Grains de sel

"Ce qu'on ne peut dire, il faut l'écrire" : Mes grains de sel sur ce qui me tient à coeur (Nature,Arts, Environnement..) m'exaspère ( Bêtise humaine, Chasse, Corrida etc.)

lundi 29 janvier 2007

C’est beau, c’est BOSCH… !

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Si vous avez du linge à laver, vous êtes priés d’aller à Setùbal voir les lavandières!

Le but de ce billet est de vous parler de la beauté éphémère.

Bosch(1450-1516) , à travers ces œuvres, nous invite à méditer sur la fugacité du beau et sur la déchéance des valeurs humaines, à plus ou moins long terme.

C’est ainsi que des peintres du XVI° siècle, ont utilisé le grotesque et le monstrueux, en réaction à la beauté idéalisante et classicisante des humanistes.

Le thème récurant des démons et monstres en tous genres, est présent dans beaucoup de ses œuvres.

Avant de vous inviter à admirer un de ses tableaux, je ferai référence à deux de ses contemporains.

Quentin Metsys (1466 – 1530) et une de ses œuvres les plus connues :

La vilaine duchesse

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Parodie parfaite, extraordinaire des idéaux de la Renaissance :

Mathias Grünewald (1480 – 1520) et son :

Saint Antoine battu par les démons

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(détail)

Le saint est agressé par la meute des grotesques démons ; mélange d’humains, d’animaux et végétaux.

L’imagination débordante de Bosch, pour la création de ces créatures du diable, aux visages maléfiques, déformés, fortement chargés d’expressions difformes se retrouve dans son tableau:

La montée au calvaire

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Ce tableau, du musée des Beaux Arts de Gand, nous montre une vision cauchemardesque.

1 Le cortège, en route pour le Calvaire est conduit par un garde dont le casque et le bouclier brillent. Dans la physiognomonie* de cette époque, un col court et épais était une marque de stupidité ; une bouche large et grande impliquait un caractère chicanier, malveillant et fourbe.

2 Le mal ne se cache plus dans des symboles, il est représenté par des êtres humains aux physionomies déformées, yeux exorbités, nez crochus, bouches édentées.

3 Le larron repenti et méditatif est apeuré par l’air menaçant du moine confesseur (allusion à la laideur morale du clergé). Les yeux du repenti sont presque fermés, comme ceux du Christ et de sainte Véronique, disposés sur la même diagonale, (c’est ainsi que les « bons » peuvent s’isoler de l’affligeant spectacle que donne le mal incarné en l’homme) ; alors qu’en bas à droite, le larron impénitent, au contraire marche à sa fin avec une grimace de bravade satanique.

4 Des visages de profil alternent avec des têtes vues de face ou de trois quarts, souvent superposées. Ces dix-neuf personnages gravitant autour du visage apaisé du Christ.

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L’esprit imaginatif de ce peintre « surréaliste » n’a jamais été à court d’idées.

Autre tableau représentatif du monde fantastique de BOSCH, le triptyque du :

Jardin des délices

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Tout particulièrement le panneau droit, « l’enfer musical » ainsi nommé en raison de l’usage extravagant réservé aux instruments de musique.

Le luth devient, par exemple, un instrument de torture pour un pêcheur sur les fesses de qui est imprimée une mélodie entonnée par un chœur de damnés, que dirige un maître de chant monstrueux.

BOSCH, un peintre à découvrir ou à redécouvrir, sans avoir peur que ses fantômes viennent nous hanter. Et puis même... avec la folie de notre inconscient, pour ne pas dire notre conscient, ne sommes nous pas en train de changer notre Terre Paradisiaque en Enfer des Délices, gouverné par l’individualisme, soudoyé par le LUCRE ?

Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est la faute d’Eve ; il y a longtemps que l’humanité l’a chargée de tous les maux de l’univers.

Il est temps de prendre chacun notre part de responsabilité… !

Et s’il y avait un : Jugement dernier

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André Breton, le définissait comme « le visionnaire intégral ».

*Étude du tempérament et du caractère d'une personne à partir de la forme, des traits et des expressions du visage.

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vendredi 26 janvier 2007

“Cachez ce sein que je ne saurais voir !”

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Aujourd’hui, je révise mes classiques.

Les « Tartuffes » amateurs de rondeurs, une fois de plus, vous allez devoir chercher ailleurs le sein que vous vouliez voir !

J’attends avec impatiente, la sortie du film « Molière » de Laurent Tirard, avec Romain Duris et Fabrice Luchini.

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D'avance, je m’en pourlèche les babines.

Bande annonce sur :

http://www.allocine.fr/

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samedi 20 janvier 2007

Clin d'oeil à Claire 57!

http://coqueci.canalblog.com/

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Je me suis un peu emmêlé les pinceaux, mais quand enfin j’ai compris qu’il ne fallait pas brancher le lecteur vidéo sur une prise USB ; voilà ce que ça a donné.

Je ne pouvais débuter qu'avec Mozart.

J’en suis tout émoustillé !

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samedi 7 octobre 2006

Vous avez dit : Symphonie !

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Oui, mais laquelle ?

Certaines symphonies sont connues par leur titre.

En voici quelques unes.

beethoen

Symphonie N°3 Héroïque (Beethoven)

Symphonie N°6 La Pastorale (Beethoven)

berlioz

Symphonie Fantastique (Berlioz)

Symphonie N°2 Le Double (Dutilleux)

Symphonie N°1 Les cloches de Zlonice (Dvorak)

Symphonie N°9 Du Nouveau Monde (Dvorak)

Symphonie Du Festin de Monseigneur le Comte d’Artois (Francoeur)

Symphonie Initiatique (Guillou)

Joseph_Haydn

Symphonie N°6 Le Matin (Haydn)

Symphonie N°7 Le Midi (Haydn)

Symphonie N°8 Le Soir (Haydn)

Symphonie N°22 Le Philosophe (Haydn)

Symphonie N°26 Les Lamentations (Haydn)

Symphonie N°29 Alléluia (Haydn)

Symphonie N°31 Mit den Hornsignal « appel du cor » (Haydn)

Symphonie N°43 Mercure (Haydn)

Symphonie N°44 Funèbre (Haydn)

Symphonie N°45 Les Adieux (Haydn)

Symphonie N°48 Maria Thérésa (Haydn)

Symphonie N°49 La Passion (Haydn)

Symphonie N°53 L’Impériale (Haydn)

Symphonie N°55 Le Maître d’Ecole (Haydn)

Symphonie N°59 Le Feu (Haydn)

Symphonie N°60 Le Distrait (Haydn)

Symphonie N°63 La Roxelane (Haydn)

Symphonie N°69 Laudun (Haydn)

Symphonie N°73 La Chasse (Haydn)

Symphonie N°82 L’Ours (Haydn)

Symphonie N°85 La Reine (Haydn)

Symphonie N°92 Oxford (Haydn)

Symphonie N°94 La Surprise (Haydn)

Symphonie N°96 Le Miracle (Haydn)

Symphonie N°100 Militaire (Haydn)

Symphonie N°101 L’Horloge (Haydn)

Symphonie N°103 Roulement de timbale (Haydn)

Symphonie N°104 Londres (Haydn)

Symphonie N°82 à 87 Parisiennes (Haydn)

Symphonie N°93 à 104 Londoniennes (Haydn)

Symphonie Des Jouets (Haydn)

David_Rustan

Symphonie N°3 Liturgique (Honegger)

Symphonie Cévenole (D’Indy)

Symphonie Holidays (Ives)

Symphonie Espagnole (Lalo)

Symphonie N°1 Jean de la Peur (Landowski)

Symphonie N°3 Des Espaces (Landowski)

Symphonie Dante (List)

Symphonie Faust (List)

Symphonie N°1 Titan (Mahler)

Symphonie N°2 Résurrection (Mahler)

Symphonie N°7 Chant de la Nuit (Mahler)

Symphonie N°8 Des Mille (Mahler)

Symphonie N°2 Hymne à la Vie (Martinon)

Symphonie N°2 Cantate (Mendelssohn)

Symphonie N°3 Ecossaise (Mendelssohn)

Symphonie N°4 Italienne (Mendelssohn)

Symphonie N°5 Réformation (Mendelssohn)

Symphonie Turangalîla (Messiaen)

Symphonie N°31 Parisienne (Mozart)

Symphonie N°32 Ouverture Italienne (Mozart)

Symphonie N°35 Haffner (Mozart)

Symphonie N°36 Linz (Mozart)

Symphonie N°38 Prague (Mozart)

Symphonie N°41 Jupiter (Mozart)

Symphonie De Lambach (Léopold Mozart)

Symphonie Des Jouets (Léopold Mozart)

Symphonie Anaklasis (Penderecki)

Symphonie N°4 Tragique (Schubert)

Symphonie N°8 Inachevée (Schubert)

Symphonie N°9 La Grande (Schubert)

Symphonie N°1 Le Printemps (Schumann)

Symphonie N°3 Rhénane (Schumann)

Symphonie Triomphante (Smetana)

concert

Symphonie Sacrae ( Schütz)

Symphonie Alpestre (Richard Strauss)

Symphonie Des Psaumes (Stravinsky)

Symphonie N°1 Rêves d’Hiver (P.I.Tchaïkowsky)

Symphonie N°2 Petite Russie (P.I.Tchaïkowsky)

Symphonie N°3 Polonaise (P.I.Tchaïkowsky)

Symphonie N°6 Pathétique (P.I.Tchaïkowsky)

Symphonie N°2 The Weeping Babe (Tippett)

Symphonie On a Hymn Tune (Thomson)

Symphonie A London Symphony

(Vaughan)

Symphonie N°9 Gothique (Widor)

Symphonie N°10 Romane (Widor)

Symphonie Iéna (Witt)

Symphonie Lyrique (Zemlinsky)

Grande symphonie caractéristique pour la paix avec la République Française (Vranicky)

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P.S :Il ne vous reste plus qu’à les écouter.

Ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs !

Certains groupes de « Rapp », prônant la violence, feraient bien d’écouter les symphonies de Beethoven !

La Pastorale n’est que douceur, fermez les yeux, et rêvez !

La 7° et vous êtes dans l’univers de la danse !

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La 9° et son hymne à la joie ; que du bonheur !

La musique de Mozart est utilisée en Allemagne depuis près de 30 ans, pays précurseur en matière de médecines douces « Musicothérapie » et avec des résultats surprenants.

J’en resterai là, de peur de vous ennuyer !

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dimanche 13 août 2006

Le Palais Idéal de Ferdinand Cheval, facteur de la Drôme

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Tout le monde, enfin presque est en vacances ; les conditions météo ne prédisposant pas à la « bronzette », si vous êtes dans le triangle Lyon, Valence, Grenoble allez visiter le Palais idéal du facteur Cheval à Hauterives. Ce n’est pas Versailles, mais vous pourrez de visu constater le travail incroyable qu’a réalisé cet artiste.

" Ferdinand qui ? Vous demandez-vous. "Je n'étais pas un bâtisseur, je n'avais jamais tenu de truelle de maçon, je n'étais pas sculpteur. J'ignorais tout du ciseau : sans parler de l'architecture, un domaine où mon ignorance était totale." Alors qui était-il ? Et bien, l'humble facteur, bien entendu, du village d' Hauterives dans le département pittoresque de la Drôme, au sud de la France. Un facteur sans grande éducation, un facteur qui avait si peu voyagé et qui construisit seul à main nue un extraordinaire temple à la nature désormais classé monument historique en France, ses 33 années de sang, sueur et larmes fêtées et reconnues par le monde artistique et intellectuel. Pas si mal pour quelqu'un que les habitants de la région se plaisaient à qualifier d'idiot du village.

La tournée de Ferdinand Cheval couvrait 32 kilomètres par jour, traversant souvent des endroits défoncés à l'accès difficile, des raidillons épuisants sur un terrain pénible et caillouteux. Il fit pendant dix ans la même tournée à pied. Pendant tout ce temps, il dormait dans des granges, se réchauffait au foyer d'une ferme accueillante, avant de reprendre encore et toujours ses longues marches solitaires par tout temps. Du plus profond de sa solitude, Ferdinand avançait - errance mystique et visionnaire vers l'inconnu. Bien qu'il ne comprit jamais vraiment le sens de ses étranges visions - "j'étais comme en transe" - il fut pendant longtemps hanté par les images d'un palais éblouissant. Puis un jour de 1879 le facteur Cheval, ainsi l'appelait-on, trébucha sur une pierre...(qui) raviva son rêve secret : construire un palais - un château fantastique. Retournant au même endroit le lendemain, il trouva une série de pierres encore plus attirantes. Il commença à les ramasser, remplissant d'abord ses poches, puis des paniers - et finalement une brouette.

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"Il y a loin du rêve à la réalité", comme l'exprimait lui-même le légendaire facteur. En effet, 10 000 jours, 93 000 heures et 33 ans d'épreuves - pour être précis - les vingt premières années consacrées uniquement aux murs extérieurs. "Plus opiniâtre que moi se mettre à l' oeuvre"... Amassant les pierres en petits tas de 40 kilos, il retournait les chercher la nuit avec sa brouette, rallongeant ainsi sa tournée quotidienne de 8 à 20 kilomètres, sans compter l'incroyable volume de travail qu'il consacrait à la construction du Palais lui-même...

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...Et alors les intellectuels s'emparèrent de cet homme et encensèrent son génie. Certains avant, mais la plupart après sa mort. André Breton... D'autres ont vu dans le Palais le Temple d'Angkor, une grotte, l'art de Gaudi, de la sculpture moderne, les décors de Méliès, le château de Neuschwanstein, des créations en sucre d'orge et un paysage sous-marin. En réalité, bien avant Dali, Cheval a transformé avec passion la matière rétive en formes douces et fluides, tels ses jets d'eau pétrifiés au-dessus d'une fontaine. Inspiré par sa propre vision, cet homme simple sans culture a réinventé les toiles de Gustave Moreau, les dessins des médiums, l' oeuvre graphique de Victor Hugo... Mais ne vous laissez pas bercer par l'idée que Cheval rangea ses outils quand il eut terminé son palais. Rien n'est si simple. Il aurait voulu être inhumé au coeur de son oeuvre ... les autorités locales refusèrent de lui accorder les autorisations nécessaires... âgé alors de 78 ans, il s'embarqua dans la construction de son propre tombeau dans le cimetière paroissial - une autre époustouflante création achevée seulement huit ans plus tard. C'est finalement le 19 août 1924, vingt mois après avoir terminé son tombeau que mourut à 88 ans à Hauterives, l'exceptionnel Facteur Cheval..."

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Texte intégral de Jeremy Josephs

Photos : Dominique D.

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samedi 1 juillet 2006

Un bain ça vous tente?

En juin 2005, la ville de Bordeaux avait organisé la manifestation "Jardins en fête".

Plus attiré vers l'art classique que contemporain, j'ai tout de même apprécié des photos de cette manifestation dont celles-ci:

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Avouez que ça décoiffe!

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Posté par grainsdesel à 14:34 - ARTS - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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