dimanche 1 mars 2009
Schwerin, fontaine Horota Stéphan… !
Cette fontaine je l’ai découverte à Schwerin (Allemagne du nord, Land de Mecklenburg-Vorpommern). Elle a été réalisée par le sculpteur, Stephan Horota, né en 1932 à Berlin ; il a étudié de 1951 à 1957 à l'Ecole des arts appliqués de Wismar et à la Hochschule für Bildende Kunst de Berlin-Weissensee.
On accède à cette fontaine, surmontée d'un taureau qui symbolise l'animal héraldique mecklembourgeois, en empruntant un passage près de la mairie qui conduit à la place des bouchers.
Une autre sculpture enfants avec parapluie (Schirmkinder) est visible au bord du lac (Pfaffenteich).
Un père avec deux enfants aux abords d’une halle aux sports.
(Photo Wikipédia)
D‘autres de ses réalisations figurent en bonne place dans des villes allemandes.
(Couple dans un bain)
mercredi 25 février 2009
Avez-vous pensé qu’un jour, demain, quand… ?
(Photo "Solstice" par Frysoler)
La faucheuse fera son œuvre,
Qu’elle ne vous oubliera pas,
Pour de vie passer à trépas… !
Pensées des morts allégoriques
envoyé par grainsdesel38
dimanche 15 février 2009
Une découverte, Saudek suite… !
Saudek, en préambule d’un chapitre de ce livre “The fight” (Le combat) écrit: « Il y a une terre des hommes, et une où vivent les femmes, et entre ces deux mondes la guerre fait rage et elle est sans fin. »
Ce n’est pas pour cela qu’à travers ses photos, tableaux allégoriques, il rabaisse la femme, bien au contraire,
même si des « grenouilles de bénitier » ou autres intégristes,
fanatiques considérant le corps de la femme « impur » , enchaîné à leur seul plaisir avec l'unique but de procréer
n’hésitent pas à qualifier son œuvre de « pornographie », alors que je n’y vois qu’une forme de l’art.
Il le dit lui-même : « La différence entre la pornographie et l’art est selon moi très simple. Vous pouvez regarder l’art indéfiniment alors que vous ne pouvez jeter qu’un coup d’oeil à la pornographie avant de la laisser ».
Saudek, ne peut être assimilé à un misogyne quand à travers son œuvre on ressent l’amour du corps féminin, aussi bien dans la beauté vénusienne
que dans celle de la faculté (que n’a pas l’homme, du moins dans la finalité) de porter puis donner la vie.
Cet amour de la femme il l’exprime dans cette phrase : « Chaque femme est la plus belle du monde » et à nouveau en préambule d’un autre chapitre, il écrit: « J’ai déjà vu de nombreux levers de soleil merveilleux et encore ses fameux couchers. J’ai observé l’arc en ciel après la pluie au Kentucky, et j’ai longtemps contemplé les chevaux blancs sauvages et les vigoureux taureaux noirs en Camargue,…j’ai toujours fixé avec étonnement les innombrables étoiles pendant les nuits dans le ciel chez nous. J’ai visité les montagnes. J’ai traversé des forêts infinies, et j’ai vu encore tant d’autres phénomènes magnifiques, uniques, les plus grands, mais jamais, jamais je n’ai encore vu quelque chose d’aussi joli qu’une femme, c’est elle la plus belle du monde ».
Quel bel hommage, tout est dit, je ne peux que m’incliner… !
Je vous conseille à nouveau de le suivre sur son chemin… !
Jan Saudek
Video
Envoyé par J--F--Launay sur wat.tv
vendredi 13 février 2009
Une découverte… !
Mieux vaut tard que jamais, si l’adage bien connu : « La culture c’est ce qu’il reste quand on a tout oublié », voilà la découverte d’un inconnu (jusqu’à ces jours-ci) Jean Saudek, qui a ravi Hue et Dia. Lacune comblée, et dire qu'il aura fallu que le Bibliobus de Grenoble ait le livre dans ses rayons (somptueuse monographie, éditée chez Taschen,) consacré à cet artiste peintre et photographe tchèque pour que je le découvre.
Merci Taschen, bonjour la culture de masse… ! Chez cet artiste qui heureusement n’a pas eu besoin de ce billet pour être reconnu, exposé et publié de part le monde, il ressort de son œuvre un patchwork où la peinture est omniprésente dans ces photos particulièrement travaillées, nombreux clins d’œil aux cartes postales colorisées du début du siècle dernier. Certains pourront lui reprocher d’avoir usé du grotesque et de l'érotisme,
qui, sans jamais sombrer dans la vulgarité, nous explose à la figure en nous montrant la réalité de la vie dans des corps décharnés, vieillissants, obèses, voire difformes où l’allégorie est omni présente.
Il nous amène tout au long de notre vie, après une jeunesse à trop vouloir brûler les étapes de s’apercevoir trop vite qu’on est vieux,
à nous poser la question : Qu’elle est la définition du canon de la beauté ?
Il nous rappelle que tout se transforme, pour ceux qui en doutent, il n’hésite pas en une succession de clichés du même personnage au cours de différents âges à nous le prouver.
Pour ceux qui n'auraient pas la chance de pouvoir consulter ce livre, le site officiel de Saudek vous permettra de découvrir quelques unes de ses œuvres. Je conclurai ce court billet sur une note humoristique ; je demanderai à mes suricatines de ne point risquer un lumbago en essayant de me baiser les papattes (dixit : Nymphéa), je vous suggère une attitude plus à ma convenance… !
Quand à divorcer d’une « guerrière » (dixitLa Bernache )qui tire plus vite que son ombre, heureusement que nous ne sommes qu’unis virtuellement, je n’ose penser à la hache de guerre déterrée pour notre premier corps à corps… ?
Je m’empresse de rejoindre Shéhérazade, (dixitAlpahabéta) où je suis assuré d’y trouver mon purgatoire,
En attendant de finir en enfer… !
Je demande au flamant rose (dixit Petitbouchon) de ne pas attenter à sa vie, (je suis revenu), la chasse au gibier d’eau étant fermée… !
dimanche 1 février 2009
Schwerin, un dimanche matin à la Paulskirche...!
Il y avait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’église, connaissant votre goût pour l’art sacré
et la musique religieuse, lors de mon séjour à Schwerin, je me suis rendu un *dimanche matin au culte, afin de pouvoir réaliser quelques photos. A l’issue, le Pasteur, m’a autorisé à rejoindre l’organiste,
qui m’a donné quelques explications, sur cet orgue, avec notamment une curieuse habitude prise par ceux qui ont interprété des œuvres de marquer leur nom et la date sur un petit meuble attenant.
C’est ainsi que Brahms y est venu en 1883.
* Ouverte seulement aux heures de culte et en période estivale (touristique)
dimanche 18 janvier 2009
Aujourd´hui, jour du Seigneur après…!

Avoir été transporté par des anges en plein ciel rejoindre mon Dieu de Mozart, je me devais de redescendre de mon étoile,

Et vous montrer où se trouve mon confessionnal

Enfin, à l´intérieur…!

Où le pasteur nous a parlé de Gott…!

Alors que dehors, pas grand monde mis à part une mouette de garde,

et quelques jeunes en train de se de donner du courage mit ein Beer.

Je ne résiste pas au plaisir d´étoiler votre soirée

Je n´allais pas vous montrer mes…!

Ne voulant pas me retouver réduit en…!

En attendant de vous…!

La Bernache, je te ...!

d´écouter la Lutheran Mass for Christmas Morning de Praetorius, pour te convaincre qu´il n´y a pas que Mozart une vidéo de sa Christmas Vespers, pour les non amateurs prenez le temps d´admirer les tableaux.
dimanche 7 décembre 2008
Eglise de la conversion de St Paul… !
Il y a longtemps que je ne vous ai pas fait visiter une église. Depuis plusieurs années je traversai la petite ville de Clermont l’Hérault sans avoir pris le temps d’aller inspecter le confessionnal de son église.
Si ce dernier était désert et ne méritait pas de s’y attarder, il en allait autrement de son autel, que j’ai omis de photographier dans son ensemble.
(Photo J.Lemonnier)
Ce maître-autel a été sculpté en Avignon en 1773.
En son centre un tabernacle ovale
Entouré des symboles des 4 évangélistes.
St Mathieu, l’ange,
St Luc, le taureau,
St Marc, le lion,
St Jean, l’aigle
En dessous un médaillon représentant la conversion de Paul,
Autres sculptures remarquables, les deux anges du haut du tabernacle,
Les deux autres anges en prière sur les côtés de l’autel.
A gauche,
Son angelot servant de piédestal
A droite,
Son angelot,
Si cet autel est considéré comme une des pièces maîtresses, on peut aussi admirer un bénitier roman monté sur pied d’autel, aux motifs gravés de dessins inspirés d’œuvres carolingiennes.
(Désolé pour la qualité de la photo, j’ai « merdu ! »)
De part et d’autres de la nef centrale,
Des chapelles, avec celle de la Croix du (XIV) et son oculus roman du (XII) en remploi.
La chapelle St Roch, avec sa statue en bois peint et doré du (XVII) avec l’ange.
La chapelle de Notre Dame des douleurs et sa Piéta du (XVIII)
On peut aussi admirer sa rosace (restaurée) d’un diamètre de 8m,
Deux chapiteaux du (XV) représentant un joueur de biniou,
Et St Marc et le lion
L’extérieur sur les contreforts est,
nous offre d’étonnantes gargouilles,
(Avec des plantes à la place des yeux… !)
Ou celle-ci nous montrant son derrière… !
La porte Nord (XVIII)
Et la porte sud,
Avec sur son tympan, un bas relief en réemploi (église primitive… ?)
représentant « La crucifixion).
J’allais oublier de vous dire que je n’ai pas eu le temps de visiter cette autre église… !
Toutefois, j’en ai d’autres en réserve… !
(Photo prise cet après-midi)
Je retourne dans mon confessionnal, je dois y recevoir A......A...!
dimanche 27 juillet 2008
De tableaux en tableaux… !
J’affûte ma plume,
Je connais trois sorcières,
Qui malgré leurs jérémiades,
N’échapperont pas à ma poursuite,
Ce ne sont pas des encombrements,
Qui m’empêcheront de les découvrir,
Tel Charon, je franchirai le Styx,
Je soulèverai tous les voiles,
Ouvrirai tous les verrous,
J’en fais le serment,
Personne ne s’opposera à ma vengeance,
Je renoncerai au sommeil,
Tel le diable, j’irai hanter leurs nuits,
Elles auront beau vouloir me calmer en musique,
Je ne les quitterai pas d’une patte,
A mon tour de faire le singe,
De leur jouer la comédie,
Fini le rôle de Cupidon,
Je leur conseille de retourner à Port Royal,
Fini le jeu des pincettes,
Elles devront demander protection,
Auprès d’évangélistes pour retrouver le bon chemin.
Avant que des têtes tombent,
Je suis prêt du haut de mon trône,
A examiner de près, tout péché originel.
En attendant je retourne dans mon harem,
Non sans avoir déployé ma garde rapprochée… !
Presque tous ces tableaux sont visibles au Louvre.
jeudi 26 juin 2008
Fontaine Saint Julien le Pauvre, du square Viviani
A deux pas de Notre Dame, un de mes endroits préféré, le square Viviani.
Lors de ma première découverte, j’ai de suite été fasciné par la fontaine due au sculpteur Georges Jeanclos, né en 1933 à Paris, premier Grand Prix de Rome en 1959, qui a enseigné comme professeur à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts. Dans toute son oeuvre sculptée, les textes bibliques sont présents.
"Aujourd'hui je ne peux plus prier mais saisir l'argile du commencement entre mes paumes ouvertes, la terre portée à bout de bras. Balancement de la tête aux pieds, les jambes pliées, les reins arqués.
(Détail porte à Bercy)
La terre sanctifiée par les flexions, incantation de tout le corps, l'argile laminé sur le sol, appel aux profondeurs qui résonne sur le béton de l'atelier, scansions de la matière qui fait apparaître la faille, épiphanie de l'autre, étalée en lettres carrées sur la face des dormeurs, ultime prière modelée comme un piège du sacré."
Jeanclos était un survivant et un mystique. Ses racines plongeaient dans le hassidisme, le judaïsme jubilatoire, et son histoire fut marquée par la tragédie, par la mort. Il a sculpté des dormeurs, des couples, des urnes, il s’est inspiré des gothiques et des bouddhistes.
Certaines de ses statues sont paisibles et mystérieuses, d’autres hurlent en silence.
Ses personnages sont de ce monde, mais n’y sont déjà plus, comme absents, ils sont là mais déjà ailleurs, extratemporels, extra planétaires.
J’aime leurs têtes chauves rondes toutes en douceur, comme le sein maternel ; elles évoquent le passage dans un autre monde ;
mais je ne sais quels extraterrestres sont à la porte de quel autre monde, la frontière en est ténue. Georges Jeanclos nous prend par la main et nous entraîne dans son imaginaire. Imaginaire où s’expriment une forte intensité émotionnelle,
des sentiments d’amour, de tendresse, de douleur,(l’amour n’est pas toujours serein) d’angoisse et de sérénité, sont visibles dans l’expression des sculptures de cette fontaine.
Sur le rapport à la création, Jeanclos précise :
« Je crois que toute création est un rapport au sacré ; je ne peux pas dire si je suis un être religieux, mais je me sens appelé par le phénomène de transcendance. »
(L’ascension de St Julien)
Parmi ses œuvres visibles on notera :
- Le monument à la mémoire de Jean Moulin, avenue des Champs-Élysées.
- Le portail de l'église de Saint Ayoul, à Provins.
- Les portes de la cathédrale Notre-Dame de Treille, à Lille.
- La porte du ministère des finances à Bercy à Paris.
(Porte à Bercy)
- Fontaine de la place Stalingrad, Paris.
- Bas-relief Collège de Carrières-sur-Seine.
- Décoration portique d'entrée de l'Hôtel départemental de police, Toulouse.
- Monument commémoratif de la tragédie des puits de Guerry, Cher.
Je profite de ce billet pour mettre en ligne une photo de l’iconostase (voir billet sur le jubé de ST Etienne du Mont), de l’église St Julien le Pauvre, attenante à ce square.
Enfin, je vous invite à rendre visite à : Myparisforyou blog que j’ai découvert et apprécié pour la qualité de ses billets sur Paris. Vous ne serez pas déçus… !
dimanche 22 juin 2008
Le portail du cloître de Notre Dame de Paris
Ce portail a été construit au nord, vers 1250, par un architecte du nom de Jean de Chelles. La grande Rose qui est au-dessus mesure 13 mètres
Ici l’artiste a voulu montrer l’humilité de la crèche, l’offrande au temple de Jérusalem après la naissance de Jésus,
la persécution des enfants par le Roi Hérode, la fuite en Egypte de Joseph et Marie pour protéger l’Enfant Jésus.
La Vierge a perdu son enfant et on dit que c'est la femme de Saint Louis, Marguerite de Provence, qui aurait servi de modèle à l’artiste (vierge de la colonne centrale).
On y a aussi sculpté la légende du miracle Théophile qui était jouée sur le parvis de a cathédrale au Moyen-Âge.
Faust avant l'heure, puisqu'il mourut vers 528, ce clerc avait scellé un pacte avec le diable,
non pour une femme ou la jeunesse, mais pour les honneurs de l'évêché.
Parvenu à ses fins, il se repentit et la Vierge récupéra le parchemin.
Il fut nommé pour cela Théophile le Pénitent. L'histoire ne dit pas s'il se démit aussi de ses fonctions si mal acquises.
Quand les démons sont là, il faut vite les chasser, d’autant que les vierges se font de plus en plus rares.
Je profiterai de ce billet pour vous parler d’une sculpture qui m’a frappé parmi les scènes qui garnissent les voussures de la porte centrale de Notre-Dame de Paris (côté des damnés)
et de l’expression terrible de ces scènes mises en regard de la béatitude et du calme des élus.
L’une de ces scènes représente une femme nue, les yeux bandés, tenant un large coutelas dans chaque main; elle est à cheval et derrière elle, tombe à la renverse, un homme dont les intestins s’échappent par une large blessure.
«Et en même temps je vis paraître un cheval pâle; et celui qui était monté dessus s’appelait la Mort la Mort. Elle
Cette façon d’interpréter ce verset de l’Apocalypse, de le traduire en sculpture, le geste de la Mort
On retrouve ce sentiment dramatique dans un grand nombre de bas-reliefs de la même époque, c’est-à-dire de la première moitié du XIIIe siècle.
Je terminerai ce billet en sortant par la porte rouge, négligée par de nombreux touristes (voir plan) porte réservée aux chanoines, non sans y joindre une dernière photo avec d’admirables chimères, diables et bêtes fantasmatiques. Sources :
Dictionnaire raisonné d’architecture française.
Wikipédia



























































































































