

car la meilleure défense reste encore l’attaque. Toujours en raison d’un autre principe erroné d’entraide mutuelle, les jeux de hasard étaient devenus impossibles,

 

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(Tableau Christopher Ulrich)

car qui s’adonne au jeu de hasard se livre aux mains d’une aveugle (la fortune est aveugle…) mais il n’était pas facile de trouver une compagne aveugle pour chaque joueur, et il suffisait qu’un borgne fasse son entrée pour qu’il remporte la partie, puisqu’au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Les jeux d’adresse avaient eux aussi été prohibés, notamment le tir,

 

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(Tableau Mike Davis)

la flèche revenant souvent sur celui qui l’a lancée.

            Il était difficile de tenir un commerce, de quelque type que ce soit, et surtout une pâtisserie, car, en bonne illustration de la loi de l’arroseur arrosé, les pâtissiers recevaient sans cesse en plein visage les tartes à la crème qu’ils destinaient à leurs clients. Les marchandages dégénéraient en querelles désagréables puisque,

 

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(Sculpture Greg Brotherton)

s’il est vrai que qui dénigre veut acheter, alors qui veut acheter dénigre, et lorsqu’un client entrait dans un commerce pour demander comment il se faisait qu’un tel « rebut » soit en vente, le commerçant répondait vexé : « rebut toi-même, ta mère est une maquerelle », provoquant une réaction que l’on désignait par « syndrome de Zidane ». Enfin, puisque chacun sait qu’il est toujours trop tôt pour mourir ou pour payer, les commerçants étaient peu à peu détruits par la morosité quotidienne et tenace de leurs clients.

 

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(Tableau Dietmar Gross)

            De toute façon, on travaillait fort peu : chaque saint avait sa fête, et comme il existait 365 jours de fêtes dans l’année (naturellement fête et danger passés, saint moqué), ces journées étaient consacrées bien évidemment à ripailler sans fin

 

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(Tableau Peter van Oostzanen)

puisqu’on ne vieillit jamais à table (sans parler du jour de la saint Martin où le moût est vin). Ajoutons par ailleurs, que puisque de mes amis Dieu me garde et que de mes ennemis je m’en charge, on était même arrivé à supprimer toutes les forces armées.

            La vie religieuse présentait d’égales difficultés : d’une part il était malaisé de reconnaître les prêtres car, l’habit ne faisant pas le moine,

 

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(Montage Photo Worth)

 les hommes de Dieu voyageaient constamment sous des dépouilles mensongères ; d’autre part il était déconseillé de prier à voix haute, puisque c’est dans le silence que Dieu parle.

            L’administration de la justice n’était pas chose facile. On ne pouvait presque jamais prononcer de sentence puisque

 

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(Caricature Sylvain Euriot)

faute avouée est à moitié pardonnée et qu’à tout péché miséricorde. Il était défendu de recourir à un avocat : un bon conseil n’a pas de prix, un bon juge doit être aveugle et manchot, et qui veut faire le bien ne prend pas de témoin (les seuls témoins entendus étant recrutés parmi les malades incurables, car de l’hôpital et du cimetière, on sort toujours plus sincère). On ne pouvait punir les délits commis contre les gens de sa famille (car chacun est maître chez soi) ; on n’enquêtait pas sur les homicides au travail et on considérait comme normal de tomber de haut, voire de très haut

 

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(Tableau Luis Ricardo Falero)

(de grande montée grande chute, bien bas choit qui trop haut monte), mais pour les crimes les plus graves on avait recours à la négociation et il était possible d’éviter la peine capitale si on acceptait d’avoir la langue coupée (en la langue gist la mort et la vie ; un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès). On pratiquait parfois la décapitation

 

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(Tableau Bruno di Maio)

puis avec cruauté, on essayait d’organiser des courses de vitesse entre les justiciers (qui n’a pas de tête a des jambes), sans résultats convaincants, bien évidemment. Ajoutons qu’il était difficile d’incriminer les coupeurs de bourse, lesquels, convaincus que plus fait douceur que violence, forçaient leurs victimes à leur abandonner leurs biens et leur argent sans user de force, mais de persuasion, pour se retrancher ensuite derrière l’excuse que c’était de plein gré que leurs victimes leur avaient obéi.

 

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Mais de toute façon, on évitait de prononcer des sentences : qui n’entend pas sermon se moque du bâton. Pendant un certain temps on avait accepté le principe selon lequel, qui avait péché par l’épée devait périr par l’épée,

 

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(Tableau Sergey Tuykanov)

et on avait institué la loi du talion, les peines étant infligées en public. Cette pratique avait donné de bons résultats pour des crimes tels que les homicides, mais elle avait aussi créé des situations embarrassantes lors du châtiment public des sodomites, et l’on avait donc abandonné cette coutume.

            La désertion n’était pas considérée comme un délit car un soldat qui a fui peut combattre à nouveau, mais étrangement on punissait les individus qui écrivaient à l’encre sympathique car

 

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(Tableau Mike Davis)

 est bien d’âne de nature qui ne sait lire son écriture. On interdisait les images des défunts sur les tombes, car s’il est fréquent de revoir quelqu’un que l’on croyait mort mais qui ne l’est pas, nécessairement on ne reverra pas celui qui le sera effectivement. Enfin les juges étaient fort décriés sur la base du dit Premier Principe du Bandana* : il est avantageux de plaider quand on a tort (le Second Principe affirmant que petits voleurs aux galères, grands voleurs au palais) ».]

 

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(Tableau Bruno de Maio)

Rappel:

Ce texte d'Umberto Eco, n'a pour seul but d'inviter les lecteurs à découvrir ses œuvres, je pense plus particulièrement "Au nom de la Rose" adapté au cinéma avec Sean Connery ou "Le pendule de Foucault".

Ne pouvant compter sur l’intelligence de mes deux neurones (Hue et Dia), qui sont une charge bien lourde à porter,

 

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(Tableau Marcus Usherwood)

j’ai programmé ma collection de réveils, en espérant que ma surdité avancée ne m’empêchera pas de les entendre, afin de vous mettre la fin de ce superbe essai.

 

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(Tableau Jacek Jerka)

Je vous invite à cliquer sur les tableaux pour en apprécier leur originalité.

A SUIVRE

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mercredi 6 mars 2013

Vivre selon les proverbes… !

Ou de la Nouvelle Utopie pour une République Heureuse… !

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(Les proverbes flamands, Bruegel l’ancien)

 «[ Aucun exemplaire au NUC. Mais ce n’est pas tout : n’étant mentionné ni par Brunet ni par Graesse et ne figurant pas dans la bibliographie d’occultisme (Caillet, Fergusson, Duveen, Verginelli, Rota, Biblioteca Magica, Rosenthal, Dorbon, Guaita pour ne citer que les principales), il est malaisé d’obtenir des informations sur ce petit ouvrage anonyme, qui, non daté de surcroît, et publié dans une de ces habituelles cités fantômes

 

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(Tableau Hiroki Kakinuma)

(Philadelphie, imprimé par Secundus More), porte par ailleurs le titre alléchant de : De la Nouvelle Utopie (sic) ou de l’Île Perdue où un Législateur de génie chercha à réaliser la République Heureuse, in 8° (2) 33 ; 45 (6) (première page blanche).

 

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            Le petit volume est divisé en deux parties : dans la première on énonce les principes sur la base desquels avait été fondée la République Heureuse ;

 

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(Tableau Sergey Tyukanov)

dans la seconde on énumère les inconvénients et les incidents inhérents à la constitution de cet Etat, et les raisons pour lesquelles cette Utopie avait donc failli en l’espace de quelques années.

 

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(Le Paradis Jérome Bosch)

Le Principe Utopique fondamental sur lequel s’était appuyé le Législateur était que non seulement les proverbes sont la sagesse des peuples, mais que la voix des peuples est la voix de Dieu : un Etat parfait doit donc être constitué sur la base de cette unique sagesse – toutes les autre idéologies et tous les autres projets moraux, sociaux, politiques ou religieux antérieurs ayant failli par hybris intellectuelle,

 

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(Tableau Jaroslaw Jasnikowski)

pour s’être éloignés de l’antique sagesse (accepte le passé, crois au futur et vis le présent).

            Quelques mois après la fondation de cette République Heureuse ; on avait rapidement réalisé à quel point ce Principe utopique rendait la vie quotidienne malaisée.

 

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(Tableau Hiroki Kakinuma)

            D’immédiates difficultés concernant la chasse et l’approvisionnement en denrées de première nécessité étaient apparues car on partait du principe selon lequel qui va à la chasse perd sa place (ce qui restreignait considérablement l’activité des chasseurs et l’apport en gibier).

 

007 Peter van Oostzanen

 

(Tableau Peter Van Oostzanen)

On s’était limité d’abord à la pêche, mais, convaincus que qui dort bien ne pêche pas, les pêcheurs s’étaient mis à consommer des doses exagérées d’excitants, et, détruits, tant au physique qu’au moral, ils mettaient prématurément fin à leur carrière.

 

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 (Sculpture Joe Pogan)

L’agriculture était en état de crise permanente, car on pensait que lorsque la poire est mûre il faut qu’elle tombe – sans parler de la menuiserie (ni de la difficulté que l’on avait à fixer des tableaux au mur)

 

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 car puisqu’un clou chasse l’autre, on usait vainement du marteau en tentant d’enfoncer un nouveau clou sur un ancien. La confection et la vente de casseroles étaient devenues impossibles en raison d’une méfiance invétérée à l’égard des chaudronniers puisqu’il était bien connu que

 

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 c’est le Diable qui fait les pots (les chaudronniers avaient bien essayé de ne fabriquer et de ne vendre que des couvercles, mais personne n’achetant de pots, leur offre se heurtait à une absence totale de demande).

            La circulation routière était compliquée : vu que mieux vaut la vieille voie que le nouveau sentier, que l’on sait ce que l’on quitte, mais qu’on ne sait jamais ce que l’on va trouver,

 

009 octavio ocampo

(Tableau Octavio Ocampo)

 on avait supprimé aussi bien les panneaux d’interdiction de faire demi-tour (car sinon on ne pouvait jamais plus se retourner de là où on était parti) que les échangeurs (autant de sentiers autant de dangers).

D’ailleurs, on avait interdit tout type de véhicule (chi va piano va sano e chi va sano va lontano)

 

009a wolfgang lettl

(Tableau Wolfgang Lettl)

et il n’était pas même envisageable de se déplacer à dos d’âne à cause de l’odeur insupportable de ces animaux (à laver la tête d’un âne on n’y perd la lessive et le savon). En général, on décourageait non seulement tout voyage mais aussi toute forme d’activité productive,

 

010 Espoir

car qui vit de rêves n’a pas grand besoin puisque l’espoir fait vivre (ce qui favorisait encore la consommation des drogues) et que partir, c’est mourir un peu.

 

011 BoschVoyageur partir

(Tableau Bosch)

On avait même aboli les services postaux puisqu’on ne trouve jamais de meilleur messager que soi-même. Il était difficile de défendre sa propriété privée car pour empêcher les chiens d’aboyer

 

012Thierry Poncelet

(Tableau Thierry Poncelet)

– chien qui aboie ne veut mordre – ils étaient muselés de façon particulièrement sévère, ce qui laissait la part belle aux voleurs.

            L’hygiène corporelle avait été réduite au strict minimum puisque chat échaudé craint l’eau froide.

 

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Un principe erroné d’entraide mutuelle avait établi qu’il fallait quatre hommes pour faire une salade : un prodigue pour l’huile, un avare pour le vinaigre, un sage pour le sel et un fou pour le poivre (sans oublier que le pain ne devait jamais manquer sur la table, car rien n’est plus triste et plus long qu’un jour sans pain !).

 

Andre Martins de Barros

 

(Tableau Andre Martins de Barros)

Chaque fois, donc, que l’on voulait cuisiner (en partant du principe qu’il faut se servir de la patte du chat pour tirer les marrons du feu), on devait se mettre en quête d’une aide adéquate, mais de sérieux problèmes surgissaient pour trouver un avare, d’abord parce que personne ne voulait passer pour tel, et surtout parce que si un homme est avare, il l’est aussi de son temps

 

014 francesco sambo

(Montage photo Francesco Sambo)

(l’avare et le cochon sont semblables, ils ne sont bons qu’après leur mort). Finalement, on renonçait généralement à assaisonner la salade, d’autant que la faim est le meilleur des condiments, et que du feu, de l’eau et du pain sec se trouvent en tout endroit »].

A SUIVRE

Nota Bene: Ce texte d'Umberto Eco, n'a pour seul but d'inviter les lecteurs à découvrir ses oeuvres, je pense plus particulièrement "Au nom de la Rose" adapté au cinéma avec Sean Connery ou "Le pendule de Foucault"

 

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lundi 11 février 2013

Vous reprendrez bien un peu de Racaillou… !

 

1

(Caricature Riz)

 

N’étant pas un fin gourmet, je ne vais pas vous conseiller un restaurant étoilé du Gault et Millau ou du Michelin que vous avez l’habitude de consulter avant d’y réserver une table.

Pourtant le Racaillou est en passe de remplacer nos meilleurs plats régionaux que nous envient les gastronomes du monde entier.

 

2

 

Fini la choucroute alsacienne, le cassoulet toulousain, le gratin dauphinois et autres plats régionaux.

Fini les normes fixant le poids de la saucisse de Morteau, la longueur de celle de Strasbourg, et la teneur en sel du jambon de Bayonne.

Le plat national sera à brève échéance le Racaillou, encore un peu de patience,

 

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(Photo perso : « Linke » = « Gauche »

 nos socialos vont nous pondre le vote des étrangers hors CEE, enterrant définitivement nos saveurs régionales.

Il va falloir nous habituer aux fumets du Racaillou qui va empester nos villes (c’est déjà fait) et dans nos campagnes profondes (les premières émanations y sont signalées).

Quid : Qu’est ce que le Racaillou… ?

 

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(Dessin de Gee)

Pour les adeptes des Pokémon, le Racaillou est un Pokémon formé de roche qui possède deux bras et n'a pas de pattes.

Mon Racaillou est un amalgame de jeunes voyous non amputés, écervelés, sans autorité parentale (les parents parlant peu ou pas le français) adeptes de l’école buissonnière, habillés de cap en pied de fringues de marques volées, avec capuche intégrée,

 

5

 

(Caricature Chab)

n’écoutant que de la musique rap, jurant sur la tête de leur mère qu’ils sont innocents dés qu’ils sont mis en cause, mais priant toute personne les empêchant de se livrer à leur gagne pain de niquer leur mère… !

Leur terrain de jeu favori, les bijouteries, petits commerces, agences postales, bureaux de tabacs, maison isolées etc. Ils adorent se rassembler dans les halls d’immeuble, se déplacent en voitures ou motos volées ne prenant les transports en commun que pour les dégrader et pourrir le quotidien des gens honnêtes.

 

6

 

 De temps en temps, façon de se réchauffer, ils brulent des voitures, saccagent des vitrines ou autres biens publics. Leur dernier exploit, l’attaque d’un TGV.

 

7

 

 

 

(Caricature Grémi)

Pour arrondir les fins de mois, ils se livrent à des trafics lucratifs : drogue, revente de portables et bien volés en tout genre.

 

8

 

(Caricature Macle… ?)

Dans les zones de non droit des racaillous, afin de garantir l’accès, des pompiers, médecins, ambulances etc. les forces de l’ordre

 

9

 

ou tout représentant de l’autorité devrait être accompagné d’un cochonchien, en remplacement du berger allemand, seul animal capable de les tenir éloignés.

Ne laissez pas vos clefs de voiture ou votre carte de crédit sur la sellette de votre hall d’entrée, lors de la visite d’appartement ou maison ce sont les premières choses qui disparaissent,

 

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à la rigueur vous pouvez laisser  tremper votre dentier dans un verre  (malgré le prix des appareillages), il ne sera pas proposé en petit meuble de salle à manger aux édentés empruntant les couloirs de la station des Halles, et je n’en ai point encore vu dans les salles de vente.

Ne me dites pas que vous n'avez jamais vu, ni croisé un Racaillou d’importation ?

 

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(Caricature Grémi)

Si tel était le cas vous faites partie des rares privilégiés ou vous avez besoin de lunettes et d’un appareillage auditif à moins que rompant vos vœux, veniez juste de sortir du carmel, (pas de prison où hélas on n’en trouve pas assez), ou vous venez de rentrer d’une expédition de 30 ans au pôle nord, dans ce cas vous allez trouver du changement entre le filet de cabillaud et le racaillou bien épicé.

 

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(Caricature Grémi)

La plupart ne craignent pas les coups de soleil, ils ne sont pas blonds aux yeux bleus et leurs prénoms ne font pas partie des saints du calendrier, il est donc facile de les reconnaître.

Ils font souvent la une des faits divers, on les voit à la télé notamment dans des émissions genre 90 minutes d’enquête.

 

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J’espère que je ne vous ai pas coupé l’appétit, et que vous reprendrez bien un peu de Racaillou… ?

Nota Bene : Ce billet est classé dans la catégorie « Humour », toute ressemblance avec un Racaillou du terroir, garanti made in France, serait pure coïncidence et à l’encontre de mon plein gré.

Suite à un gentil commentaire d'une "Etrangère au Paradis", j'intègre cette vidéo où deux gentils "Racailloux" ont été maltraités à coups de serpillère par la "raciste" de patronne. Je l'invite à rendre visite à cette matronne afin de lui montrer comment on accueille ces malheureux en leur donnant sans hésiter le tiroir caisse afin d'éviter un crime raciste ou au mieux d'être l'objet d'un procés par la Ligue des Droits de l'Homme pour maltraitance envers des "chomeurs".

 

 

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mercredi 6 février 2013

Que ce fut dur… !

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Il va falloir que je pense sérieusement à faire mon testament, et désigner mon successeur à l’Emirat de Suricatland. Un bon râleur, grincheux du matin au soir, allergique à l’eau bénite, au casher et aux sourates, n’appréciant point les chasseurs et les aficionados.En attendant je m’entraine à la danse en vue du ballet final… !

La preuve :

Je tiens à vous rassurer, je dois aussi trouver un taxidermiste à qui confier ma pelisse mitée, celui que j’avais contacté n’est plus en mesure de m’empailler… !

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samedi 2 février 2013

En attendant de redécoller...!

Panorama 4

Pour vous faire patienter en demandant à "Anne" de quitter sa tour d'observation, une petite vidéo qui  devrait plaire à "Elina", à condition que la "Gema" ferme les yeux.

 

A bientôt, Bis Bald...!

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dimanche 20 janvier 2013

Rébus...!

question

Pourquoi mon silence forcé...?

Et pourquoi...!

CONFESSONNAL

Un indice:

dorsalgie

Et je n'aime pas ça...!

Chacun est libre de se faire plaisir comme il le souhaite...!

large

(Caricature Large)

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