jeudi 19 juin 2008
Le jubé de St Etienne du Mont à Paris
« La merveille architecturale de Saint-Étienne du Mont, l'Europe artiste le proclame : c'est le jubé de marbre blanc, construit et sculpté par Biart le père, artiste, célèbre du XVIIe siècle.
Il est formé d'un arc unique qui traverse le chœur, desservi par des escaliers en spirale
contenus dans des tourelles à jour, à peine appuyés par de sveltes colonnettes chargées de lierre.
Des anges, des palmes, des rinceaux, des entrelacs, des mascarons décorent les archivoltes et les frises.
Il se complète par deux portes qui ferment les bas côtés du chœur.
Les vantaux de ses portes sont à claire-voie, surmontés d'entablements où sont assis,
au milieu de frontons triangulaires, deux adorateurs en pierre d'une exécution charmante.
Le jubé de Saint-Étienne, cette œuvre d'art incomparable, est aujourd'hui le seul qui subsiste dans les églises de Paris depuis que la cathédrale a perdu le sien par une démolition sacrilège ».
Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef.
Il tient son nom des premiers mots de la formule latine « jube, domine, benedicere » ( daigne, Seigneur, me bénir ) qu'employait le lecteur avant les lectures de Matines.
Les jubés sont apparus en France au XIIe siècle de la réunion de trois éléments préexistant séparément : le tref (poutre de gloire), la clôture et le ou les deux ambons.
Au XVIe siècle, le concile de Trente provoqua une évolution de la liturgie catholique en réponse au succès des églises protestantes. Le chœur devant désormais être visible pour les fidèles, les jubés étaient condamnés. Alors que les chaires à prêcher les remplaçaient,
ils seront déplacés ou détruits aux siècles suivants, parfois tardivement au XIXe siècle. La règle s'est appliquée dans les églises paroissiales et les cathédrales, mais des chapelles privées ont pu maintenir ce mobilier original, comme on le constate surtout en Bretagne.
Les anciennes églises orthodoxes (*iconostases) et anglicanes ont conservé en général les leurs.
Malgré l’expression : Venir à jubé, (se soumettre, venir à la raison par contrainte, malgré qu'on en ait) ou comme l’écrivait Hauteroche dans Les Bourgeoises de qualité : « Laissez-moi jouer mon personnage, je la ferai venir à jubé », je me contenterai seulement d’admirer les chefs d’œuvres de l’art religieux, sans en devenir la brebis d’une quelconque religion,
ou d'écouter la fugue en ré mineur pour orgue de Jean Sébastien Bach
* iconostase : cloison à trois portes décorées d’icônes fermant le chœur où officie le prêtre à la consécration
Sources : Paris pittoresque, Wikipédia
Commentaires
FFFFfffiiiiiioooouuuuu !!!!!!
Ecoeurée......par mon ignorance....du jubé....de celui - ci, absolument splendide.....de tous ces termes architecturaux.....par cette érudition....et par la qualité des photos....
Les chaires à precher, par contre, je connais....il y en a, ici aussi, de magnifiques !
Mais...est ce possible qu'on ait ordonné, délibérément, pour des questions de liturgie, de démolir des chefs - d'oeuvres pareils ???
On hésite à le croire !
Coucou!;-)
J'espère que tu es allé visiter les vitraux derrière la sachristie!
Oh la vache !! ça c'est de l'art effectivement !!
de la vrai dentelle par moment tellement c'est fin !
Bon tu va comment ?
des bisous mon suricate a moi ! (non je sais a nous toutes !!)
Quelle magnificence !
Merci de nous permettre d'admirer de telles oeuvres ! Je viendrais me réfugier dans tes églises si "la gueule de l'emploi" me fait pourchasser - Tu sais ami très cher , aujourd'hui tout est possible , dans le meilleur comme dans le pire - il me semble bien par contre que c'est le Pire qui a pris le dessus ...fais provision d'oranges parce qu'en venant chez moi tu as pris des risques ! on partagera ...Bisous souriants
heureuse que tu sois là
Pour me culturer...
Je savais ce que c'était qu'un jubé, n'avais pas eu l'occasion d'en admirer un aussi beau et n'en connaissais point l'origine non plus.
je retiens l'adresse. on en prend plein les yeux
Quelle maîtrise de son art a-t-il fallu pour achever une telle oeuvre !
Car on oublie souvent que derrière il y avait un hommes (et des compagnons) pour faire le travail.
GRANDIOSE ET MERVEILLEUX
Je n’ai pas encore la chance de connaître cette merveille, mais sache que je suis un fou d'architectures. Je rentre et je campe sur place ! Entre les dessins et les photos à prendre. Je ne suis pas sortable et Dieu sait que les bondieuseries ce n'est pas ma tasse de thé! Mais c'est inexplicable.
Merci pour ce superbe billet !
Magnifique !
C'est superbe les balustres en dentelle, allègent l'ensemble...je ne connaissai pas merci pour cet article...sculptures et vitraux...superbes aussi....gros bisous...
Magnifique ! Moi aussi je découvre !
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