jeudi 22 juin 2017

Le Baroque des Lumières - Chefs d'œuvre des églises au XVIIIème siècle… !

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La mode du kimono plus colorée que le noir de Balenciaga ayant laissé mes visiteurs paralysés, à moins que les températures immigrées du Sahara en soient responsables, je ne sais plus que publier.

Ce sera avec un retour dans les églises où l’on trouve toujours de la fraicheur.

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La peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles évoque généralement davantage les raffinements de la fête galante,

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(Le repas de Diane «Jacques Jordaens ») 

et du portrait que les fastes de la grande peinture religieuse.

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C'est pourtant dans les églises de Paris que la peinture des Lumières était la plus spectaculaire, au point d'être célébrée par Diderot pour son expressivité dramatique, son efficacité narrative et sa composition théâtrale. De François Lemoine et Jean-François de Troy à Jacques-Louis David, les plus grands artistes s'y montrèrent sous leurs meilleurs pinceaux.

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Ils imaginèrent des toiles de grandes dimensions, des décors plafonnants et des perspectives accordant la part belle au trompe-l’œil,

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tous aussi saisissants que les créations de la Rome baroque du XVIIe siècle. Pour vous éviter de faire votre chemin de croix par cette canicule, je vous invite à visionner un montage de cette exposition.

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vendredi 16 juin 2017

Kimono, au bonheur des dames, Musée Guimet de Paris… !

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"Pour la première fois hors du Japon sont exposées en France, au musée Guimet,

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les plus belles pièces textiles de la collection de la célèbre maison Matsuzakaya, fondée en 1611.

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À travers ces kimonos exceptionnels est porté un regard inédit sur l’évolution de la mode au Japon depuis l’époque d’Edo (1603-1868) jusqu’à nos jours.

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L’exposition traite de l’évolution de ce vêtement et de ses accessoires et montre leurs réinterprétations dans la mode japonaise et française contemporaine.

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Porté à l’origine comme un vêtement de dessous par l’aristocratie, avant d’être adopté par la classe des samouraïs comme vêtement extérieur, le kimono est vite devenu un vêtement usuel pour toutes les classes de la population japonaise. Source: Musée Guimet

Pour un aperçu plus complet de cette exposition, je vous invite à visionner mon montage vidéos-photos.

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vendredi 9 juin 2017

Le noir te va si bien ou « l’Œuvre au Noir de Balenciaga…» !

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« En hommage à Cristóbal Balenciaga (1895-1972), le couturier des couturiers, le Palais Galliera présente au musée Bourdelle : Balenciaga, l’œuvre au noir, résonnant des sonorités noires d’un alchimiste de la couture.

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Du grand hall des plâtres jusqu’à l’extension contemporaine de Portzamparc, en passant par les ateliers de Bourdelle,

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les pièces du couturier établissent un dialogue tranchant, noir sur blanc, avec ce grand maître de la sculpture du tournant du XXe siècle.

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Chez Balenciaga, le noir, plus qu’une couleur ou même une non couleur, est une matière vibrante, tour à tour opaque ou transparente, mate ou brillante, tout en jeux de lumière qui doit autant à la somptuosité des tissus qu’à l’apparente simplicité de ses coupes.

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Un rehaut de dentelles, une composition de broderie, une guipure, un épais tombé de velours de soie et c’est une jupe, un boléro, une mantille, une cape réinventée en manteau, un manteau taillé en pèlerine... Ici, des pièces de jour, tailleur, veste... et là, des ensembles du soir, aussi des robes de cocktail doublés en taffetas de soie, bordés de franges, ornés de rubans de satin, de perles de jais, de paillettes... et des accessoires, noirs bien sûr...

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D’un noir conjugué à travers une centaine de pièces issues du fonds Galliera et des archives de la Maison Balenciaga ». Source : Musée Galliera

Cette exposition à mon goût un peu austère dès les premiers modèles exposés, s’améliore par la suite dans « l’aile Portzamparc », une expo qui vaut le détour notamment pour le cadre et les œuvres de Bourdelle.

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(Une pièce à ne pas manquer, l’appartement de Bourdelle)

Je vous invite pour un aperçu plus complet à visionner mon montage vidéo-photos, réalisé dans des conditions difficiles, modèles occultés par des tentures, nombreuses vitrines

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occasionnant des reflets et ne facilitant pas la mise au point et toujours de nombreux visiteurs.

 

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vendredi 2 juin 2017

Rodin, l’exposition du centenaire au Grand Palais … !

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(L’âge d’airain)

Auguste Rodin (1840-1917) est considéré comme le père de la sculpture moderne. À l’occasion du centenaire de sa mort, le Grand Palais présente une exposition de ses plus grands chefs-d’œuvre :

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 (Le Penseur)

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(Le Baiser)

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(Les Bourgeois de Calais)

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(Rodin et Baselitz)

Le parcours retrace les rêves et les gloires de ce poète de la passion, maître incontesté et monstre sacré.

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Son Balzac annoncé pour le salon de 1898 fait scandale, les critiques sont impitoyables : "une larve informe", "un fœtus colossal".

Il révolutionne la création artistique avant Braque, Matisse ou Picasso, et la fait à jamais basculer dans la modernité.

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(Picasso - L’homme au mouton)

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(*Iris messagère des dieux)

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(César Baldaccini -  Brigitte-Nadine)

Cette exposition présente le travail de l’artiste mais aussi les œuvres de grands maîtres tels qu’Antoine Bourdelle, qui a été influencé par ce précurseur de la sculpture moderne,

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(Bourdelle, La guerre ou trois têtes hurlantes)

ou Giacometti

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(Homme à mi-corps)

Je vous invite à visionner mon montage vidéos-photos, réalisé dans des conditions difficiles vu le grand nombre de visiteurs ; soyez indulgents pour la qualité des photos et de certaines vidéos mais voulant préserver au maximum l’anonymat des personnes, j’ai du patienter de longues minutes pour in fine n’avoir que quelques secondes sans visages.

* Pour ma part, après Courbet une autre façon de représenter "L'origine du monde...!"

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vendredi 19 mai 2017

Pour Karel Appel, l’art est une fête… !

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Je m’attends (mis à part Elina) à entendre braire certains de mes ami(e)s que ce style de peinture, c’est de la foutaise. Certes, on est loin du « maniérisme » qui s’inspire de la « manière » des artistes de la Renaissance et se caractérise par un grand raffinement des formes et de la composition, tel ce tableau de Pontormo (Eglise Santa Felicita de Florence) peint en 1527.

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(La déposition de croix)

En regardant les décorations de grands magasins parisiens,

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Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec ce tableau de Karel Appel, peint en 1963.

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(Femme aux fleurs)

À partir d’une donation exceptionnelle de 21 peintures et sculptures de la Karel Appel Foundation d’Amsterdam, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente une exposition retraçant l’ensemble de la carrière de l’artiste, des années *CoBrA à sa mort en 2006. Karel Appel, artiste néerlandais cosmopolite, est connu pour avoir été l'un des membres fondateurs du groupe CoBrA, créé à Paris en 1948 (et dissout en 1951). Ce groupe européen, composé d’artistes tels que Asger Jorn ou Pierre Alechinsky, se propose de dépasser les académismes de l’époque, comme l’art abstrait, considéré alors comme trop rigide et rationnel.

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(Hommes, oiseaux et soleil)

Ces artistes prônent un art spontané et expérimental, incluant un ensemble de pratiques inspirées du primitivisme.

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Ils s’intéressent particulièrement aux dessins d’enfants et à l’art des fous avec une ambition internationale, fidèles aux principes des avant-gardes.

Né fin 1948 à la sortie de la guerre, dans une période propice à tous les renouveaux, le mouvement CoBrA , sous l'égide de Dotremont, Jorn, Appel, Corneille, Pedersen auxquels se sont joints périodiquement une vingtaine d'autres artistes, s'était donné pour objectif de créer une nouvelle démarche artistique en rupture avec la dichotomie figuratif / abstrait et le surréalisme très parisien de l'entre deux guerres.

* ( Acronyme de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam)

Si vous êtes arrivés à lire ce billet, il ne vous reste plus qu’à essayer de visionner à vos risques et périls les 7’30’’ de mon reportage.

Nota Bene : En cas de migraine ophtalmique, en guise de vaccin anti-cobra, je vous invite à regarder plusieurs fois cette vidéo afin d’être immunisé.

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dimanche 30 avril 2017

Le Musée de la Marine de Paris...!

J'embarque pour une dizaine de jours,pour un grand bol d'air sur le bateau "FRANCE", j'espère qu'il me débarquera pour mon retour en France profonde, sur une France nouvelle pleine d'espoir...!

A Bientôt

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dimanche 26 mars 2017

Le combat de carnaval et de carême… !

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« Ce tableau de Pierre Bruegel visible à Vienne, représente une scène populaire : une place bordée par une église, à droite ; des maisons au fond ; sur la gauche, deux auberges ou tavernes. Autour de ces maisons publiques ou privées toutes sortes de gens qui s’adonnent aux occupations de la vie quotidienne.

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Au centre de la place, le puits où un homme scrute attentivement l’intérieur de son seau, cherchant sans doute à y trouver quelque pièce d’or qu’il aurait ramené du fond du puits. Autour du point d’eau, l’étal de la marchande de poisson, une femme à gauche, qui fait des crêpes et des gaufres,

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des musiciens ou comédiens, qui paradent devant l’auberge, suivis par des mendiants et des éclopés, qui tournent autour d’une urne pour voir si on leur a versé une obole. La maison bourgeoise, à l’arrière-plan au centre, est le lieu d’une activité intense de nettoyage :

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une femme en lave les vitres, une autre sur le seuil devant la porte grande ouverte, tandis qu’un homme, ramoneur ou maçon, est à califourchon sur la fenêtre. Tout l’espace compris entre cette maison et le puits est occupé par des enfants qui jouent aux billes, à des lancers de balle, à la ronde, à la toupie. À partir de cette aire de jeux qui attire le regard par sa luminosité, le tableau s’organise autour de deux pôles.

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À l’arrière-plan à droite, contrastant avec la luminosité diffuse de la place, s’impose la masse sombre de l’église à l’architecture romane austère, d’où sort un cortège de femmes et de religieuses, certaines portant des rameaux, d’autres des chapelets, l’une donnant l’aumône. Elles sortent d’un office et sont pleines de bonnes résolutions, prêtes à faire charité.

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Au-delà du portail, son surplis blanc le détachant de l’intérieur obscur, un prêtre donne la bénédiction près d’un pilier dont les sculptures sont recouvertes d’un voile blanc.

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Par la porte latérale de l’église, une foule d’hommes, de femmes et d’enfants se précipite en désordre, certains portant des chaises

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qu’ils ont prises chez eux (les églises de l’époque étaient vides de bancs et de chaises). Ce groupe indiscipliné contraste avec la procession dévote qui quitte l’église par le portail principal.

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Dans la rue adjacente, entre la maison et la taverne, passe également une procession, moins religieuse, celle-là, dont le chef de file élève un trophée de rameaux enguirlandés. À l’opposé de ce triple mouvement de foule qui se disperse à partir de l’église, le regard du spectateur est attiré vers le premier plan du tableau où se joue une scène de combat burlesque :

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deux personnages dirigent des lances l’un sur l’autre et s’affrontent en combat singulier.

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Celui de gauche brandit une pique garnie d’une tête de porc, de saucisses et d’autres morceaux de viande,

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tandis que celui de droite s’avance avec une rame de bateau de pêche sur laquelle il présente deux tout petits poissons. Nous avons donc là une scène populaire, qui correspond à un certain moment du calendrier liturgique. Dans une religion chrétienne, le carême est une période de jeûne de quarante jours, précédant la semaine sainte et Pâques, qui commémorent la passion du Christ et sa résurrection. Le carême commence par un jour de jeûne total, le mercredi des cendres, précédé lui-même d’un jour de fête, le mardi gras. C’est à l’occasion du mardi gras qu’ont lieu les festivités du carnaval, ainsi qu’au milieu de la période de jeûne, à la mi-carême.

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Le carnaval, c’est le jour où la chair (du latin caro, carnis) est autorisée : la viande bien sûr mais aussi le jeu, la boisson, le divertissement, les joies de l’amour, les plaisirs charnels, ceux du corps en général. Le carême, en revanche, est une période de privations et d’austérité, où la viande et les amusements sont prohibés, au profit de la pénitence et de la prière.

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On voit ici les paroissiens quitter l’église en faisant l’aumône, tenant à la main du pain ou du poisson qu’ils ne mangent pas, alors que ce sont les nourritures autorisées en période de jeûne, dite « maigre ». La fête du carnaval, qui a lieu un jour « gras », est personnifiée, représentée par un gros personnage qui parade, le teint rougeaud, vêtu de bleu et de rouge, une hache de boucher à la ceinture, et qui est suivi d’un cortège de bons vivants. Assis sur un tonneau de vin, il s’oppose en combat singulier à la silhouette décharnée de Carême, maigre et livide, dans sa robe de bure et ses sandales.

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Ce personnage à l’austérité emblématique (on parle d’une « figure de carême ») a un accoutrement monastique qui parodie le religieux.  Il tient à la main un faisceau de brindilles destiné à sa propre flagellation, tandis qu’il abandonne à ses pieds des galettes et bretzels, à peine entamés, que personne n’ose toucher.

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Si sa maigreur représente le renoncement aux tentations de la chair et le sacrifice, l’essaim d’abeilles renversé sur la tête, comme la trique de brindilles, symbolise son désir de mortification. Le tableau est ainsi animé par la lutte grotesque des deux figures antinomiques et allégoriques. Carnaval et Carême, le plaisir de la chair et l’austérité de la religion, la sensualité et la morbidité, le divertissement et la piété, etc. Tout l’avant-plan est organisé autour de ces deux personnages qui ont chacun des adeptes, dont on voit la procession désordonnée.

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Le chariot de bois qui soutient Carême est  tiré par deux femmes épuisées, et suivi de petits personnages qui se détournent de leur pain ou baissent les yeux vers le sol. En face, la barque de l’ivresse qui porte Carnaval en triomphe est accompagnée d’un cortège de fêtards,

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déguisés et masqués qui s’amusent, buvant, faisant de la musique, jouant de l’argent. Une troupe de comédiens les suit, avec un chariot ambulant. Ils paradent devant l’auberge et sont prêts à installer leurs tréteaux sur la place. La population se répartit, dans cette distribution symbolique de l’espace, entre les tavernes et l’église.

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Cette division de la société est elle-même soulignée par la mise en regard, autour du puits, de la marchande de crêpes et de la marchande de poissons.

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Seuls les enfants et les infirmes échappent à la répartition entre religieux et impies : comme les mendiants et les éclopés, ils sont partout, s’introduisent dans tous les groupes sociaux, peut-être parce qu’ils ne font pas vraiment partie de la société ».

Source : Analyse par Céline.

Si vous avez eu le courage de tout lire, pour vous détendre un dessin animé sur le même thème

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mercredi 28 décembre 2016

Le musée des Arts décoratifs de Paris… !

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À Plusieurs reprises, je me suis rendu au musée des Arts Décoratifs de Paris.  « Les collections du musée des Arts décoratifs sont les témoins privilégiés de l’art de vivre français,

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 du savoir-faire des artisans,

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des industriels, de la recherche et de la créativité des artistes,

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de la passion des collectionneurs, de la générosité des donateurs.

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Une sélection d’objets, près de 6.000 pièces, parmi lesquels nombre de chefs-d’œuvre,

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se déploie sur 6.000 m2, offrant un panorama complet des arts décoratifs du Moyen Âge à nos jours... ».

Ce billet sera consacré à la période « Att Nouveau – Art Déco ».

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Pour vous donner une idée de la richesse des objets exposés, je vous invite à visionner le montage vidéo-photos.

*La qualité des séquences vidéo et de certaines photos réalisées avec un ancien APN, n’est pas excellente.

 

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dimanche 11 décembre 2016

La Commanderie Hospitalière de Sallebruneau… !

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La commanderie est constituée par deux édifices accolés : l'église au sud et le château au nord dont le plan s'inscrit dans un quadrilatère a pour dimensions extérieures approximativement : 19,5 mètres sur 24,6 mètres.

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Malgré les dommages apportés par les vicissitudes de l'histoire locale : fin de la guerre de Cent Ans, conflits locaux avec les seigneuries voisines et guerres de religion, Sallebruneau est un témoin remarquable de la fin du Moyen Age.

L'église

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Le plan est simple : une nef unique, rectangulaire. La nef fut séparée du chœur par un arc triomphal retombant sur un faisceau de colonnes dont il reste la base et des chapiteaux intéressants. Le chevet plat, encadré de colonnes engagées dans les murs, est percé de trois fenêtres hautes en plein cintre à double ébrasement. Des restes de peintures sont encore visibles sur l'intrados de l'arc.

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Près de l'angle sud-ouest du mur sud de la nef, un enfeu associé à un ossuaire fut rajouté sous une niche en arc brisé orné de moulures. Dans la façade occidentale très sombre, sans ornementation, s'ouvre une porte ogivale. Au dessus du portail s'élève le clocher pignon qui est percé de deux baies d'inégale largeur. Sur le mur sud, s'appuient deux contreforts. Le chevet est protégé par trois contreforts presque plats et dans celui situé au centre a été percée la fenêtre axiale du triplet.

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C'est au XVIème siècle, lorsque la nécessité se fit sentir de protéger leurs domaines, que les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem construisent une petite forteresse qui s'appuie sur le flanc septentrional de l'église dont elle a à peu près les dimensions. A l'angle nord-ouest, une tour carrée possède en son rez-de-chaussée une petite porte très basse ouvrant sur une cellule voûtée qui devait servir de cachot. Elle est surmontée de deux étages percés d'archères cruciformes. Deux larges brèches ouvrent les murs nord et ouest. Étant donné que les autres éléments purement défensifs ont été assez bien conservés, on peut suggérer que ces deux destructions correspondent à une décision de démantèlement du château. L'angle nord-est est renforcé par un contrefort saillant servant d'assise à une tourelle hexagonale formant une échauguette.

Le lavoir

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Une pièce d'eau, située en contrebas par rapport à la commanderie, a été nettoyée à partir de 1990 et ces travaux ont permis de dégager un lavoir. Il est constitué d'un bassin taillé dans la roche mère constituée de calcaire et de grès dolomitique. Il est de forme quadrangulaire et ses côtés sont tous différents. L'un d'eux est maçonné, le second l'est partiellement et comprend un bassin dans lequel s'écoule l'eau d'une source. Le troisième côté correspond à un nivellement du socle rocheux à un niveau supérieur à celui du lavoir.

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Enfin, le quatrième côté a conservé deux dalles légèrement inclinées vers le lavoir et qui représentent très probablement les éléments subsistants de l'ancienne surface de lavage. Ce lavoir n'a subi aucune des transformations auxquelles ont été très souvent soumises ces installations aux XIX et XXème siècles

Le cimetière

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Le sol est parsemé de sarcophages et de tombes dont certaines sont fleuries chaque année. La dernière inhumation remonte en 1976. La forme des sarcophages qu'affecte la cuve de ces coffres offre des différences marquées selon l'époque à laquelle ils remontent.

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C'est ainsi que jusque vers la fin du VIème siècle les cuves sont massives à bord épais et aussi larges et hautes aux pieds qu'à la tête, tandis que de la fin du VIème jusqu'au VIIIème siècle elles ont leurs bords plus amincis et sont plus étroites et surtout moins élevées aux pieds qu'à la tête

Sources : Aquitaine on line - Wikipedia – Google.

 

Musique : « Alleluia Veni Sancte Spiritus » par Magdalith et le chœur de la communauté de l’Arche.

 

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lundi 28 novembre 2016

Cathédrale de Schwerin, suivez le guide… !

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L’existence d’une paroisse chrétienne est confirmée par des documents datant de 1154. L’abside de l église romane est probablement déjà achevée et utilisée. Un acte de consécration a eu lieu à cet endroit en 1171. Ce n’est qu’en 1248 qu’à lieu la consécration de l’église romane, de cet édifice, il ne reste que le portail sud-ouest qui a été bâti en style gothique. 1270, début de la construction de style gothique.

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1326, achèvement du chœur. 1370, le transept est voûté. 1426, la nef est voutée et la construction de la cathédrale est terminée.

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La cathédrale mesure 105m de long et sa hauteur à l’intérieur est de 29m. La tour haute de 117,5m, fut construite entre 1889 et 1892.

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Un escalier de 220 marches permet d’accéder à un très beau panorama sur la ville

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 et les lacs.

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Les orgues ont été construites par Friedrich Ladegast de Weissenfels et inaugurées an 1871.

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Les orgues à 4 claviers sont la synthèse réussie d’une construction allemande (Silvermann, 1683-1753) et française (Cavaille-Col, 1811-1899).

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Le crucifix (croix de triomphe), date de 1420, il provient de l’église Notre Dame de Wismar,

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il fut apporté à la cathédrale de Schwerin en 1990, après sa restauration.

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Lorsque l’on regarde les couleurs de la croix, on pourrait dire que le vert symbolise l’arbre de vie, la vigne, alors que le rouge représente la victoire et la joie.

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De chaque côté du portail du transept nord se trouvent deux dalles funéraires en laiton,

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gravées à la main d’origine flamande du 14ème siècle.

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(Détail)

Elles sont à la  mémoire des 4 évêques de la maison des von Büllow.

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Les fonts baptismaux en bronze sont un œuvre du début du 14ème siècle.

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Le bassin supporté par 8 chevaliers, est illustré de figures de saints,

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dont Marie avec l’enfant Jésus et Jean l’évangéliste.

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Le couvercle est décoré avec les signes du zodiaque et le Christ au centre, à la place du soleil.

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Le chœur avec ses chapelles absidiales, est devenu, après la réforme, le lieu de sépulture des Princes de Mecklenburg.

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A l’origine, il y avait des autels latéraux – La cathédrale en possédait 42, dans la chapelle centrale on vénérait le « sang du Christ ».

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Dans la chapelle nord se trouve le tombeau du Duc Christophe, une œuvre du sculpteur Robert Coppens d’Anvers, de 1595.

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Les dalles funéraires en albâtre montrent la descente de croix et la mise au tombeau du Christ,

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 Jonas

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et la résurrection du Christ.

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Les vitraux de l’atelier de Cornelius, fin du 19ème siècle, représentent, du côté nord, la transfiguration du Christ, encadrée par les personnages de l’Ancien Testament,

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et du côté sud, la résurrection, encadrée par les Evangélistes avec leurs symboles.

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Ces vitraux ont été restaurés en1975.

A l’est de la nef sud, l’épitaphe en bronze d’Héléna, princesse et duchesse de Mecklenburg,

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décédée en 1524, œuvre du fondeur Peter Vischer de Nuremberg.

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Le maître-autel, représentant la crucifixion, a été peint par Gaston Lenthe vers 1850.

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L’autel gothique, un triptyque en grès, est un cadeau de l’évêque Conrad Loste en 1495, c’est une œuvre de l’atelier de Lubeck qui date des environs de 1430.

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Le tableau central de l’autel représente le chemin de croix, la crucifixion,

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la descente aux enfers du Christ et, au milieu des gardes endormis,

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 la victoire sur les enfers.

A droite et à gauche du bas-relief, Marie, la mère de Dieu,

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 et Jean l’évangéliste, le saint patron de la cathédrale.

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Les côtés de l’autel montrent les 12 apôtres et 4 saints.

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Depuis 1552, la cathédrale de Schwerin est une église paroissiale protestante et depuis 1922 Schwerin est le siège de l’évêque de l’église luthérienne de Mecklenburg.

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Si vous n’avez pas été saturé par mes explications, pour les plus courageux, je vous invite à une visite complète de cette cathédrale. De toute façon, il y avait longtemps que je ne vous avez pas causé d'une église...!

 

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